FO appelle à une grève interprofessionnelle contre le CPE le 7 mars
Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a appelé lundi les salariés du public et du privé à une grève interprofessionnelle le 7 mars, journée nationale de mobilisation des syndicats, étudiants et lycéens contre le contrat première embauche (CPE).
"Il n'est pas question de faire de la surenchère entre les syndicats, mais nous considérons qu'il faut monter un cran au-desssus", a déclaré M. Mailly lors d'une conférence de presse. "Nous avons consulté le comité confédéral national, qui rassemble toutes les unions départementales et les fédérations, qui a voté pour la grève à 86,2% (94,5% des suffrages exprimés)", a-t-il ajouté.
FO est le seul syndicat à avoir appelé à la grève interprofessionnelle pour la journée d'action du 7 mars contre le CPE.
La CGT avait précédemment indiqué qu'elle laissait ses troupes "décider par secteur et par entreprise" si elles faisaient grève ou pas ce jour-là, en plus des manifestations qui auront lieu contre le CPE. La Fédération CGT des Services publics, premier syndicat de la fonction publique territoriale, avait ainsi appelé vendredi les agents des collectivités locales à la grève ce jour-là.
Le CPE est un CDI réservé aux moins de 26 ans (dans les entreprises de plus de 20 salariés), qui débute par une période de deux ans au cours de laquelle l'employeur peut licencier le salarié sans justification.
"Nous contestons le CPE à la fois sur le fond et sur la forme. Nous voulons continuer à accroître la pression sur le gouvernement", a poursuivi M. Mailly.
"Le CPE concerne aujourd'hui plus les gens du secteur privé, mais les salariés du public n'y échapperont pas d'une manière ou d'une autre: si on veut lutter effectivement contre lui, il faut manifester le 7 mars, mais aussi appeler à la grève", a-t-il ajouté.
Le 10 février dernier, l'Unef, l'UNL, la CFDT, la CGT, FO, la CFTC, la FSU et l'Unsa avaient appelé "à organiser des manifestations" partout en France le 7 mars, au terme de trois heures de réunion.
A ces organisations, déjà à l'origine de la journée d'action du 7 février, s'étaient joints Solidaires, la Confédération étudiante, Sud étudiant et la Fidl et, plus récemment, la CFE-CGC.
Le 7 février, entre 220.000 et 400.000 personnes avaient manifesté en France contre le CPE, les organisations syndicales, lycéennes et étudiantes parlant alors d'une "première étape".