*CONSEIL DE DISCIPLINE A NANTERRE L'UNEF COLLABORE A LA REPRESSION*
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L'Unef Nanterre a traîné devant le conseil de discipline une
militante
de l'AGEN pour donner l'occasion à la direction de condamner une
syndicaliste gênante. Prenant prétexte d'une altercation
banale qui n'a
donné lieu à aucune poursuite pénale, l'Unef s'allie à la
direction de
Nanterre et réclame la tête d'une militante.
Cette opération effectuée en catimini en cette fin d'année
universitaire
fait partie d'une stratégie de criminalisation de notre
syndicat. Notre
camarade risque une interdiction d'inscription dans les
universités de
France et une interdiction des concours publics.
Stéphanie Gomez, la militante de l'Unef-Nanterre qui est à
l'origine de
cette poursuite, à partir d'un dossier totalement bidonné, est
déjà
connue pour ses positions réactionnaires exprimées lors du
mouvement de
lutte contre la loi sur l'inégalité des chances.
En effet,après qu'une des premières assemblées générales de 500
étudiants ait voté la grève puis élu des représentants à la
coordination
nationale à l'exclusion de sa tendance (Unef-PS), cette
"militante" a
déclaré à pleins poumons que "l'assemblée n'était pas
légitime". Perdue
et paniquée devant l'incapacité de l'Unef-PS à encadrer le
mouvement
elle a continué avec ses acolytes à médire en marge et à la
queue du
mouvement.
Cette vision inversée de la légitimité, nous la retrouvons sur la
question des étudiants menacés d'expulsion de le chambre par
le CROUS de
Versailles. En effet, l'Unef cogère le CROUS de Versailles
avec un poste
de vice-présidente. Ainsi les étudiants menacés d'expulsion se
voient
renvoyés par l'Unef aux arguments du CROUS. Stéphanie Gomez est
d'ailleurs responsable de l'Unef sur la cité-U de Nanterre où
elle
effectue ses basses oeuvres. Ce type de syndicalisme, pourri
jusqu'à la
moelle, est l'extrême opposé de ce que défend quotidiennement
notre
camarade et notre syndicat qui se sont battus avec acharnement
contre
les expulsions de résidents, pour le renforcement et
l'élargissement des
luttes sur le campus, pour la solidarité internationale.
Ce syndicalisme de combat gêne terriblement les tenants de
l'ordre
établi et les pseudo-syndicats qui s'allient aux directions.
Le conseil
de discipline du 29 juin constitue un procès politique à peine
déguisé.
A noter, ce conseil est composé par des membres de la
direction et de
l'Unef.
Cette collaboration directe avec les instances de répression
vise à
bâillonner la voix et les luttes de ceux qui défendent le
syndicalisme
de combat et refusent de se soumettre à l'ordre sécuritaire, à la
cogestion gavée de subventions et à la trahison des luttes en
négociant
sur le dos des mouvements sociaux.
AGEN
01 40 97 76 72
06 80 18 57 94
agenparis10@hotmail.com
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