La FCPE fustige l'expérimentation du "policier référent" voulue par Sarkozy
La FCPE, principale fédération de parents d'élèves, a fustigé vendredi l'expérimentation décidée par Nicolas Sarkozy d'un "policier référent" présent une demi-journée ou une journée par semaine dans les établissements scolaires des Hauts-de-Seine.
"Les Hauts de Seine connaissent-ils une hausse alarmante de la délinquance au sein des collèges ?, S'est-on assuré d'abord que les collèges y disposent de personnels éducatifs en nombre suffisant pour pallier les difficultés ordinaires avant de faire appel à des mesures extraordinaires ?", a interrogé la fédération dans un communiqué.
Elle a mis en doute l'efficacité du "message" ainsi adressé aux jeunes: "Sont-ils des délinquants en puissance que la police doit surveiller jusque dans l'Ecole parce que ceux chargés de les y encadrer ne sont pas à la hauteur ?".
"De qui, du policier ou de l'infirmière, de l'assistante sociale, de l'adulte tuteur, les adolescents recherchent-ils l'écoute et la compréhension ? Le ministre a-t-il donné de la police une image telle que le policier puisse être l'adulte auquel le jeune ira naturellement se confier ?", a-t-elle poursuivi.
"La quasi totalité des manifestations de violence auront disparu quand chaque élève aura le sentiment d'y être accueilli pour réussir", a affirmé la FCPE, en estimant que "le reste n'est qu'agitation et démagogie".
Le ministre de l'Intérieur et président du Conseil général des Hauts-de-Seine, Nicolas Sarkozy, a signé vendredi à Nanterre "un protocole départemental expérimental visant à renforcer la sécurité" dans les collèges.
Il prévoit la désignation d'un policier référent, c'est-à-dire connu des familles, des élèves et des enseignants", qui "pourra passer une demi-journée ou une journée par semaine dans un collège pour que ce ne soit pas aux familles ou enseignants d'aller au commissariat", a déclaré le président de l'UMP.