Entre 31 et 40 universités sur 84 touchées par le mouvement anti-CPE

Publié le par nousvousils


Entre 31, selon le ministère de l'Education, et 40, selon l'UNEF, des 84 universités françaises étaient touchées jeudi à la mi-journée par le mouvement contre le Contrat première embauche (CPE).

Vingt universités sont "partiellement perturbées à des degrés très divers" par la lutte anti CPE jeudi, et onze autres sont en grève", a indiqué à 13H00 le ministère de l'Education nationale à l'AFP.

L'UNEF recensait pour sa part, à la même heure, "40 universités en grève".

Ces mobilisations peuvent prendre des formes diverses, avec des grèves sans cours, des barrages filtrants ne laissant passer que les étudiants en Capes et agrégation, ou encore des blocages empêchant l'accès au cours, entraînant souvent des querelles entre étudiants.

Ainsi, à Paris VIII à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), selon l'administration, l'entrée principale est bloquée, les étudiants désirant aller en cours doivent passer par le parking. A Nanterre (Paris X) un blocage était mis en place avec des heurts entre grévistes et non grévistes.

A la Sorbonne, dans le quartier latin, les cours dans les amphis étaient annulés tandis que les TD (Travaux dirigés) ont repris "normalement", selon le rectorat. Une centaine d'étudiants ont par ailleurs passé la nuit dans un amphithéâtre.

En province, selon l'Unef, l'université de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) a rejoint la grève jeudi matin lors d'une AG.

Le mouvement étudiant prenait aussi de l'ampleur dans le Nord, avec la mobilisation de Lille II droit, de l'IEP de Lille et du campus d'Amiens. Les autres facultés sont entièrement bloquées (Lille I et Lille III, les premières à s'être mobilisées), ou partiellement quand elles sont éclatées en plusieurs pôles.

A l'université d'Artois, le pôle d'Arras (lettres et sciences humaines) est bloqué depuis mercredi. Les étudiants se réunissaient en AG dans la matinée pour tenter de démarrer un mouvement dans les trois autres pôles (Béthune, Douai et Lens).

En Bretagne, l'université Rennes II est bloquée jusqu'à lundi, après un vote à main levée contesté par certains étudiants lors d'une assemblée générale. Celle du Mans (Sarthe) est également bloquée et à Lannion (Côtes-d'Armor) les étudiants de l'IUT ont reconduit le blocage.

La fac de Toulouse-Le Mirail, toujours très mobilisée, restait bloquée.

Concernant l'université d'Aix-Marseille I, la direction a indiqué qu'aucun cours n'avait lieu jeudi sur les deux sites d'Aix-en-Provence (17.500 inscrits) et Marseille (5.000 inscrits) en raison d'une "situation fortement perturbée". Seules les préparations aux concours étaient assurées.

A Grenoble, selon un recensement de l'AFP, deux universités, Stendhal (6.500 étudiants) et Pierre Mendès France (19.000 étudiants), étaient totalement bloquées jeudi matin ainsi que les accès de certains bâtiments de l'université Joseph Fourrier (18.000 étudiants).

Dans cette faculté, des barrières métalliques, des poubelles et chariots de supermarché reliés par des chaînes ont été installés jeudi matin à l'aube devant les différentes entrées des bâtiments, interdisant l'entrée des étudiants, à l'appel de l'Unef.

Selon l'UNEF, à Lyon, des barrages filtrants ont aussi été installés à l'entrée de l'Université Lyon II (Sciences sociales, lettres).

Un peu partout ailleurs en France, des assemblées générales étaient prévues dans l'après-midi pour décider des suites à donner au mouvement.

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G
en vérité les journalistes, tout comme les militants de l'UNI et le présidnet de la fac de nanterre qui nous soumet un référedum bidon cherchent a orienter la question uniquement sur les blocages .<br /> nous leur reparlerons du CPE et du CNE !
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O
J'étais devant la Sorbonne hier midi. Des journalistes interviewaient des étudiants et cherchaient à tout prix des étudiants pro CPE sans doute pour leur faire parle de leurs tristes sorts.<br /> Il est impératif de bien mettre en avant que ces gens ont la paroles au sein des AG et qu'ils peuvent également voter démocratiquement.<br /> Il est clair que la presse va se ruer sur le premier marthyr pro CPE.<br /> Mefiance !!!!!<br /> Olivier
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G
ce matin des étudiants de droites ont distribué des autocollants "Stop la grève" qui ont eu un certain succès. En parlant avec les étudiants qui acceptaient, sans se méfier, de coller ces autocollants sur leurs vestes ou leurs sacs, on s'aperçoit qu'il ne savent rien de ce mouvement. Il suffit de regarder sur le net pour savoir qui sont ces anti-grève. ilk s'agit en réalité des militants de l'UNI (une association qui regroupe tous les étudiants de droite). Pourquoi se cachent-ils ? Ont ils peur d'affronter les véritables craintes des étudiants qui ne sont tout de même pas des veaux et qui pourraient leur demander leur véritable position sur le CPE ?<br /> L'assemblée générale qui s'est déroulée à 10 heures a été tendue mais la grève é été reconduite. s'il y a un problème quant au blocage il semble que les étudiants ne sont pas prets a se laisser faire et à être de la chair à patron (manipulée par l'uni)
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