Agissons pour mettre un coup d'arrêt à la dégradation de nos conditions de vie ! Ensemble, Imposons d'autres choix !
Bourses : les sales coups de l'été
La réponse du gouvernement à la précarité étudiante ? Proposer des prêts aux taux fixés par les banques : la ministre nous incite à nous endetter pour dix ans !
Le gouvernement exclut 100 000 des 600 000 étudiant-e-s bénéficiaires de l'APL (aide personnalisée au logement) et de l'ALS (allocation logement social) qui touchaient un montant moyen de 150 euros par mois
De nombreux-euses étudiant-e-s se retrouvent victimes de la réforme des bourses : avoir un parent isolé, un enfant à charge, ou être en situation de handicap, ne rentrent plus en compte dans le calcul du Dossier Social Étudiant (DSE), et la prise en charge de l'éloignement est réduite des deux tiers et supprimée pour les étudiant-e-s des DOM-TOM.
Toujours plus de précarité et de bas salaires !
Plus de la moitié des étudiant-e-s travaillent au cours de l'année scolaire³, dont ¼ pour qui le travail est « très concurrent de leurs études ».D'autant que les salaires réels diminuent : le SMIC a augmenté de moins d'1% cette année, alors que l'inflation était de 4% ⁴.
La précarité des étudiant--es salarié-e-s augmente encore avec le doublement de la période d'essai ⁵, passant à 4 mois pour les employé-e-s et 8 mois pour les cadres. Un contrat à durée déterminée à terme incertain a même été mis en place, instaurant la précarité du travail comme norme. Cette précarité est renforcée avec les stages, qui ne sont payés qu'un peu moins de 400 euros, et seulement si le stage excède trois mois. 1/3 du SMIC pour un travail à plein temps! L'argument comme quoi la jeunesse connaît un plus fort taux de chômage que le reste de la population, permet de faire passer des mesures contribuant à l'augmentation de la précarité comme de CPE et son pendant le CNE, maintenant enterrés grâce à la lutte. Le manque d'expérience et de connaissances du droit du travail laisse le champ libre pour l'employeur pour payer moins les jeunes travailleurs.
Non à la « discrimination positive de la jeunesse!
Se loger, c'est un droit !
Les prix à la location ont augmenté de 10,5% à Paris en 2008 ¹, alors que les cités U parisiennes accueillent moins de 10% des demandes ². Revendiquons la construction massive de logements sociaux étudiants et la réquisition des logements vides afin de mettre un terme à la spéculation immobilière ! 2 millions de logements sont vides en France : 136.000 logements vacants à Paris.
La ministre annonce la reconversion de casernes militaires en logements étudiants. Encore une fois, la ministre est à côté de la plaque : ces logements, situés pour la plupart en province, ne correspondent pas du tout aux besoins des étudiant-e-s.
Le sexisme, un problème qui reste à combattre!
Les étudiantes sont doublement discriminées au travail en tant que jeunes et en tant que femmes. L'université est aussi un des lieux de terreau du sexisme, à travers un phénomène d'orientation sexuée (une majorité féminine en sciences humaines et en licence, visant à des études courtes, pendant d'une majorité masculine en sciences dites dures, visant à des études plus longues, et des salaires plus rénumérateurs). Cela participe de l'imposition sociale des rôles en fonction du sexe, enfermant la réalité dans un dualisme mortifère, car n'oublions pas que les hommes sont aussi victimes du sexisme. Imposition entraînant homophobie, harcèlement, viol, et plus généralement méconnaissance de l'autre sexe et du notre.
Se soigner devient un luxe !
Hausse des frais de sécurité sociale, instauration des franchises médicales, privatisation des hôpitaux : se soigner devient très difficile. Certains médicaments indispensables ne sont plus remboursés par la sécu et le prix des mutuelles va encore augmenter cette année (+ 3%). Du coup, de plus en plus d'étudiant-e-s décident de ne plus se soigner par économie. La santé ne doit pas être affaire de riches : exigeons le droit à la santé pour tous !
AGISSONS contre la précarité !
La seule réponse du gouvernement est une défiscalisation du salariat étudiant, qui ne profitera qu'à la moitié la plus riche des Français-es, et qui encouragera le travail étudiant, alors que le salariat amène le plus souvent les étudiant-e-s à passer à côté de leur année. Permettons aux étudiant-e-s d'obtenir leur autonomie financière, grâce à un salaire pensé sur le modèle de la retraite par répartition, un salaire social étudiant!
SOURCES
¹ Chambre des notaires de Paris
² CROUS de Paris
³ Observatoire de la vie étudiante
⁴ INSEE
⁵ Loi dite « de modernisation du marché du travail » du 26 juin 2008