COORDINATION EUROPEENNE CONTRE LA PRECARITÉ À STRASBOURG LES 9-10-11 JUIN 2006
Depuis des décennies une politique néolibérale féroce est à
l’œuvre dans toute l’Europe. Nous – ainsi que l’environnement
qui nous entoure – subissons quotidiennement les effets de ce
système aliénant. Cette logique se traduit par un industrialisme
total, la perpétuation à l’infini d’élites établies et le
formatage idéologique, relayé par les médias de masse, les
gouvernements et un matraquage publicitaire omniprésent.
L’économie est devenue l’idéologie. De cette idéologie naissent
des contrats précaires, un accès de plus en plus difficile aux biens
universels de culture et de savoir, et une mise en question des
droits au logement, au travail, à la santé et aux vivres pour tous.
Les accords de Lisbonne, la directive Bolkestein et autres sont des
projets privilégiant les intérêts du libéralisme économique et
non ceux des humains. N’étant qu’au tout début de leur
application, ces plans ne montreront leur férocité réelle que dans
quelques années. Les lois sécuritaires, la vidéosurveillance, les
écoutes, la tolérance du sexisme et du racisme, les expulsions en
tous genre et déportations ne sont que les premiers signes d’une
société totalitaire qui s’installe sournoisement. Dans toute
l’Europe, nous assistons à la destruction des acquis sociaux. Le
principe d’une rentabilité à outrance entraîne la privatisation
de l’ensemble des services et organismes publics. La révolte contre
ce système et l’invention d’alternatives sont en route.
Progressivement des foyers de résistance s’allument, bien que
menacés par l’autoritarisme généralisé dans toutes les
sociétés capitalistes. De nouveaux réseaux et rassemblements des
citoyens en lutte ont provoqué de nombreux blocages, grèves,
manifestations et réappropriations des lieux publics pour permettre
une critique radicale de ces sociétés. Dans les lycées, les lieux
de travail, les espaces autogérés, les banlieues et les universités
le mouvement s’étend par cycles et permet la prise de conscience
progressive d’un phénomène global – la précarisation
généralisée –, ainsi que l’organisation d’actions de
résistance de toutes formes. Ce sera dans la rue que nous pourrons
exercer un véritable contre-pouvoir et influer sur le cours de
l’histoire. Nous vous appelons à vous rassembler, à provoquer le
débat, et à mener des actions à tout moment. La mobilisation se
doit d’être continue ! Dans cette logique nous vous invitons à
participer à la Coordination Européenne contre la Précarité les 9,
10 et 11 juin 2006 aux Universités de Strasbourg, pour créer un
réseau de résistance et une plate-forme d’action au niveau
européen. Le moment est venu de donner le coup d’arrêt final à
toutes ces politiques prédatrices qui menacent le futur des humains
et de la planète. Nous n’aurons que ce que nous prendrons. « Celui
qui ne se bat pas a déjà perdu ». Résistance !
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