QUAND LES ENSEIGNANTS REJOIGNENT LA GREVE ETUDIANTE, LE PRESIDENT

Publié le par SUD étudiant

 

L’état de la mobilisation

 

            Mardi 7 mars, nous étions plus d’un million dans les rues, et de nombreux secteurs salariés étaient en grève.

            Depuis la fin de la semaine dernière, la majorité des universités du pays sont en grève (46 sur 84). Dans certaines facs (comme Censier ou Tolbiac), les personnels et enseignants ont rejoint la grève et les blocages. La mobilisation continue de progresser : 64 facs étaient présentes à la coordination nationale qui s’est tenue à Poitiers ce samedi.

            Des dizaines de lycées sont bloqués depuis mardi dernier.

            A Nanterre, nous avons tenu notre plus grosse Assemblée Générale jeudi 9 mars : plus de 1 500 personnes.

 

 

            Après une journée de mobilisation dans un climat détendu, Lundi, M. Audéoud, président de l’université Paris X Nanterre, a décidé de fermer administrativement l’université de sa propre initiative.

            En effet, l’annonce du référendum décrété par M. Audéoud, sans aucune consultation des élus, des professeurs, des personnels et des étudiants, a soulevé de nombreux désaccords au sein de la communauté universitaire. Comment accepter la question : « êtes-vous pour  la reprise des enseignements ? » Il s’agit d’une question biaisée, imposée par le président, dans le but de monter les étudiants les uns contre les autres, sans débat.

            Face à ce simulacre de démocratie, les professeurs et personnels IATOSS ont décidé en Assemblée Générale de soutenir le mouvement étudiant en appelant à la grève et au blocage du référendum.

 

            Aujourd’hui, face à un mouvement des étudiants, enseignants et personnels, contre le CPE/CNE, la seule réponse que donne M. Audéoud est la fermeture de l’université jusqu’au jeudi 16 mars, jour où se tiendra un Conseil d’Administration extraordinaire afin de décider de la suite des événements.

 

            En réponse à cette décision unilatérale, les étudiants de Paris X ont voté en Assemblée Générale lundi soir l’occupation de l’université. Notre objectif est d’empêcher la fermeture des lieux, qui irait à l’encontre du débat démocratique (impossibilité de se réunir et de décider ensemble de la suite du mouvement).

            L’A.G. a également voté la reconduction de la grève avec blocages, aujourd’hui mardi 14 mars, afin de remplacer la parodie démocratique qu’était le référendum par un véritable débat et un vote en Assemblée Générale. La démocratie ne se résume pas à la décision d’un seul homme, même d’un président d’université.

            Le mouvement doit continuer et s’amplifier lors des prochaines journées d’action et de manifestations nationales :

·  Jeudi 16 mars : journée de manifestation des étudiants et lycéens dans toute la France

·  Samedi 18 mars : journée de manifestation de la jeunesse et des salariés contre le CPE/CNE

·  Jeudi 23 mars : journée de grève interprofessionnelle et montée nationale sur Paris

Plateforme de revendications de Nanterre :

 

·        Retrait de la loi sur « L’égalité des chances » (dont fait partie le CPE)

·        Abrogation du Contrat Nouvelle Embauche

·        Créations de postes dans l’Education Nationale

·        Retrait de la loi Fillon

·        Contre le traitement répressif des mouvements sociaux : amnistie des lycéens réprimés et des personnes poursuivies suite à la révolte des quartiers populaires en novembre 2005

·        Un véritable statut pour les stagiaires

Le comité de mobilisation de Nanterre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié dans Nanterre

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