M. Thibault (CGT) appelle à porter "un coup fatal" au CPE
"Je le redis, c'est le sens des manifestations et des grèves d'aujourd'hui, le retrait du CPE n'est pas négociable, il n'y a aucune contrepartie à attendre de notre part", a averti M. Thibault qui a ajouté : "J'espère que les manifestations d'aujourd'hui nous aideront à porter un coup fatal" au contrat première embauche.
Interrogé sur les intentions de la majorité, il a fait valoir que "même dans les rangs du parti majoritaire, l'UMP", il y avait "autant de versions de la situation actuelle que d'interlocuteurs".
"A chaque heure qui passe le flou demeure total", a poursuivi M. Thibault. "Je crois qu'on cherche un peu à nous balader entre groupe politique, représentants du gouvernement, propos présidentiels", a-t-il dit.
"Nous ne sommes pas dans une cour de récréation, il va falloir reprendre un certain sérieux pour gérer la situation de conflit sans équivalent depuis très longtemps dans notre pays", a affirmé encore le secrétaire général de la CGT.
Selon lui, quoi qu'il en soit, le CPE n'est "absolument pas" mort. "Le président de la République a décidé malheureusement de promulguer cette loi. Cette loi est donc effective et tout employeur peut donc légalement aujourd'hui recruter par CPE", a-t-il fait valoir "même si dans des contorsions assez spectaculaires qu'on n'a jamais connues, nous avons dans le même mouvement un président de la République, des ministres, qui invitent les employeurs à ne pas appliquer la loi".
Interrogé sur les offres de dialogue de la majorité, il a estimé qu'il y avait "tellement d'ambiguités dans les propos des uns et des autres", qu'il attendait maintenant de recevoir le courrier "censé préciser la démarche" des parlementaires UMP.