Amnistie pour les manifestant-es anti-CPE
Non à la répression du mouvement social : Amnistie !
Face à une mobilisation de millions de personnes, le gouvernement s'est montré d'un
mépris consternant, ce faisant, il porte l'entière responsabilité de la violence qui
accompagne les manifestations contre la loi sur l'égalité des chances, dont le CPE
était partie intégrante, et le CNE.
Plus de 4300 arrestations ont eu lieu, des procès continuent de se dérouler. Comme
l'an dernier à l'encontre des lycéen-ne-s en lutte contre la loi Fillon, comme lors
des révoltes de novembre dernier dans les banlieues, il s'agit d'une justice
expéditive et répressive sur consigne du gouvernement. Nous ne pouvons l'accepter.
Nous exigeons l'abandon des poursuites, la relaxe des prévenu-e-s et l'amnistie des
participant-e-s aux mouvements sociaux.
Nous appelons tous ceux et toutes celles qui refusent l'intransigeance et
l'arbitraire de ce gouvernement à se mobiliser pour imposer l'arrêt de la répression
à l'encontre du mouvement contre la Loi sur l'égalité des chances et le CNE.
En signant cet appel, nous appelons à la solidarité la plus large avec les inculpés
du mouvement du printemps 2006 et prenons l'engagement, chacun selon ses
possibilités et ses moyens, de leur apporter un soutien financier et de les assurer
de notre présence lors des procès.
Collectif anti-répression CPE 92
Contact : collectifantirepression92@wanadoo.fr tél : 06 80 66 36 29
Le collectif "Assistance juridique CPE", créé par des élèves avocats, appelle à une loi d'amnistie pour les personnes poursuivies et condamnées à la suite des manifestations anti-CPE, estimant qu'elles ont été "sacrifiées" afin de freiner la contestation, dans un rapport publié mercredi. A l'appui de sa demande, le collectif critique des conditions d'interpellation et de garde à vue "pas toujours conformes au droit" et une
"justice expéditive".
Le collectif, qui a mis en place une permanence téléphonique et une adresse électronique, affirme avoir été saisi de plusieurs dizaines de cas. Selon lui, "très peu de personnes ont été interpellées en flagrant délit", les témoignages reçus faisant état du "caractère aveugle de ces arrestations". Il estime que les policiers en civil, déguisés en jeunes casseurs ou en syndicalistes, "ont souvent agi dans l'illégalité". Non seulement, ils ne portaient que très rarement le brassard + police + lors des interpellations mais ils ont agi avec une violence la plupart du temps injustifiable". Si la majorité des personnes interpellées - 4.500 - n'a pas eu à comparaître devant les tribunaux, elles ont été privées momentanément de leur liberté dans "des conditions pas toujours conformes au droit", estime aussi le collectif.
Il affirme également que le nombre élevé de gardes à vue - 1.950 - a été "l'excuse à des retards dans la notification des droits des gardés à vue, voire à la privation de certains droits".Notant que les poursuites pénales (637 à la mi-avril) ont concerné moins de 15% des interpellées, il souligne que le profil des personnes traduites devant les tribunaux "ne correspond que rarement à celui du +casseur multirécidiviste+" et qu'il s'agit essentiellement d'étudiants et de lycéens
"sans antécédents judiciaires".
Il condamne enfin une "une justice expéditive" rappelant que près de la moitié des personnes poursuivies (42 %) ont été jugées en comparution immédiate et que plus de 70 peines de prison ferme ont été prononcées.