CPE et CNE: Bernard Thibault (CGT) veut "passer à la vitesse supérieure"
Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a affirmé jeudi vouloir "passer à la vitesse supérieure" dans la mobilisation contre le CNE (contrat nouvelles embauches) et le CPE (contrat première embauche), puisque "manifestement, le gouvernement veut jouer l'usure".
"Nous voulons passer à la vitesse supérieure", a affirmé M. Thibault sur France 2, "puisque manifestement le gouvernement veut jouer l'usure", annonçant que les syndicats se réuniront samedi dans la soirée, pour faire le bilan de la journée nationale de manifestations et "envisager les suites dans l'unité".
"Si nous parvenons samedi à être extrêmement nombreux, et toutes générations réunies parce que le CNE s'applique à toutes les catégories de salariés" et "si le gouvernement persiste", "il faudra envisager d'un commun accord de passer à un cran supérieur", a-t-il dit, ajoutant que la "palette des mobilisations" était large.
Interrogé sur l'éventualité d'un appel à la grève, le secrétaire général de la CGT ne s'est pas prononcé, affirmant simplement que, dans cette hypothèse, elle devrait concerner aussi bien le secteur privé que le secteur public "puisque les organisations du secteur public ont mis en évidence qu'il y avait plus de 800.000 emplois précaires ds la fonction publique".
Evoquant l'offre de dialogue du gouvernement, réitéré mercredi par le Président Chirac, M. Thibault a rappelé que les syndicats avaient déjà dit qu'ils "n'étaient pas prêts à discuter de dispositions accessoires si le gouvernement se refusait à discuter du fond du CPE et du CNE".
"Le coeur du problème, c'est la précarité, rappelle-t-il, ces deux contrats, CNE et CPE, visent à précariser davantage les salariés, puisqu'ils permettent aux employeurs de licencier sans avoir aucun motif à présenter". "C'est un cas unique en Europe et l'ensemble des syndicats en Europe espèrent bien que nous allons parvenir à empêcher le gouvernement français de créer un précédent", ajoute-t-il.