Un étudiant sur cinq n'a pas de complémentaire santé
La population étudiante est l'une des moins bien couvertes en matière de complémentaire santé (83,7% contre plus de 92% de la population globale), indique une étude rendue publique lundi par l'Usem (Union nationale des mutuelles étudiants régionales).
48,8% de ceux qui n'en possèdent pas le justifient par leur coût trop élevé.
18,9% des étudiants ont renoncé à des soins au cours des six derniers mois, les femmes (23,6%) plus que les hommes (13%).
94,8% des étudiants considèrent leur état de santé comme bon ou "plutôt bon". Mais un tiers déclarent avoir de la difficulté à gérer leur stress, un sur cinq a des problèmes de sommeil et 8,5% ont eu des pensées suicidaires au cours de l'année écoulée.
Les femmes sont plus en souffrance que les hommes: 45,1% d'entre elles déclarent mal gérer leur stress, contre 23,3% des hommes. 25,6% déclarent avoir des problèmes de sommeil (18,9% des hommes) et 9,9% ont déjà pensé au suicide, contre 6,8% des hommes.
11,2% des étudiants ayant participé à l'enquête ont une vision négative de l'avenir: particulièrement ceux des filières "lettres/langues" (18,5%) ou "sciences humaines" (15,8%), contre 8,8% des étudiants en sciences ou se préparant à devenir ingénieurs.
Même clivage concernant le stress. 34,5% des étudiants le gèrent mal: 43,3% en lettres/langues, 42,5% en sciences humaines, contre 27,1% en sciences.
La consommation excessive d'alcool (5 verres ou plus au cours d'une occasion) concerne 12,5% des étudiants (17,8% des hommes contre 8,2% des femmes), selon cette étude.
24,5% des étudiants déclarent être fumeurs. Le cannabis a été expérimenté au cours de l'année par 20,8% des étudiants, soit bien davantage qu'en 2007 où ils étaient 12,2%.
4,4% ont consommé des "poppers" (contre 2,2% en 2007), 1,3% de la cocaïne, 1,2% des champignons hallucinogènes, 0,7% de l'ecstasy.
Pour réaliser cette étude, l'Usem a envoyé à 50.000 étudiants, sélectionnés de façon aléatoire, un questionnaire, auquel 12.070 ont répondu.