Nouvelle baisse des postes aux concours : nouvelle attaque du gouvernement !!!
Le gouvernement est bien décidé à casser le service public d'enseignement avec cette
fois-ci cette nouvelle mesure. Avec une diminution de 29 % aux concours de
l'Agrégation et du CAPES, c'est une nouvelle fois le monde de l'enseignement qui est
touché. 23.500 postes seulement sont ouverts pour 2006 aux concours, dont 21.000 aux
concours "externes », c'est-à dire pour les étudiants directement, et 2.500 aux
concours "internes" de promotion. Non seulement le nombre total des recrutements
s'élevait à 29.550 postes en 2005, soit 6.050 de plus, mais le niveau de 2006 est le
plus bas depuis 2001.
Nous assistons à un véritable massacre des métiers de l'enseignement. Certaines
filières sont particulièrement touchées comme la philosophie (baisse de 38% pour les
CAPES) ou les STAPS (baisse de 50%). Sur dix ans, les chiffres parlent d'eux-mêmes :
- 45% pour les CAPES d'Histoire Géographie, -88% pour les CAPES de Philosophie, -60%
pour les CAPES d'Economie et Science Social, . Le gouvernement ne démord pas et
continue toujours aussi tranquillement à casser tous les services publics les uns
après les autres : les communications, l'énergie, les transports, la santé et
maintenant l'enseignement.
Comme d'habitude, ce sont toujours et encore les plus précaires qui seront touchés.
Ainsi, l'un des premiers débouchés du monde universitaire et des filières de
sciences humaines et lettres vient d'être muré par un gouvernement intransigeant.
Des milliers d'étudiants préparant cette année les concours et se préparant à
l'enseignement sont durement touchés par l'annonce faite par le Ministre de
l'Education Nationale.
En 2004, après l'annonce de baisse des concours, les étudiants avaient réagi en se
mobilisant dans différentes universités comme à Poitiers où le mouvement avait été
le plus intense. Bien sûr le gouvernement n'a pas renoncé pour autant. Tirons nos
erreurs du passé et agissons au plus vite contre ce gouvernement. Les associations
étudiantes de STAPS appellent dès maintenant à lancer une grève nationale pour faire
fléchir le gouvernement.
Rejoignons-les dans une grève nationale et demandons un véritable service
d'éducation qui se soucie d'être ouvert à tous et toutes et non de la rentabilité
!!!
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