JEUNES ET IMMIGRES... TOUS JETABLES ! NON AU CPE ET A CESEDA

Publié le par SUD étudiant



Une même logique de précarisation

La montée de la précarisation suscite aujourd’hui la révolte légitime de
toute une jeunesse placée sous la menace angoissante de licenciements sans
motif, tels que prévus par le CPE. On retrouve cette même volonté de
précarisation dans le projet de loi CESEDA (Code de l’entrée et du séjour
des étrangers et demandeurs d’asile).

L' objectif affiché du gouvernement c'est:"immigration choisie", celle de la
main d'oeuvre, déterminée par les seuls besoins du marché du travail contre
"l'immigration subie" (celle des conjoints, des enfants) : même les
étudiants autorisés à venir étudier en France seront impitoyablement
sélectionnés.

CPE - CESEDA : un seul gagnant : le patronat

qui pourrait ainsi disposer de travailleurs « jetables » que le gouvernement
espère plus dociles.

Les mêmes conséquences : la précarité pour tous :

L'impossibilité de construire une vie familiale et sociale : du fait de la
dépendance économique des jeunes soumis à un contrat d'une extrême
précarité, par l'empêchement du regroupement familial pour les immigrés, par
les obstacles opposés aux conjoints étrangers des couples mixtes.

Des Jeunes et immigrés taillables et corvéables à la merci des employeurs,

*       dépendance totale à l'égard de l'employeur pour ces jeunes qui
pourront être licenciés du jour au lendemain sans motif et n'auront que le
droit de subir

*       dépendance totale pour tous ces immigrés : ils seront renvoyés dans
leur pays du jour au lendemain en cas de rupture du contrat de travail.

Le travailleur jeune ou l'immigré sera choisi ou jeté sans contrôle :

Seuls quelques élus auront droit à des situations pérennes alors que la
grande masse connaîtra une exclusion aggravée : l'illustration la plus
cynique de cette sélection impitoyable est l'octroi d'une carte "talents et
compétences" , mais à durée limitée pour quelques rares immigrés choisis
pour leur rentabilité immédiate dans certains secteurs économiques : eux
pourront faire venir leur familles.

Mais la grande masse de ceux qui seront soumis à CESEDA et au CPE, est
considérée comme "variable d'ajustement", tout juste bons à assurer
conjoncturellement certains besoins économiques avant d'être renvoyés, selon
une logique de profits maximum.

Un pillage des cerveaux à moindre coût :

alors que le gouvernement veut précariser des jeunes diplômés soumis au CPE,
il entend ratisser les compétences des jeunes étudiants étrangers dans le
but de capter les plus rentables d'entre eux à moindre coût, au grand
détriment des pays d'origine soumis alors à la fuite des cerveaux.

Une régression globale des droits

le Droit du travail est démantelé pour les salariés qui entrent dans la vie
active, sont livrés au CPE et à l’arbitraire du patronat. Les droits
fondamentaux , les droits individuels sont bafoués (mariage, reconnaissance
des enfant) : les étrangers sont livrés pieds et poings liés à l’arbitraire
de l’administration.

Si ces lois passaient, pourquoi s’en tenir là ? c’est toute la législation
sociale, le droit du travail, le droit d'asile qui seraient progressivement
mis en lambeaux

Après le CPE, c’est bien le projet CESEDA qui doit être retiré.

Jeunes et immigrés, précarisés et jetables, sont les mêmes cibles de choix
pour ceux qui s’opposent aux exigences élémentaires du vivre ensemble dans
l’égalité des droits !

TOUS ENSEMBLE, EXIGEONS LE RETRAIT DU CPE  ET DU CESEDA !
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Publié dans Nanterre

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