Les miracles de la libéralisation : le système des fondations

Publié le par SUD étudiant

Yale supprime 600 postes
Souvenez-vous, l'an dernier on nous vantait (sur un spectre très large) les fondations universitaires rendues enfin possibles par la LRU, grâce auxquelles gentilles entreprises et anciens élèves nous permettraient d'avoir des crédits de recherche supplémentaires, de rénover l'immobilier, d'améliorer les conditions de vie des étudiants, et que sais-je encore. Sauf que... Sauf que dans le modèle US de ces fondations, l'argent était placé sur les marchés financiers (et notamment dans le private equity responsable des licenciements de
masse, mais c'est un autre problème: aimeriez-vous devoir votre salaire à la misère et à la spéculation?). Les fondations universitaires sont donc entraînées dans la débâcle financière. Soit l'exemple de Yale, dont l'endowment est le second le plus important après Harvard, et a déjà baissé de 25% (la chute est encore plus lourde pour Harvard). Comme vous le lirez sur
http://www.yaledailynews.com/articles/printarticle/28012 , Yale se voit par conséquent obligé de ne pas remplacer entre 300 et 500 postes suite au départ de leurs titulaires, et de carrément virer entre 100 et 300 autres personnes - soit 500-600 collègues en moins, ou 15 à 18% de l'effectif total... Et comme chacun sait, la crise n'en est encore qu'à ses débuts. Elle est pas belle la vie, quand les universités sont financées par des fondations?
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article