70 université sur 79 sont en mouvement.

Publié le par SUD étudiant


 

La mobilisation universitaire, entrée dans sa sixième semaine,  ne faiblit, une majorité d'universités sont en grève ou bloquées.

Alors que la négociation sur le statut des enseignants-chercheurs s'est achevée vendredi, la coordination nationale des universités a appelé à amplifier le mouvement et à bloquer les établissements, pour obtenir des avancées dans les domaines de l'emploi, la formation des enseignants et la recherche.

Une détermination qui se reflète sur le terrain: sur 70 des 79 universités de France métropolitaine pour lesquelles l'AFP a pu collecter des informations, 41 étaient mardi en grève totale ou partielle et/ou bloquées, alors que 29 connaissaient un fonctionnement normal.

Une quinzaine d'établissements étaient bloqués : Aix-Marseille-I, Artois, Avignon, Bordeaux-III, Brest (faculté de lettres), Bretagne-Sud (Lorient), Caen, Littoral-Côte d'Opale, Limoges (lettres), Maine (Le Mans-Laval), Nantes, Paris-I, Paris-III, Paris-IV, Pau, Poitiers, Rennes-II, Toulouse-II Le Mirail.

Du fait de ces mouvements, Paris-IV a dû être fermée lundi, tandis que le campus du Mirail et la faculté Saint-Charles à Aix-Marseille-I l'ont été mardi.

Le Mirail à Toulouse a été fermé dans sa totalité et "jusqu'à nouvel ordre" par son président Daniel Filâtre, après l'occupation des locaux administratifs lundi par une centaine d'étudiants qui ont causé de "graves incidents" (dégradations notamment), condamnés par la ministre Valérie Pécresse.

Une tentative de blocage de Toulouse-III Paul-Sabatier a également eu lieu mardi matin, selon le rectorat.

A Saint-Charles (5.000 étudiants), c'est à la suite du vote lundi en assemblée générale du blocage du site que le président d'Aix-Marseille-I, Jean-Paul Caverni, a décidé la fermeture administrative du site mardi, la direction précisant que les cours ne seraient pas assurés non plus mercredi.

Outre les blocages, d'autres universités connaissent des mouvements de grève qui prennent des formes diverses, comme des enseignements non assurés, des cours donnés "hors les murs" ou des rétentions de notes.

Ainsi, étaient touchées mardi par des grèves partielles ou totales : Angers, Clermont-Ferrand-II, Dijon, Grenoble-III, Le Havre, Lille-I, II et III, Lyon-II, Montpellier-II et III, Nice, Orléans, Paris-VIII Saint-Denis, Paris-X Nanterre, Paris-XII Val-de-Marne, Paris-XIII Villetaneuse, Paris-Est Marne-la-Vallée, Reims, Rouen, Saint-Etienne, Tours et Toulouse-III.

A l'inverse, 29 universités fonctionnaient normalement ou presque : Aix-Marseille-II et III, Bordeaux-I, II et IV, Cergy Pontoise, Chambéry-Savoie, Clermont-Ferrand-I, Corse, Evry-Val d'Essonne, Grenoble-I et II, La Rochelle, Lyon-I et III, Montpellier-I, Nancy-I et II, Metz, Paris-II, Paris-V, Paris-VI, Paris-VII, Paris-XI Orsay, Rennes-I, Saint-Quentin-en-Yvelines, Strasbourg, Toulon et Toulouse-I.

L'Ouest et le Sud-Ouest sont en pointe de la contestation, qui est également forte dans le Sud-Est et certaines universités de la capitale.

A Paris-I, Paris-IV ou Paris-XII Créteil, la mobilisation se cristallise contre la réforme de la formation des enseignants du primaire au lycée.

A Caen, la situation "se radicalise", selon la présidence: l'unité de formation et de recherche (UFR) de géographie, bloquée totalement depuis six semaines, a été rejointe successivement par l'histoire (il y a trois semaines), puis les sciences de la vie (la semaine dernière) et le sport.

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