mobilisons nous avec les élèves et étudiants sans papiers !
Jeudi 19 aura lieu une première réunion publique du RUSF ( Réseau Université Sans Frontières) de
l'Université Paris X Nanterre.
Vous y êtes tous cordialement invités, il y aura des intervenants du GISTI, du RESF 92 et des lycéens du Lycée Professionnel de Valmy (Colombes) qui sont en grève suite à une expulsion d'une camarade.
Venez nombreux à cette réunion organisée de façon unitaire par toutes les organisations étudiantes et professionnelles de Nanterre.
A bientôt
Français, étrangers: même études, même droits
Plusieurs dizaines d’étudiants poursuivant leurs études à Paris X Nanterre sont sans-papiers et
risquent à tout instant d’être arrêtés et expulsés. Ce sont des étudiants entrés régulièrement en France, qui ont les diplômes nécessaires pour étudier mais qui connaissent une situation de grave précarité.
Étudiants étrangers : le parcours du combattant
A chaque étape de leur parcours, les étudiants
étrangers rencontrent des obstacles. Pour s’inscrire, on leur impose des démarches discriminatoires (comme la Demande d’Admission Préalable pour les première et deuxième années). On contrôle même souvent leurs papiers au moment de l’inscription : pour avoir une carte d’étudiant, on leur demande alors une carte de séjour, mais c'est illégal et pour obtenir une carte de séjour, la préfecture leur demande une carte d’étudiant ! Pour l’étudiant étranger, pas question de redoubler ou de se réorienter : la préfecture
risquerait de ne pas renouveler son titre de séjour étudiant.
Les embûches pour travailler sont multiples :
nécessité d’obtenir une autorisation Provisoire de Travail, temps de travail limité à 18h… sans parler du
travail au noir imposé aux sans-papiers. Les discriminations au logement sont également courantes, comme le montrent les expulsions qui ont eu lieu en Août dernier à la Cité Universitaire de Nanterre : 8 expulsés sur 10 étaient des étrangers et un de ces étudiants a été enfermé en Centre de rétention.
Pour l’égalité des droits
Si nous ne réagissons pas, la sélection et le racisme vont se renforcer : Sarkozy est en train de
généraliser les Centres pour les Études en France (CEF), véritables instruments de sélection des
étudiants en fonction de leur filière et de leurs moyens financiers et ce dès leur pays d’origine. Pour
faire cesser cette injustice, nous devons obtenir le retrait de toutes les lois, décrets et circulaires
racistes. Le droit à l’éducation pour tous implique l’égalité des droits entre Français et Étrangers à
l’université.
Construire la solidarité ici et maintenant
Nous devons tous construire un réseau de solidarité concrète pour les étudiants étrangers, notamment les sans papiers : il faut être capables de réagir pour empêcher les expulsions, pour soutenir ces étudiants dans leurs démarches. Tous les étudiants sans papiers doivent être régularisés !
La présidence de l'université doit clairement prendre position sur cette question : ces étudiants qui sont
tous les jours à nos côtés à l’université ne doivent pas rester dans une telle situation.
Les contrôles d'identité à la gare de Nanterre Université, les rondes de police sur le campus (contrat local de sécurité) et plus généralement la politique sécuritaire, tout cela doit cesser : ce dont ont besoin les étudiants étrangers comme les autres, c'est d'abord et avant tout de bonnes conditions d'études et de vie.
Le Réseau Université Sans Frontière s’est constitué à la suite du Réseau Education Sans Frontière (RESF) en juin dernier. Un réseau local vient de naître. Si vous voulez vous impliquer, n’hésitez pas à nous rejoindre.
- Une carte d'étudiant = une carte de séjour!
- Retrait de toutes les lois, décrets et circulaires
racistes (CESEDA).
- Arrêt du contrôle pédagogique des préfectures sur le
cursus des étudiants étrangers.
- Suppression de la Demande d’Admission Préalable.
- Suppression des Centre pour les Etudes en France.
- Arrêt des contrôles d'identité au faciès à la gare
et à la fac (rétablissement de la franchise
universitaire).
NANTERRE, 16 oct 2006 (AFP) - Trois cents personnes ont manifesté lundi devant la préfecture des Hauts-de-Seine à Nanterre pour demander le retour de Suzilène Monteiro, expulsée jeudi vers le Cap Vert et en soutien aux élèves sans-papiers du 92, a constaté une journaliste de l'AFP.
La manifestation a rassemblé des lycéens et professeurs de l'établissement où était scolarisée la jeune fille, le lycée professionnel de Valmy de Colombes, mais aussi des lycéens d'autres établissements du département, des membres du Réseau Education sans frontière (RESF), de la CGT, la FSU, Sud, la FIDL, Sos Racisme ainsi que des élus PS et PCF.
Une affichette sur laquelle était inscrit "Rendez-la nous, Suzilène" a été apposée sur les grilles de la préfecture pendant que les élèves scandaient des slogans tel que "Sarko (Nicolas Sarkozy, ministre de
l'Intérieur, ndlr) au charter, ici c'est notre terre".
Les manifestants souhaitent également "éviter l'expulsion d'autres élèves" car "au lycée de Valmy, plus d'un tiers des élèves sont sans papiers", selon Robert Riquois, secrétaire général FSU 92.
"Nous sommes très inquiets pour l'Ile-de-France, nous avons des élèves qui passent dans la clandestinité à 18 ans", a déclaré à l'AFP Marie-Laure Meyer, conseillère régionale (PS) venue soutenir le mouvement. Une délégation de professeurs et d'élèves a été reçue à la préfecture.
"Selon la préfecture, les autres élèves sous le coup d'un arrêté de reconduite à la frontière seront expulsés même s'ils sont scolarisés", a ajouté Régis Signarbieux, enseignant à Valmy.
En France depuis trois ans, Suzilène Monteiro, 18 ans, a été expulsée jeudi vers le Cap Vert.
EDUCATION-IMMIGRATION-SANS-PAPIERS - 16/10/2006 17h51 - AFP