compte rendu de la recontre avec les candidats à la présidence de Paris X nanterre
voici des notes sur la réunion du 7 mai organisée par l'UNEF (désolé mais c'est un peu brut de décoiffrage ;) la militante présente é essayé de tout noter, c'est vrai pour le
début, moins pour les questions.
Max
Arrivée à 12h20, la réunion était prévue à 12h00.
Abécassis : Il va parler de l’organisation pédagogique. Toutes les universités sont
confrontées à une contradiction : université : doit faire en sorte d’accueillir tous
les bacheliers, sans aucune restriction. Ambition, permettre aux étudiants d’avoir
des modalités pédagogiques différenciées qui doivent permettre d’acquérir des
connaissances générales, de construire une analyse critique, mais aussi capacité de
se projeter dans l’avenir et réfléchir à ce devenir. A Nanterre on en est très loin.
Toute la population a un DIF, droit individuel à la formation, droit à la formation
tout au long de la vie, droit de se reconvertir, etc. Quelques mots sur le
fonctionnement de l’université et des instances. La LRU est entrain de bouleverser
les mécanismes antérieurs. Il faut que les décisions soient prises de façon
collégiale. Lieu d’échanges qui permettent de confronter les points de vue. De ce
point de vue, il est tout à fait essentiel que le CEVU et le CS continuent à jouer
tout leur rôle, et on va avoir besoin de nouvelles commissions de travail. De ce
point de vue, par exemple pour l’attribution des primes et de l’intéressement, pour
les questions de recrutement des enseignants chercheurs et des biatoss, nécessité
d’avoir des instances de concertation ouvertes ; Un président ce n’est pas le patron
d’une grande boite, il tire son autorité du fait qu’il arrive à tirer un certain
consensus des différents milieux universitaires. La maison étudiante : le projet
doit démarrer assez vite. Nécessité de repenser le projet de contenu tel qu’il avait
été défini précédemment. Une question qui avait été envisagée : question de
l’emplacement des organisations étudiantes. Pour lui, les organisation étudiantes,
préférable qu’elles restent dans leur lieux actuels, dans un même espace, même
bâtiment, risque de plus de gène si on les réunit. Il y aura un vice président
étudiant, beaucoup d’universités ont expérimenté cette pratique depuis très
longtemps. Parfois il ne fait rien donc ça se passe bien, ici à Nanterre, ce sera
plus compliqué à mettre en œuvre mais il faut qu’on avance. Il proposera un vice
président étudiant dans l’organisation étudiante la plus importante. Second point :
le contenu et la nature du rôle de sa fonction seront précisés dans une discussion
avec les organisations étudiantes. Rôle dans la commission sociale d’établissement ?
Il ne doit pas devenir ni un bouc émissaire, ni un écran. Il doit par ailleurs y
avoir un recours possible de la part des étudiants vers le président (le vice
président ne doit pas être le passage obligé si les autres organisations souhaitent
s’exprimer). Il aura des vraies fonctions et responsabilités.
Armande Le Pellec : cette réunion aurait du avoir lieu beaucoup plus tôt. Les
personnels biatoss sont les seuls à avoir organisé depuis le début des présentations
et réunions ou des candidats potentiels étaient présents. Le Snesup aussi, mais il
aurait fallu le faire plus tôt Elle est à la fois heureuse et inquiète, parce
qu’elle pense que ce qui va être essentiel, ce n’est plus complètement nos projets,
mais la question de la stabilité de l’établissement, et quelque soit le président
qui sortir a des urnes, car pb de puissance et de capacité à mettre en œuvre le
projet. Son inquiétude : cette question de stabilité et de la manière dont
l’ensemble de la communauté pourra s’emparer d’un projet. Elle a débuté en étant
responsable de la préparation au concours, directrice d’étude à l’IUFM pendant 1 an,
directrice adjointe d’école doctorale (elle cumule les postes et fonctions pour
répondre surement au CV d’Abécassis). Elle a pas mal été impliquée sur les dossiers
de professionnalisation des étudiants de Staps car entre 2 ministères (sports et
ensuprech). Puis fonction de vice présidente. Pourquoi elle n’a pas démissionné ?
Elle n’est pas là aujourd’hui pour sa carrière personnelle, si elle avait
démissionné il y a un an, elle aurait passé mieux le cap de l’élection
présidentielle, mais elle aime la difficulté. Elle vante le bilan du contrat
quadriennal et pourra répondre, s’il y a des critiques. A l’ouest parisien, elle
veut un pole universitaire de statut international et elle estime que notre
université a des atouts forts : on a toutes les SHS, on est à 15 minutes de Paris
centre, on voit les politiques successives en terme de foncier qui fait qu’on a un
campus presque intra muros, on est très bien positionné, force de frappe importante
en termes d’étudiants, de recherche. On est impliqué dans les pôles de
compétitivité, on pourrait tenir un réseau thématique de recherche avancée et tout
n’est pas joué mais on ne peut plus attendre. Pb de la politique de site de question
des PRES, urgence pour la nouvelle équipe. Son inquiétude est aussi liée au fait
qu’on est malmené par des politiques successives qui vont dans le même sens et qui
enchaînent les réformes. On a utilisé à Paris X toutes les marges de manœuvre pour
ne pas foncer tête baissée dans la mise en œuvre de la LOLF et plutôt à notre
profit, on a aussi la LRU, dans un contexte dans lequel il y a des réorganisations
d’agence, l’ANR, AERES, etc. Donc ce qui l’inquiète le plus, c’est la puissance à
nous rassembler autour d’un projet et le faire avancer, il faut qu’on se donne les
moyens de la mise en œuvre de noter service public d’université, il faut qu’on soit
pugnace dans les liens qu’on va avoir avec notre tutelle, et on a des éléments qui
montrent que les dotations récurrentes vont diminuer, qu’on se pose les questions de
mettre des critères de performance, on voit augmenter les dotations sur projet,
possibilités diminuées d’emploi de la fonction publique. En termes d’université
prenant sa place au sein de la CPU, rôle important et actif au sein de ce contexte,
on l’aura qq soit le président par nécessité. Elle a rencontré les organisations à
de nombreuses reprises, et quelques éléments. Plus que par le passé, on doit mettre
en place de nouvelles conditions pour mieux accueillir les bacheliers, et permettre
d’avoir de meilleures chances de poursuivre leurs études en master et en doctorat.
Pour cela, il faut qu’on ait une politique plus active du point de vue de la
pédagogie : plus de cours de TD que de cours de CM, ou des groupes de TD de taille
plus petites, véritable contrôle continu, évaluation formative, vrai levier de la
réussite étudiante. La deuxième chose qui semble importante : augmenter les heures,
avec une politique de langue très active, parce qu’il faut préparer les étudiants à
la mobilité, et cotutelles à l’heure actuelle en train d’exploser. Mais elle pense
que du point de vue de la politique des langues, il faut la renforcer. Il faut aussi
renforcer le service des relations internationales. Politique de réhabilitation des
locaux permettront de mieux réutiliser les TIS et l’enseignement à distance.
Insertion professionnelle erreur d’analyse : c’est pas parce qu’on a une mission
d’insertion professionnelle qu’il faut créer à tout va des formations
professionnalisantes. Il faut dissocier les adultes en reprises d’études, la
formation tout au long de la vie etc., le cœur de l’université, c’est de lier
formation et recherche, produire des connaissances. Il faut réaffirmer l’idée que la
préoccupation d’insertion professionnelle, et il faudrait un observatoire du devenir
de nos étudiants, il faudrait que dans les formations académiques, on puisse avec le
LRCP ( ?), puissance à permettre l’insertion professionnelle, qui, à partir de ce
moment là, par des dispositifs complémentaires, s’allieront avec des stages, des
préparations à faire un CV etc. Elle ne veut pas transformer l’université à un grand
centre d’apprentissage. Priorité sur le devenir des étudiants. Elle a beaucoup
discuté avec les Unefiens : triptyque : pour se sentir concerné, il faut avoir des
responsabilités, il faut à la fois s’exprimer et exercer ses responsabilités. Sur la
question de la maison de l’étudiant, elle a déjà beaucoup discuté, elle pense que
même si ils préfèreraient garder leurs locaux, il faudra travailler ensemble et
faire vivre. Le VP étudiant, même chose, sur les missions extra CEVU, aussi, sur le
fait de participer à l’élection présidentielle divergences entre les étudiants, etc.
Dernier élément : travail sur une crèche, avec l’opération campus, on va avoir plus
de moyens, en faire un véritable campus. Sur le logement étudiant, dans le plan
campus, une opération de logement étudiant.
Bernadette Madeuf. Elle remercie Vanessa. Il aurait aussi fallu que ça se fasse
avant. La situation dans laquelle on se trouve. Elle est au bâtiment B depuis 30
ans, elle a soutenu sa thèse à Nanterre, responsabilités variées, plus récemment,
elle a dirigé avec Abécassis l’UFR il y a pas longtemps, elle est directive de l’UFR
Segmi depuis un peu plus de 2 ans. Comme elle ne sort pas du CA, elle n’a pas toutes
les connaissances des dossiers précédents. Son métier ce n’est pas un métier de
technocrate, mais l’enseignement et la recherche. La loi LRU, à laquelle elle est
hostile, a un seul point positif : le président continue à être un enseignant
chercheur. Elle a 11 voix depuis le premier jour, mais elle est à la recherche de sa
douzième voix pour être élue et surtout que Nanterre sorte du blocage. Elle ne va
pas jouer à nous faire peur, tout le monde doit réaliser le sens de la situation.
Elle souhaite donner une explication de sa candidature qu’elle maintien : sa
déclaration à Abécassis, elle avait lancé cela comme un coup de carte pour le
provoquer. Elle a été énormément sollicitée à SEGMI et ailleurs, pour exercer ces
fonctions, pas beaucoup de candidats. On a 3 candidats. Elle est plutôt hostile à la
loi LRU, mais c’est une opinion, mais en tant que présidente ou fonctionnaire, elle
doit l’appliquer, le problème, c’est d’utiliser les marges de manœuvres qui restent.
Il n’est pas question de ne pas l’appliquer, ou d’entrer en résistance entre le
ministère et le parlement etc. Ce président nouveau a un cumul des pouvoirs
normalement répartis sur plusieurs instances. Dans des universités ailleurs qu’en
France, bien mieux réparti sur différents conseils que cela soit au niveau des
carrières, primes, recrutement des enseignants etc. Il doit être garanti de fonction
démocratique, d’une régulation dans les discussions, etc. Le consensus : délicat :
si l’on fait taire les minorités, évidemment il y a consensus. Elle est critique par
rapport à cette notion. Si l’on vote, il y a du pour et du contre, mais il faut
voter. Vote majoritaire ou consensus, le plus démocratique ? Elle n’est pas en
sciences politiques. Elle prendra des comités sur la base de viviers de gens élus
qui rentreront dans les comités de sélection, construit en fonction des sections CNU
à parité maître de conf, professeurs. Elle a été souvent sollicité pour dire qu’elle
n’était pas tête de liste : c’était pour dire : le CA est une instance de débats de
discussions, le président n’est pas forcément dans le CA et il accepte que le CA
puisse le critiquer, ou que la liste qui le soutien ne soit pas unanime derrière le
président. C’est délicat parce que toute le monde ne l’a pas compris et c’est peut
être difficile à le pratiquer dans le futur. Son projet par rapport à cette loi :
groupe de travail pour suivre le déroulement de la loi et de ses textes
d’application, pour réagir, par exemple au sein de la CPU, donc suivi institutionnel
des textes doit être fait dans la maison.
Campagne depuis le 11 janvier, programmes visibles, on a des échos, sources
visibles, etc. Carrière dans la durée exige degré d’adaptabilité aux circonstances,
etc. et cela exige un contenu académique théorique fondamental. La
professionnalisation est à différents niveaux, un master pro et une licence de
troisième année : très différentes. On ne va pas apprendre à faire un CV toutes les
années, donc les UE de professionnalisation, il ne faut pas retirer un contenu
scientifique ou des matières fondamentales sous prétexte qu’on doit apprendre à se
présenter en public. Le rapport Gauthier, nous devrions tous en discuter entre nous.
Nous avons un système d’examens et de contrôle qui demeure ancien. L’idéal serait
que la formation et l’évaluation soit liée, la vraie pédagogie, la vraie formation
exige des allers retours, entre ce que les enseignants apportent et le travail qu’on
leur remet, en continu, donc ce n’est pas seulement un partiel de fin de semestre.
Il faut un problème de conception, et un problème de moyen. Plan licence : 730 mille
euros sur un an soit 38 euros par étudiant. Si l’on améliore le taux de réussite en
première année, ce veut dire que le nombre d’étudiants en 2e année augmente, or
aucun texte du ministère le prévoyant. Elle est évidemment d’accord pour le
développement du volet international, mais avant d’augmenter les échanges, il faut
des moyens, donc des fonds privés. Maintenant que le monde entier parle globish, une
deuxième langue étrangère, ce serait très bien. Sur la recherche : l’identité d’une
université et son rang dépend de la recherche, qu’on le veuille ou non : c’est un
classement dont on peut et doit discuter des critères, mais il fait référence et on
ne peut pas ne pas le prendre en compte. Mais ça garantit la reconnaissance des
diplômes, il faut un appui sur les équipes de recherche, y compris pour les master
pro. L’ESC d’Amiens paye une prime aux enseignants lorsqu’ils publient un article
pour faire remonter la réputation de l’école. Recherche : permet le renouvellement
des analyses, des corpus théoriques. Imaginons que les étudiants apprennent la
médecine comme il y a 20 ans, et que sortant de médecine, ils la pratiquent en
fonction des connaissances d’il y a 20 ans : chacun d’entre nous aurait très peur.
Enfin la recherche c’est aussi ce qui vaut sur le plan régional, international et
national ; 2 modèles d'excellence : sélection à l’entrée, droits élevés, etc. 2nd
modèle, université démocratique, ouverte à tous les étudiants, mais alors il faut
qu’il y ait de la recherche de haut niveau.
B. Madeuf. Il y a déjà des financements privés. Le plan campus : concerne
essentiellement d’immobilier, certaines des opérations sont des partenariats privés
publics. Mais cela se fait que pour des gros montants. On a déposé une lettre
d’intention, et on est en deçà de ce montant, et si l’on n’est pas sélectionné, on
va chercher des moyens ailleurs, mais les entreprises veulent bien financer des
fonctions mais pas pour l’immobilier. Le financement privé, si j’en ai émis
l’hypothèse, ce n’est pas pour dire qu’en cas de problème on fera appel au «
financement privé » : il y a de tout dans le « financement privé », certaines
ressources privées peuvent être envisagées sans remettre du tout en cause l’identité
de l’université, et c’est déjà le cas aujourd’hui : il est minime par rapport au
financement public, mais il y a déjà à l’université des ressources qui proviennent
du privé sans que cela n’ait menacé son identité[1]. Les notes plancher : elle a
déjà répondu, comme la double moyenne : compliqué et impraticable à ses yeux. Il
faut, si l’on ne veut pas de notes planchers, de double moyenne, il faut
cœfficienter les matières.
Les PRES, il y a eu des tentatives de rapprochement entre les uns et les autres. Et
il faut aller voir les uns et les autres. Il y a 2 possibilités. Il faut chercher
des universités en région parisienne avec des sciences humaines et sociales en éco
gestion : d’habitude c’est séparé : il faudra faire alliance avec plusieurs
universités, pour conserver les deux : sciences humaines et sociales ET droit-éco.
Fusion avec Léonard de Vincy ? Elle ne savait pas, mais elle aurait été évidemment
contre.
Le Pellec : 3 éléments : sur la question des notes éliminatoires, de la double
moyenne, etc. Il n’y a personne dans cet établissement, dans la réunion des
directeurs d’UFR, personne n’y était favorable. Ou alors elle est malade, aveugle et
sourde, parce qu’elle ne comprend pas. En revanche, la question s’est posée du
dispositif prévoyant de conserver la qualité des diplômes. Ce qu’elle a toujours
répondu à cette question, mais à partir du moment où l’on a des élus étudiants, il
est important aussi d’en discuter. Ce qui est important, c’est la responsabilité, il
faut, pour se sentir concerné, devenir le lieu de contrôle de quelque chose, pour ne
plus être seulement auteur de l’analyse des actions des autres. C’est une question
que l’on doit discuter, ensemble, débattre, etc. Lorsqu’elle a dit tout à l’heure
que ce qui était importante, c’était un vrai consensus, c’est échanger des arguments
en étant capable de s’écouter, dans le dialogue et la recherche de consensus. Mais
enfin, si accord n’est pas unanime, le président tranchera. Toutes les procédures
d’allocation de moyens, même si le directeur ne pourra pas… adhésion non pas à la
décision, mais au principe qui en est à l’origine, c’est ce qu’elle appelle la
démocratie. Sur la question des PRES, l’équipe qui est encore là a fait des
démarches pour essayer de voir quels seraient les dispositifs qui donneraient les
marges de manœuvre les plus importantes pour l’université. La politique des PRES
s’organise en terme de délégation scientifique et de délégation des compétences des
différents comitésðil y a délégation puis transfert peu à peu de ses compétences
avant qu’il y ait fusion. Paris centre, quand on est en île de France. Des
discussions avaient eu lieu avec Paris 3, 6, 9. On a des relations très fortes avec
3 et 4, depuis des années. Paris 9, on avait rencontré Cergy Pontoise, à l’issue des
négociations qui ont fait qu’on a pas intégré l’IUFM…. On s’est posé la question de
Paris 11, la configuration de leur université fait que pas d’accord lorsqu’on a
discuté des délégations de compétence. Utilisant les pôles de compétitivité, les
PRES, les RTRA (réseaux thématiques de recherche avancée) pour thématiser au mieux
ce qu’est l’université. Sur le pole Léonard de Vincy : à aucun moment pour ce
qu’elle en connaît il n’a été question de fusion : seulement de voir dans quelle
mesure l’université, le pole et le Conseil général permettrait la mise à disposition
de locaux, l’usage.
Sur la question des moyens. Les membres du CA qui étaient disponibles, les 3
candidats à l’élection présidentielle ont été invités à participer à l'élaboration
du projet de Nanterre pour l'opération campus qui a été présentée.
2 wagons : il y a un second dépôt en juin, second wagon. On a voulu être dans le
premier. On a souhaité avoir différents volets. Le plan campus ne doit pas se
recouper avec le CPER (contrat de projet état – région). Nanterre y est. Elle ce
qu’elle a toujours mis en avant, c’est que ses projets doivent être en partenariat
avec les universités, et ça doit être un campus. Il a toujours été dit qu’il
faudrait des partenariats. En revanche, dans la négociation avec l’Etat : 2 choses à
retenir : les PPP, et la dimension immobilière avec notamment les problèmes de
dévolution du patrimoine.
Denis Abecassis : les 2 qui vont être retenus dans la première vague sont connus :
Saclay Orsay et Paris centre ( ???). : on ne va pas être dans la première vague.
Donc on compte sur la seconde vague.
Seconde question : note éliminatoire ou plancher. Sur les notes plancher, 2 types de
problèmes, avant qu’on décide d’un système de validation des diplômes et modules, il
faut nécessairement une validation indispensable par le CEVU. Or, ce qui s’est
passé, c’est que d’une part il n’y avait pas eu…en aucun cas on ne pourra valider un
système de notation non validé par le CEVU, éventuellement avant dans les UFR. Il a
obtenu que les propositions antérieures soient rejetées. Il faut en discuter avec la
responsabilité qu’ils ont en matière de qualité des diplômes. La palette des
formations proposées. Création de la licence MP (mathématique et physique) pour
renforcer le domaine des sciences (les 2 autres lui font remarquer que ce n’est pas
de son fait, ça l’est déjà). La Convention avec Léonard de Vincy :
Le Pellec ou Abécassis ( ???) : Grâce à l’équipe : on est passé de 450 000 euros à
900.000 de financement par le Conseil général grâce à l’équipe sortante avec un
projet à 1, 2 millions. PRES : on a des pistes, des contacts avec toutes les
universités.
Madeuf reprend la parole sur les PRES (parce qu’elle a parlé moins longtemps). Denis
vient de parler de complémentarité, elle pense exactement le contraire : elle n’est
pas sure que Paris 5 et 7 se rapprochent, il n’est pas sur qu’ils veulent des
sciences humaines. Tout au contraire, elle veut qu’on maintienne les sciences
humaines au sens large, c'est-à-dire droit/éco et sciences humaines au sens strict,
et approfondir ces deux domaines par des partenariats en cohérence avec Nanterre,
mais pas de « complémentarité » avec les mathématiques et la physique.
Intervention de Caroline : Il y a une incitation dans les plans campus au PPP, mais
pas d’obligation, or cela pourrait être très dangereux, donc elle souhaiterait que
les candidats se prononcent contre les partenariats publics privés. Autre point : la
double moyenne : elle constate tous les candidats sont contre et elle en est ravie.
Décret du 30 juin 1946 permet à la présidence d’enregistrer les candidatures, non
pas de créer un service de la préfecture au sein de la fac (ce que d’autres ont fait
mais la préfecture n’a pas à débarquer sur le campus) mais un service de
l’université chargé de leurs dossiers et de les transmettre à la préfecture.
Personne, ni semble-t-il aucune université ne l’a mis en place alors que c’est
possible.
Le Pellec : si l’on est hors plan campus : on n’est pas une université en
difficulté, les CPERE passés et futurs : acceptables : on est bien positionné par
rapport à notre schéma directeur. Il faut se battre pour qu’il y ait des frais
d’inscription définis nationalement donc, les étudiants n’auront pas à payer[2].
Taxe d’apprentissage, c’est plus de 900.000 euros, les contrats d’apprentissage plus
d’1,2 millions. Sur la recherche de financement complémentaire, on a déjà des
opportunités. Sur la question des étudiants étrangers : à l’heure actuelle on a des
étudiants inscrits à Paris X et on ne leur donne pas leur certificat d’assiduité :
ils sont étudiants de l’université de Paris X, leur carte de séjour n’est pas
prorogé, hors de question. Elle ne savait pas que des étudiants se faisaient
contrôler sur le campus. Il peut y avoir des voitures de police le soir tard après
22 heures. Il y a des étudiantes qui contactent les services de M. Guinot pour les
accompagner le soir jusqu’à la cité U. Question sur les 400points au test de
français. Elle répondra, Caroline lui fera remarquer qu’elle dit n’importe quoi,
mais elle n’est pas au courant.
Sur les CRS sur la fac : cette décision ne peut être prise que par un président et
un préfet. Elle n’est pas imputable à l’équipe qui n’a pas été consultée (ou elle
aurait été contre ?), elle refuse de porter une décision qu’elle n’a pas soutenue.
Elle est contre le blocage, et il faut lier (elle ne sait pas la franchise
universitaire)…. Elle est donc pour le rétablissement de la franchise universitaire.
D. Abécassis : tout étudiant inscrit à l’université doit être protégé par
l’université : écrit une lettre au préfet. Intervention des forces de l’ordre : il
est à son sens tout à fait exceptionnel, ponctuel, lié à une menace imminente sur
des personnes. « Lorsque je serai président, il faut que je m’engage. Pour les 3
étudiants poursuivis, il va essayer qu’il y ait retrait de plainte. »
Il souhaite des droits d’inscription définis nationalement. Si un étudiant n’a pas
passé la procédure d’orientation active, pourra-t-il s’inscrire ? Le président a le
pouvoir d’y déroger et ça n’est pas fait. Donc non, ce ne sera pas un motif de
refus.
Madeuf : frais d’inscription : non, aucune augmentation. Les libertés syndicales :
panneaux : pas afficher partout, des panneaux plus grands et possibilité de coller à
la colle. Quand il y a un mouvement, il faut un dialogue. Il faut un bureau de la
vie étudiante avec les différentes composantes pour discuter de ces problèmes. Les
étudiants sans fac ça lui pose un problème.
Opinion personnelle rapide quant à la réunion et aux propos qui y ont été tenus:
1-Abécassis : Il fait des sourires à tout le monde et tient un discours très consensuel. Il s’adapte au public
(comme par ailleurs Le Pellec). Par exemple, il déclare hier pendant la réunion : «
Quand il y a un mouvement social important, il me semble important qu’il se
développe » : on peut souligner que sa position était contraire, en plein mouvement,
lors de la convocation de la grand messe d’Audéoud (convocation de tous les
personnels de l’université) où il a appelé un « règlement de la situation » et un
retour à la normale, ne se prononçant nullement pour la poursuite et l’amplification
du mouvement (discours qu’il pouvait par ailleurs tenir en convoquant les différents
syndicats à son début, mais ce n’était pas le même public).
2-Le Pellec : Elle est dans un déni total des problèmes. Pour elle, tout va bien.
Elle vante, dès qu’elle peut, les mérites de l’équipe sortante et lorsque celle-ci
est critiquée, se démarque de « l’équipe présidentielle », qui prend des décisions
avec lesquelles elle a pu être en désaccord. Elle dénie le fait que le retard de
Nanterre en matière de partenariats, fruits de la politique précédente, soit un
problème, et fait comme si l’opération campus allait nous allouer des fonds
exorbitants permettant de réaliser tous les projets du contrat d’établissement.
Lorsque je lui ai suggéré qu’il était parfaitement fantaisiste de penser que nous
serions choisi dans l’opération campus, elle a évoqué une sélection lors de la
seconde vague de candidature. Par ailleurs, le manque de financement au cas même où
ne serions pas choisi ne serait pas un problème, puisqu’il y a bien d’autres sources
de financement pour l’université (elle a utilisé plein de sigles que je n’ai pas
compris et des gros chiffres). Il se trouve que cela est faux, mais je ne le savais
pas hier donc je n’ai pas pu répondre. Le bilan financier de l’université qui figure
dans le contrat d’établissement prouve le contraire, l’immense majorité des
financements sont du fait de l’Etat et Nanterre ne pourrait aucunement survivre sans
ces fonds (les 900.000 euros de la taxe d’apprentissage, que pèsen-t-ils face aux 30
millions d’euros de la part des ministères ?). Bref, elle est dans le déni total des
problèmes.
3-Madeuf : elle est bien plus consciente des difficultés auxquelles va être
confrontée Nanterre tout en étant parfois un peu dans le déni (ex : l’opération
campus c’est immobilier. Quand on lui dit que dans les textes du ministère, si c’est
un projet immobilier, il s’agit bien de faire des 10 universités choisies la pointe
de l’université française et la vitrine de la recherche et de l’enseignement à
l’international, elle reconnait que cela n’a rien d’essentiellement immobilier).
Elle ne racole pas, dit des choses qui déplaisent éventuellement (sur l’affichage :
les syndicats et associations ne demandent pas seulement des panneaux plus grands
mais de pouvoir afficher au scotch partout, sur les étudiants étrangers aussi,
montrant son incompétence totale –la même que les autres candidats- par rapport à ce
problème). Elle s’est démarquée d’Abécassis sur le point des partenariats avec les
autres universités, témoignant d’une réflexion à ce propos qui est intéressante
(moins la complémentarité : faire de tout superficiellement, que l’approfondissement
dans nos deux pôles existant : sciences humaines et droit-éco). Elle a pris des
engagements clairs (comme les autres) concernant la démocratie à l’université, les
droits d’inscription, la sélection. Bref : elle n’est certainement pas d’extrême
gauche mais ce n’est pas une technocrate, effectivement.
La différence entre les trois candidats, ce n’est pas tant leurs positions ou
réponses (ils disent oui à tout, sauf Madeuf, ce qui arrive à la discréditer), c’est
le degré d’honnêteté dont ils font part lorsqu’ils les affirment. Et pour ma part,
sans aucun doute, la candidate la moins agréable me semble de loin la plus digne de
confiance.
Cordialement,
Max
[1] Oui, elle a raison sur ce point : si les cafétérias internes aux bâtiments, par
exemple, sont publiques -je ne sais pas si c'est le cas- et que la valeur ajoutée
dégagée soit une ressource, c’est une forme de financement privé (le prix des
paninis, délirant, vient de l’argent des étudiants qui ne veulent pas déjeuner au
crous), et cela pourrait par exemple être un moyen parmi d’autres qui ne remet pas
en cause l’identité de l’université…
[2] Ce n’est pas parce que les frais d’inscription sont définis nationalement qu’on
a pas à payer ( !!!). S’il faut se battre pour qu’ils soient définis nationalement
(ce pour quoi les 3 candidats sont d’accord), le fait de ne pas avoir à payer n’en
découle en aucune façon, il faut donc se battre sur les deux mais l’un n’est pas
compris dans l’autre (contrairement à ce qu’elle semble affirmer).