APPEL DES ENSEIGNANTS DE NANTERRE

Publié le par SUD étudiant

    Les enseignants réunis en assemblée générale lundi 13 mars 2006, ayant pris connaissance de la position du président, M. Audéoud :

1)    lui demandent solennellement, une dernière fois, d'annuler la consultatation qui risque d'attiser les tensions, et d'organiser une semaine banalisée (cours suspendus et débats avec les étudiants) ;

2)    appellent l'ensemble de leurs collègues à se mettre en grève dès demain pour obtenir le retrait du CPE/CNE ;


3)    appellent leurs collègues à être présents sur le campus demain mardi, aux côtés des étudiants grevistes, pour organiser le blocage de cette initiative illégale et dangereuse


4)    décident de s'organiser en comité pour préparer l'action des jours à venir et appellent à la prochaine assemblée générale d'enseignants mercredi à 12h30.

comité de mobilisation des enseignants de Nanterre
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Publié dans Nanterre

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C
Pour ceux de ma génération l’idée même d’une grève d’étudiants est incongrue, inepte pour ne pas dire indécente.<br /> Les études sont financées un peu par les parents, beaucoup par les impôts- donc de nouveaux certains parents – et quelquefois par les étudiants. Mais quelque soit le statut de ceux qui poursuivent des études, ils n’échangent en rien un labeur contre un salaire, mais profitent de la collectivité pour troquer contre beaucoup de sueur la délivrance d’un parchemin censé leur servir de viatique pour l’obtention d’un emploi décent.<br /> Enfin c’était cette logique qui prévalait jusqu’en 68 date à laquelle certains fondamentaux furent foulés au pied. Pour l’essentiel, depuis lors, ils furent restaurés : hormis dans l’univers estudiantin, qui vit encore dans l’illusion de « la plage sous les pavés ».<br /> Faire « grève » quand on est à la charge de l’Etat au motif fumeux que demain certains contrats de travail n’offriront pas la sécurité d’une carrière à la fonctionnaire pourrait mettre en boule tous ceux qui galèrent ou ont galéré n’ayant pas eu l’heur de connaître un Etat Nounou assez généreux pour leur financer des études et l’acquisition du dit parchemin.<br /> Mais il ne se trouve personne pour appeler un chat un chat et fustiger ceux qui empêchent le fonctionnement des universités pour un motif exclusivement politique. C’est une abdication dont la droite porte la plus grande part de responsabilité. Car imaginerait-on la gauche adepte des loisirs et du temps libre, initiatrice des RTT et à l’affût des réductions du temps de travail inciter des étudiants à travailler ? Allègre, son seul ministre qui s’y est essayé a du démissionner lâché par le premier d’entre eux, un certain Jospin.<br /> Aujourd’hui Villepin incapable de dire aux étudiants leurs quatre vérités, pourrait subir le sort réservé à ceux qui prétendent  réformer sans oser rappeler les plus flagrantes évidences. La solution est simple : il suffirait que l’Etat paie les étudiants, charge à ces derniers de financer le vrai prix de leurs études.  Toute grève serait décomptée….
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