Le CPE est mort, la lutte continue

Publié le par SUD étudiant



La succession de manifestations massives, et d’actions de blocage
des centres de l’économie du pays expriment un refus massif de
la population de cette politique anti-sociale du gouvernement et
la détermination de la jeunesse à ne pas en rester là.
Villepin a cédé, le CPE est remplacé par “un dispositif
d’insertion pour les jeunes”, contrat qui concernera les jeunes
en difficulté, actuellement embauchés en Civis (contrat
d’insertion dans la vie sociale). Il est clair que nous ne
devons pas nous arrêter là, nous ne nous contenterons pas de ces
vulgaires miettes  lancées à la sauvette à des centrales
syndicales sans ambitions. C’est un premier pas vers le retrait
de l’ensemble de la loi dite sur”l’égalité des chances” que nous
venons de faire, ensemble, uni-es et déterminé-es !
Cette première manche remportée est bien la preuve que le combat
ne se situe pas dans les urnes mais dans la rue, et que seules
la mobilisation et la grève paient. Nier cette évidence
reviendrait à dire que nous avons perdu, ce qui serait
partiellement faux. Au contraire, nous pouvons justifier la
poursuite de notre mouvement par cette première défaite du
gouvernement depuis des années de lutte sociale : c'est bien
notre détermination, les actions, la grève et le blocage qui ont
contraint l'UMP, le MEDEF et De Villepin à retirer leur projet.
À ce titre, il est loin d'être illusoire de continuer à défendre
nos acquis sociaux et contrecarrer le modèle de société
qu'ils/elles nous imposent.Pour certain-es la lutte fête ses
deux mois. Les militant-es sont bien souvent épuisé-es, et même
si le mouvement continue avec la même vigueur, il risque vite de
s'essouffler… La répression est de plus en plus massive et les
condamnations sont de plus en plus sévères, mais nous ne devons
pas céder à la politique d'intimidation du gouvernement. Les
vacances et le rapprochement des périodes d'examens risquent
d'amoindrir l'ampleur des mobilisations,  pourtant nous ne
devons pas nous arrêter là !
Profitons du contexte actuel et du rapport de force établi pour
mettre en avant nos revendications, c'est une lutte offensive
que nous devons maintenant mener : et c'est maintenant qu'il
faut débattre de propositions alternatives, de propositions
porteuses de changements, de rupture avec ce modèle social
invivable !En plus du retrait de "la loi d'égalité des chances",
SUD Etudiant REVENDIQUE UN PLAN SOCIAL D'URGENCE:
-  Hausse du SMIC à 1500 euros et des minimas sociaux (RMI,
allocation chômage)
-  Réquisition des logements vides et construction massive de
logements sociaux
- Réengagement financier de l'Etat dans l'Education (hausse du
budget, augmentation des postes aux CAPES jusqu'à satisfaction
des besoins)
-  Augmentation du nombre et du montant des bourses, de
l'allocation logement et de recherche vers un salaire socialisé
pour la jeunesse.

Un salaire social : pourquoi et comment ?
Pour l'autonomie de la jeunesse
        Le salaire social répond à la nécessaire autonomie de la
jeunesse, le besoin d'une émancipation de son statut
d'adolescent, émancipation qui ne pourra se faire sans
indépendance financière. Elle apporterait de la même manière un
statut à l'étudiant-e.

Pour le droit d'étudier décemment
        Il apporte à l'étudiant-e les moyens de se consacrer entièrement
à son statut de jeune travailleur/ euse intellectuel-le, sans
avoir à travailler parallèlement, ce qui est un facteur
important de réussite dans ses études.

Pour une autre répartition des richesses
        Enfin il répond à l'impératif besoin d'une autre répartition des
richesses, par la socialisation du salaire, dans un effort de
solidarité, au détriment d'un assistanat trop souvent donné
comme horizon indépassable. La mise en place du salaire
socialisé étudiant passera par la mise en place d'une " caisse
formation", alimentée par les cotisations sociales (prélevées
sur les seules richesses produites par les salarié-es). Ces
caisses seront administrées par des représentant-es étudiant-es
et salarié-es.
’EST EN POURSUIVANT LA LUTTE QUE L’ON POURRA  IMPOSER ENSEMBLE
D’AUTRES CHOIX !
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Publié dans Nanterre

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