Vote en AG de l'occupation de la Sorbonne et de la grève reconductible

Publié le par AFP


Une Assemblée générale de quelque 350 étudiants anti-CPE (Contrat première embauche) a voté vendredi le principe de "l'occupation de la Sorbonne tout de suite" et la reconduction de la grève dans cette université, a constaté une journaliste de l'AFP.

Les participants ont voté à main levée à une écrasante majorité ces deux motions, lors d'une assemblée générale de plus de deux heures dans un amphithéâtre du site du Panthéon, regroupant Paris I et II.

Ils ont également voté, à une majorité moins nette, pour qu'"une délégation se crée afin de communiquer avec le rectorat", ainsi que le principe de "l'occupation de l'amphi du centre Panthéon" et une manifestation depuis la place de la Sorbonne.

Les étudiants anti-CPE souhaitaient initialement se réunir en assemblée générale à la Sorbonne --dans le site occupé durant deux nuits, rue de la Sorbonne--, mais le rectorat leur a fait fermer l'université après une brève ouverture vendredi matin, alors qu'une trentaine d'entre eux occupaient toujours un amphithéâtre.

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Publié dans Nanterre

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D
<br /> Le plus triste dans cette affaire du Contrat Emploi Solidarité (CPE), c’est que ce ne sont pas les étudiants qui seront majoritairement concernés par celui-ci mais les jeunes sans diplôme ou détenteurs d’un CAP, d’un BEP ou d’un baccalauréat professionnel. En ce sens, je trouve particulièrement navrant que certains étudiants bloquent les universités car cela va réduire encore davantage les chances de réussite des étudiants issus des milieux populaires. En effet, beaucoup de jeunes issus des milieux populaires tentent l’université dans l’espoir d’acquérir un diplôme, or ils ont moins de chance que les autres d’en obtenir un par défaut de capital économique et de capital culturel, et ils en auront d’autant moins s’ils ne peuvent aller en cours ; après deux ou trois années à essayer d’obtenir un diplôme du supérieur, une grande partie d’entre eux se retrouvera sur le marché de l’emploi avec pour seul et unique diplôme leur baccalauréat, et c’est malheureusement cela la précarité ! En ce qui concerne le blocage des universités, j’ajouterais que je trouve totalement choquant que des jeunes, pas nécessairement étudiants, membres de divers groupuscules d’extrême gauche, viennent systématiquement participer à l’occupation des universités et qu’ils sont les premiers à commettre violences et destructions ! Cela donne une très belle image du milieu étudiant en France. Et quand, en plus, certains soi-disant leaders étudiants ne parviennent même pas à exprimer clairement et correctement leurs idées, cela en dit long sur le niveau actuel de certains étudiants. On peut être légitimement contre le CPE, mais de là à faire tout ce cirque, à bloquer les universités et à empêcher ainsi tous les étudiants de suivre normalement les cours, à détruire, saccager et donner une triste image de l’enseignement supérieur en France, cela démontre un manque flagrant de maturité et de sens de la responsabilité chez une partie des étudiants français.<br />
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R
Que feront ces étudiants qui veulent travailler lorsque leur contrats de travail n'aura qu'une valeur limité ?<br /> Le CPE c'est la précarité institutionnalisée. C'est la possibilité pour un employeur de virer du jour au lendemain un salarié. C'est à long terme la casse du code du travail, des droits collectifs des salariés.<br /> Quant aux étudiants mobilisés ils ne sont pas tous des nantis. On perle de la Sorbonne, c'est folklorique mais il y a des mouvements similaire un peu partout en france et aussi dans les universités de banlieues.<br /> Oui étudier est un droit, mais avoir un avenir est encore mieux !
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D
que font ceux qui voudraient étudier?Ah! j'oubliais,n'est pas étudiant à la prestigieuse sorbonne qui veut;seuls les nantis y ont accès;les gagne petits se retrouvent en province là où les parents peuvent subvenir.............
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