Violence contre les étudiant-es à Nanterre

Publié le par SUD étudiant

Lundi 30 octobre, des étudiants inscrits à nanterre (non-syndiqués, sud, cnt,collectif pour une unef unie et démocratique, etc...) et des sans-fac étaient ce matin à la fac pour essayer de bloquer l'administration qui, elle, avait bloqué l'inscription de plusieurs dizaines de personnes.
Au bâtiment B, là où se trouve l'administration, les vigiles avaient fait le choix de bloquer eux-mêmes le bâtiment et de ne laisser passer que les administratifs, aucun étudiant. Contrairement aux étudiants venus lutter, qui eux voulaient que les cours puissent se dérouler avec tous les étudiants, sans laisser passer les administratifs.
Les vidéos ci-dessus montre une tentative d'étudiants d'entrer dans le bâtiment B contrôlé par les vigiles.
L'administration a choisi la résolution du conflit de manière violente, comme a son habitude, alors que les étudiants cherchaient à obtenir un rendez-vous avec le président, rendez-vous refusé.

PARIS X sélectionne les jeunes qui auront le privilège d'étudier et gaze ceux qui oseraient se rebeller !

Voila ces liens montrant les violences vigilesques sur la fac de Nanterre.
http://www.dailymotion.com/video/xkog5_repression-a-nanterre
http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=71933

Le sécuritaire à Nanterre c’est 25 vigiles bêtes et méchants, munis de matraques et
de gaz lacrymogènes. Plus des appariteurs, qui font le boulot des vigiles plus des
rondes de flics en civils. Des caméras partout.
http://enrages-nanterre.freeservers.com/architecture.htm
http://enrages-nanterre.freeservers.com/zonespacifiees.htm
http://enrages-nanterre.freeservers.com/reportage.htm


Les vigiles ont déjà gazés des étudiants pendant le blocage du mvt anti-cpe +
menaces + coups un jour où il n’y avait pas assez d’étudiants pour bloquer.

On avait prévu une action lundi 30 octobre, dont on savait qu’elle était
potentiellement dangereuse en terme de répression. D’où l’idée d’avoir une caméra
pour  filmer d'éventuelles violences venant des vigiles.
L’action se déroulait dans le cadre du mvt des sans-fac. Le but était de mettre la
pression sur l’administration pour obtenir l’inscription de tous les étudiants
sans-fac, dont des étudiants africains, qui n’ont pas fait la dap, et se retrouvent
déjà ou bientôt sans-papiers.
Le but de l’action était de bloquer le bâtiment b, qui est le bâtiment de
l’administration. Ce fut  un beau fiasco à cause des vigiles, qui ont faits péter
les barrages au bout de 10minutes. Sans les vigiles le blocage aurait tenu
tranquillement.On voit bien l’utilité pour la fac d’avoir des vigiles.


Sur la vidéo on voit bien que les vigiles ont gazés sans somations et sans motifs.
A la fin le type s’acharne et soumet un étudiant des jcr-collectif pour une unef
unie et démocratique à une vraie douche de gel lacrymogène.

COMMUNIQUE DE L'AGEN - Association Générale des Etudiants de Nanterre

*Lundi 30 octobre 2006



LA DIRECTION DE NANTERRE ATTAQUE LES ETUDIANTS SANS DROITS ET BAFOUE NOS
LIBERTES

Des brutalités inacceptables sur la fac de Nanterre

Ce lundi 30 octobre 2006, un groupe d’étudiants rassemblés pour obtenir
l’inscription de tous les sans facs et notamment celle des étudiants
sans-papiers a été pris à partie dans le bâtiment B par le service de
sécurité de la fac. Les vigiles ont utilisé des gaz lacrymogènes et ont
usé de brutalités. Nous sommes solidaires des camarades agressés et des
étudiants sans droits qui menaient une action pour le respect du droit à
l’éducation. Ces violences sont inacceptables et indignes au sein de
notre université. Malheureusement, elles sont devenues monnaie courante
pour une direction qui piétine les droits fondamentaux des étudiants.
Bien sûr, pour se disculper, monsieur Audéoud, président en exercice et
monsieur Guinot, responsable du service de sécurité vont à nouveau
expliquer que ce sont les Rambos en uniforme suréquipés qui seraient les
innocentes victimes des étudiants. L’ordre règne. Mais à quel prix? Cinq
étudiants se sont retrouvés à l’infirmerie.

Au-delà de l’indignation et de la colère cela nous apparaît être un
symptôme de l’hystérie sécuritaire qui s’est généralisée sur les facs
ces dernières années. En outre, le traitement policier des
revendications et des actions pour le droit à l’éducation ou le droit au
logement est la pire des solutions. Nous n’oublions pas que le 1er août
2006, dans le silence général, dix étudiants ont été expulsés de la
résidence universiatire avec l’accord de monsieur Audéoud et du CROUS.
La violence institutionnelle signifie la négation des droits
fondamentaux. Ainsi le service de sécurité est placé en première ligne
du front qui maintient les inégalités et l’apartheid universitaire.

Notre université est devenue le théâtre d’un état d’exception
permanente. Depuis 2000, chaque situation de crise est génératrice de
bavures. Qu’en est-il d’un service public d’éducation lorsque son
service de sécurité devient le véritable souverain, au-dessus des lois
et du contrôle démocartique?

Que vaut le droit aux études? Il ne vaut rien, a répondu la direction de
l’université.

Messieurs les censeurs, vous ne nous ferez pas taire !

Ce même lundi 30 octobre 2006, comme par hasard, monsieur Guinot a
averti notre syndicat l’A.G.E.N, que la fac refusait tout amphithéâtre
pour notre meeting prévu le 7 novembre et intitulé « Un an de révolte de
la jeunesse, quelles perpectives? ». Décision qui va à l’encontre de la
tradition de débats sur l’université et qui ne s’est accompagné d’aucune
justification. Rappelons que cette mesure administrative relève d’un
acharnement caractérisé au moment-même où une militante de l’A.G.E.N,
Naïma, est poursuivie par la direction et risque deux ans d’exclusion.

En ce concerne notre meeting-débat, il est prévu de longue date avec la
participation du sociologue militant Saïd Bouamama, de l’association «
Au-delà des mots » de Clichy-sous-Bois et du collectif juridique du
mouvement anti-CPE. En tentant d’interdire la tenue de ce débat, la
direction de l’université fait preuve d’une double forfaiture.
Premièrement, c’est une atteinte directe à la liberté d’expression,
droit acquis depuis 1968 dans les universités de France. Deuxièmement,
c’est un choix politique. La direction de l’université voudrait, en
définitive, baillonner les expressions militantes des révoltes sociales.
En particulier celles nées dans les quartiers populaires ou dans les
universités. Cette censure injustifiable et inqualifiable, nous ne
l’acceptons pas. Les petits Torquemada ne nous ferons pas taire. Nous
maintenons la tenue de notre meeting.

Que vaut la liberté d’expression? Elle ne vaut rien, a répondu la
direction de l’université qui décide qui peut parler et qui doit se taire.

La direction de l’université semble réaliser un fameux mot de Marx : «
La plus haute de toutes les notions sociales de la société bourgeoise,
c’est la police. » Pour autant, nous ne devons pas nous laisser faire.
C’est l’intérêt de tous de refuser les violences contre les étudiants,
la censure politique et l’exclusion de syndicalistes par les conseils de
discipline.

DEFENDONS NOS LIBERTES ! REFUSONS LES DIKTATS REACTIONNAIRES !


A.G.E.N, pour un syndicalisme de combat !

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Publié dans Nanterre

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