REUNION-DEBAT « SYNDICALISME DE LUTTE »

Publié le par SUD étudiant

La Fédération Syndicale Etudiant Paris 1 et 4 préparent des réunions locales (ouverte à tous) sur le thème « construire une nouveau syndicat unique de lutte ». Une réunion a lieu à Tolbiac mardi 9 mai sur ce thème.

La FSE propose à l’ensemble des syndicalistes de lutte et aux étudiants non syndiqués intéressés par une telle démarche, de venir débattre ensemble de la nécessité et des conditions de réalisation d’un nouveau syndicat de lutte qui nous rassemblerait tous.

RÉUNION-DÉBAT « SYNDICALISME DE LUTTE » Mardi 9 mai à 15h30, RDV au local B902 de Tolbiac


Bilan de la grève étudiante.

Pourquoi il faut construire un nouveau syndicat unique de lutte.

La grève nationale étudiante a contraint le gouvernement à « remplacer » le CPE. Mais le compte n’y est pas : toutes les AG étudiantes se sont prononcées pour le retrait de TOUTE la loi pour l’égalité des chances (qui met en place l’apprentissage à 14 ans, le travail de nuit à 15 ans, la menace de coupure des allocations familiales pour les « mauvais parents », …) et du CNE (qui est exactement le même contrat que le CPE).

Les principales directions syndicales (UNEF, FSU, CGT, FO, …), qui n’ont rien fait pour construire la grève générale (en multipliant les journées d’action dispersées), ont ensuite décrété la fin de la mobilisation après le seul remplacement du CPE (par une autre mesure inacceptable : le renforcement des stages et des contrats précaires déjà existants !). Les médias, les présidents d’université, les bureaucrates nous ont invité avec paternalisme à cesser la grève (puisque nous avons « gagné ») pour permettre la bonne tenue des examens.

Toutes les composantes de l’appareil d’État se sont mobilisées pour que l’ordre soit restauré. Et le gouvernement, soulagé, a annoncé déjà les nouvelles attaques, en prenant la précaution d’associer ses partenaires syndicaux : attaques contre les filières jugées « non rentables » (dans le cadre de la commission « Universités / Emploi » lancé mardi 25 avril à la Sorbonne), « sécurisation des parcours professionnels » (renforcement de la flexibilité sur le marché du travail pour TOUS – un CPE élargi – avec en contrepartie un « filet de sécurité » pour les salariés), projet de loi CESEDA qui réduit les étrangers à de la marchandise « choisie » selon les besoins de l’économie (restriction du regroupement familial, fin de la régularisation automatique après 10 ans en France, etc.). Dernière provocation : le ministre De Robien a annoncé que les dégâts dans les universités seraient payés sur le budget des universités, et non sur le budget de l’État.

De façon héroïque, les étudiants mobilisés ont continué, seuls contre tous, la grève dans bon nombre d’universités. Mais la grève s’est effilochée et a été levée progressivement dans les facs. La division et la faiblesse relative du syndicalisme de lutte n’ont pas permis de contrebalancer l’influence des bureaucrates des syndicats institutionnels et de leurs relais médiatiques.

Partant de là, deux voies s’offrent à nous. Soit nous acceptons que nos initiatives soient constamment reprises et réinterprétées selon des intérêts qui ne sont pas les nôtres. Soit au contraire nous prenons la décision de nous émanciper des organisations responsables de ce genre de reprises fatales au mouvement social en général. La FSE ne saurait se résigner à la 1ère proposition et considère par conséquent que la seule manière de construire à l’avenir des mobilisations vraiment porteuses est de construire un véritable syndicat de lutte, unique (car nous ne pouvons nous payer le luxe d’être divisés) et capable de contrebalancer les organisations aux directions ne partageant pas les intérêts des individus engagés dans la lutte. Tant que nous serons non organisés ou divisés, les bureaucrates se frotteront les mains et défendront leurs intérêts sur le dos des étudiants.

La FSE propose à l’ensemble des syndicalistes de lutte et aux étudiants non syndiqués intéressés par une telle démarche, de venir débattre ensemble de la nécessité et des conditions de réalisation d’un nouveau syndicat de lutte qui nous rassemblerait tous.

RÉUNION-DÉBAT « SYNDICALISME DE LUTTE » Mardi 9 mai à 15h30, RDV au local B902 de Tolbiac

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Publié dans Nanterre

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