Le Medef ne veut pas qu'on contrôle les patrons

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Quand il siège à l'Unedic, le Medef estime naturel de contrôler les chômeurs et ne s'indigne pas quand le gouvernement fait passer un décret pour fouiner jusque dans leur fiscalité. Mais quand il s'agit de contrôler davantage les entreprises, Laurence Parisot s'offusque !

Le 9 mars dernier, Gérard Larcher avait dévoilé son « plan de modernisation » de l'Inspection du Travail qui prévoit la modeste création de 700 postes supplémentaires en cinq ans ainsi que le renforcement des sanctions afin de donner aux agents « les moyens d'action et de dissuasion nécessaires ». Une pâle mesure face à l'ampleur de la tache et au sous-effectif criant dont souffre cette institution.

Pourtant, dans un courrier adressé au ministre le jour même et révélé seulement hier par le vénérable Canard Enchaîné, la présidente du Medef fait part de « la plus vive opposition » de son organisation patronale « au renforcement des sanctions pénales et à l'institution de sanctions administratives pécuniaires ainsi qu'à une très forte augmentation des effectifs. (...) Le droit du travail est déjà très largement et lourdemment sanctionné et je ne pense pas que l'aggravation des pénalités encourues soit une réponse à l'amélioration du dispositif de contrôle », lui a-t-elle écrit, précisant qu'elle aurait préféré une « concertation approfondie » avec les entreprises, et prônant à la place un « renforcement du rôle de conseil et de prévention » de l'Inspection du Travail.

En principe, seuls les patrons véreux ont à craindre les contrôles. Or nous savons tous qu'en France il n'y a que des employeurs honnêtes : alors, au juste, que craint donc Madame Parisot ?

Cet article provient de Actu > Chomage : http://www.actuchomage.org/
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Publié dans Interprofessionnel

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