Compte rendu du CA du 27/04 sur la validation du semèstre
Le CA de ce jour a accueilli vers 14h30 une délégation d'enseignants et d'étudiants
qui ont soumis à l'assemblée une motion émanant de l'AG inter-UFR, relative à la
validation automatique du semestre. Cette délégation a proposé une validation
stricte et une validation nommée "arc-en-ciel" (chargée de prendre en compte les
éventuelles notes capitalisés par des étudiants non mobilisés). Cette délégation,
conduite par Véronique Rauline (Snesup), a permis de lancer les débats sur la
validation du semestre. L'équipe présidentielle a rappelé que les diplômes étaient
délivrés par l'Etat, avaient une valeur nationale, et que tout recours au principe
de la validation automatique exposerait la validité des diplômes à une censure
juridique formelle du gouvernement. Le cas de Bordeaux a été évoqué. Dans ce
contexte, l'équipe présidentielle, suivie par une majorité de collègues, a décidé de
refuser d'exposer les étudiants à l'invalidation de leur année universitaire. Cette
décision a donné lieu à la rédaction d'une motion ajoutée à un ensemble de motions
politiques, rédigées par B. Laks : ""Dans une période particulièrement difficile où
l'obstination du gouvernement et son passage en force conduisent à prendre en otage
les étudiants, le CA affirme sa volonté de garantir la validité des diplômes sans
prendre le risque d'une invalidation qui pénaliserait les étudiants. En conséquence,
le CA invite les équipes pédagogiques à proposer des modalités d'évaluation
adéquates dans le principe d'égalité de traitement des étudiants d'une même
formation."
Le Snesup, partagé sur cette question, a demandé que le refus de la validation
automatique soit entièrement expliqué et a demandé que rien d'autre ne soit décidé
pendant les 10 jours qui viennent avant qu'une réflexion collection et des "modes de
validation adéquats" soient collectivement inventée et produite. L'équipe
présidentielle a donc laissé le débat ouvert, après en avoir, certes, restreint le
champ par souci juridique et par réalisme politique : il semble à beaucoup que le
gouvernement n'hésitera pas à invalider les diplômes en déqualifiant plus encore
l'image du travail universitaire.
Reste que de toute façon il n'y avait
pas de majorité au CA pour la voter : les 3 voix du Snesup et la voix de Culture PX
n'auraient pas fait une majorité, et tous les autres membres du CA étaient contre la
validation automatique... L'UNEF s'est également prononcée contre la validation
automatique.
La Présidente a par ailleurs déclaré désirer un traitement différencié des problèmes
selon les départements et les diplômes. Elle se refuse à l'idée d'une réponse unique
pour des situations extrêmement hétérogènes. Les départements, les enseignants et
les étudiants sont donc appelés à discuter ensemble de solutions locales. Le Snesup
et certains élus de la liste A ont demandé et obtenu la tenue d'un CA extraordinaire
dans 10 jours pour fixer un certain nombre de principes politiques (équité, non
sanction des étudiants grévistes, etc.) qui cadreront les validations. Les modalités
de validation à inventer pour chaque département passeront devant le CEVU le 18 mai
et seront ensuite avalisées par un vote du CA.
Il est donc extrêmement urgent d'organiser au plus vite des débats collectifs dans
chaque départements pour que le prochain CA extraordinaire cadre au mieux tout le
processus sans abandonner cette tâche aux directions d'UFR. Il a, bien entendu, été
rappelé à l'équipe présidentielle que la rétention des notes continuerait, qu'il n'y
aurait pas de jurys d'examen ni de reprise de cours pour les enseignants
mobilisés...
ps: SUD étudiant n'a pas d'élu au CA.