CPE: poursuite de la grève et du blocage de l'université Toulouse-Le Mirail
Les étudiants de l'université Toulouse-Le Mirail, réunis en assemblée générale, lundi après l'annonce du remplacement de l'article de loi créant le contrat première embauche (CPE), ont voté la reconduction de la grève et du blocage de la faculté, a constaté un journaliste de l'AFP.
De leur côté, les personnels de cette université de sciences humaines, située dans le quartier périphérique du Mirail ont voté la grève jusqu'à mardi, a indiqué un de ses représentants intervenant au cours de l'assemblée générale des étudiants.
Étudiants et personnels, qui ont accueilli avec « scepticisme » le remplacement de l'article 8 de la loi sur l'égalité des chances par un dispositif en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté, ont estimé que « Villepin a lâché des miettes ». « Il nous faut la baguette entière », a insisté Rémi, un étudiant de Toulouse-Le Mirail.
« Le retrait de l'article est une victoire acquise par les étudiants, même si elle est encore à mettre au conditionnel », s'est félicitée Anna Mélin, présidente de l'UNEF, ajoutant que « si une brèche est ouverte, il va falloir se battre pour vaincre la précarité ».
Lors de l'assemblée générale commune aux étudiants et aux personnels, Daniel Welzer-Lang, enseignant en sociologie, a affirmé qu'il n'y avait « aucune garantie que le CPE soit suspendu ou abrogé » avant de qualifier la participation des étudiants au mouvement contre le contrat première embauche de « action positive de la formation à la vie citoyenne ».
Lundi après-midi, l'assemblée générale des étudiants de l'université scientifique Paul-Sabatier devait voter la reconduction de la grève et du blocage des principaux bâtiments, a-t-on appris auprès d'un responsable du mouvement.
Un appel à une manifestation des étudiants des trois universités toulousaines et aux lycéens a été lancé de même que des annonces d'actions contre des intérêts économiques.