Mouvement anti-CPE: universités bloquées, barrages filtrants, manifestations

Publié le par SUD étudiant



Treize universités étaient en grève (sous forme de blocages, filtrages ou fermeture
totale pour
l'une d'elles) mercredi pour protester contre le Contrat première embauche (CPE),
a-t-on appris
de sources concordantes.
Les universités Lille III, Poitiers, Paris III et Paris X, deux sites de
l'université de Tours, deux
bâtiments de l'université de Nantes, plusieurs bâtiments de La Rochelle ont été
bloqués par
des étudiants protestant contre le CPE, après des votes en assemblées générales,
a-t-on
appris auprès de l'Unef.
A la Rochelle, entre 250 (police) et 600 étudiants (organisateurs) ont manifesté
mercredi pour
réclamer le retrait du CPE.
A Bordeaux III, le blocage entamé lundi a été levé mercredi à l'issue d'une assemblée
générale. Les étudiants ont accepté la proposition du président de l'université
d'annuler les
cours mardi (le 7 mars), journée nationale de manifestations contre le CPE, pour ne
pas
pénaliser les étudiants souhaitant défiler.
A Jussieu (Paris VI et VII), une nouvelle assemblée générale a voté la levée du
blocage,
commencé lundi matin, et des barrages filtrants ont été installés, selon l'Unef.
Le site d'Aix-en-Provence de Aix-Marseille I a fait l'objet de barrages filtrants et
des cours ont
été perturbés dans la matinée, selon l'université. Les accès de Paris
XIII-Villetaneuse étaient
également génés par des barrages filtrants selon l'Unef.
Le site de Tolbiac (premières années de Paris I) a été totalement fermé mercredi par
le
président de l'université pour des raisons de sécurité car des étudiants ont occupé
le bâtiment
dans la nuit de mardi à mercredi, a-t-il annoncé dans un communiqué.
Rappelant qu'au total, "13 universités sont en grève alors même que 22 universités
sont en
vacances", le principal syndicat étudiant Unef a estimé dans un communiqué que "le
pari du
gouvernement d'utiliser les vacances scolaires pour étouffer la contestation a
échoué".
"La grève s'amplifie et un mouvement fort se dessine pour les semaines à venir",
a-t-il ajouté.
Il a épinglé la prestation du Premier ministre mercredi matin lors de sa conférence
de presse,
jugeant que "Dominique de Villepin a une nouvelle fois enchaîné les arguments
mensongers
et les formules creuses, sans craindre le ridicule" pour défendre le CPE.
Mercredi, des assemblées générales sont prévues dans toutes les universités pour
décider de
la suite à donner au mouvement.

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Publié dans Nanterre

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