Poursuivons la lutte jusqu'au retrait de toute la loi dite d'égalité des chances et du CNE.
L'annonce du retrait du CPE constitue une première victoire et
surtout une brèche pour obtenir le retrait de toute la loi dite
d'égalité des chances (comprenant l'apprentissage des enfants dès
l'âge de 14 ans et le travail de nuit des enfants de 15ans) et du
CNE. C'est la première fois depuis plusieurs années de luttes
sociales que nous avons fait céder un gouvernement sur une mesure
anti-sociale. Il convient à présent de profiter de cette victoire
partielle pour en gagner d'autres et revendiquer un plan d'urgence
social (hausse des salaires et des minimas sociaux, réengagement
financier de l'Etat dans l'Education, augmentation du nombre et du
montant des bourses et de l'allocation logement, arrêt de la
privatisation des services publics).
Face à cette exigence de justice sociale, le gouvernement de
Dominique De Villepin persiste dans son autisme et n'apporte comme
seule réponse: le chantage aux examens. Les récentes déclarations du
Ministre de l'enseignement supérieur appelant à la reprise des cours
et au rallongement de trois semaines de l'année universitaire vont
dans ce sens. Nous pouvons que nous interroger sur la pertinence de
rallonger l'année universitaire et d'intensifier la charge de travail
hebdomadaire pour les étudiant-es. L'accroissement de la charge de
travail renforcera les difficultés scolaires pour les étudiant-es
salarié-es.
Et de surcroît, la réponse du Ministère de l'Education est en
décalage avec la vingtaine d'Universités toujours mobilisées. Afin
de prendre en compte les Universités mobilisées mais aussi
l'impossibilité de rattraper un mois et demi de grève, la
coordination nationale étudiante réunie à Nancy2 le 15 et 16 avril
s'est prononcée en faveur du maintien des examens du second semestre
en juin, et qui ne porterait que sur les cours dispensés avant la
mobilisation nationale étudiante.
Les 37 sites universitaires (dont des 18 Universités bloquées:
Rennes2, Toulouse Mirail, Paris3, Jussieu, Paris1/Tolbiac, Bordeaux3,
Aix-en-Province, Metz, Montpellier3, Nantes, Nanterre, Nancy
IRTS ...) présents à Nancy 2 appellent à poursuivre la grève et le
blocage des Universités jusqu'au retrait de la loi dite d'égalité des
chances et du CNE.
La coordination nationale de Nany2 appelle les étudiant-es, lycéen-
nes, précaires et salarié-es à se joindre aux jounrées de mobilisation:
- Mardi 18 avril: Manifestation nationale décentralisée,
- Mardi 25 Avril: Mobilisation nationale contre la
répression du mouvement anti-CPE,
- Lundi 1er mai: Manifestation nationale avec les salarié-es.
La Fédération des syndicats SUD-Etudiant réitère son appel à
poursuivre la grève et le blocage des Universités pour obtenir le
retrait de toute la loi dite d'égalité des chances et mettre fin à la
remise en cause du code du travail en abrogeant le CNE. Nous
soutenons en ce sens l'appel à poursuivre la mobilisation de la
coordination nationale étudiante de Nancy2.
La Fédération des syndicats SUD-Etudiant exige la libération de
toutes les personnes arrêtées et condamnées pour leur participation
à ce mouvement social. Nous soutenons et participerons à toutes les
initiatives (manifestation, rassemblement, comité nationale contre la
répression) afin d'obtenir l'amnistie des personnes inculpées.
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