Le collectif jeunes contre le CPE appelle à manifester le 23 février
Le collectif d'organisations de jeunes contre le contrat première embauche (CPE) a appelé à une journée de manifestations jeudi 23 février, alors que toute la France, sauf la région parisienne et Bordeaux, sera en vacances.
Cette journée coïncide avec le début de l'examen du projet de loi sur l'Egalité des chances par le Sénat.
"Tout comme le vote à l'Assemblée nationale, celui du Sénat ne sera pas une date butoir", a assuré dans un communiqué le collectif, qui s'est réuni jeudi soir.
Citant le contrat d'insertion professionnelle (CIP), qui avait donné lieu à un mouvement en 1994, "la mobilisation continuera jusqu'au retrait du CPE", a-t-il ajouté.
Mardi, les lycéens et étudiants de retour de vacances (la zone C: Bordeaux et les trois académies d'Ile-de-France) sont incités à prendre le relai de Rennes et Toulouse notamment, à la pointe de la protestation, et à "marquer la rentrée".
Le collectif, composé d'organisations lycéennes (UNL, Fidl), étudiantes (Unef, Confédération étudiante, Sud-étudiant, Attac campus), syndicales (Jeunes CGT, Unsa-jeunes), politiques (MJS, MJCF, UEC, Alternatifs, PRS jeunes, JCR, Jeunes verts) et associatives (Léo Lagrange, JOC), s'est constitué le 12 janvier, quelques jours après l'annonce de la création du CPE par le Premier ministre.
Constatant "avec satisfaction l'enracinement et l'extension de la mobilisation des jeunes" contre le CPE, le collectif a rappelé "son soutien à l'ensemble des initiatives".