Non aux lois anti-immigration, non aux expulsions, régularisation !
MANIFESTATION LE SAMEDI 18 FÉVRIER À 14 HEURES
« « de la PLACE de CLICHY à la place de la RÉPUBLIQUE » »
( VIA BARBES )
Appel à la Manifestation des Sans-papiers
CESEDA : cessez ça !
Le projet de réforme du CESEDA (Code de l'Entrée et du Séjour des Etrangers
et du Droit d'Asile) s'inscrit dans la lignée des mesures de plus en plus
restrictives et répressives prises contre les étrangers depuis 2002.
Si le nouveau Code entre en vigueur, les rares possibilités de
régularisation disparaîtront : exigence d'un visa de long séjour (presque
jamais délivré en pratique), abrogation de la disposition relative aux 10
ans de présence, restriction du droit au séjour pour les étrangers malades.
Les droits fondamentaux de toutes et de tous, Français-es et étranger-es,
sont menacés : droits à la santé, à l'éducation (expulsion de jeunes
scolarisé-es), à la vie privée et familiale (mesures contre le regroupement
familial et contre les mariages des sans-papiers), droit d'asile.
« Immigration choisie » = immigration jetable
Parallèlement, le ministre de l'intérieur prétend favoriser une «
immigration choisie » et sélectionner dans les pays du Sud la main d'ouvre
dont le patronat des pays riches du Nord a besoin. Les collectifs de
sans-papiers et les organisations qui les soutiennent rejettent cette
conception utilitariste de l'immigration, qui réduit la personne à sa seule
force de travail et perpétue le pillage colonial sous d'autres formes.
Les sans-papiers qui sont présents sur le territoire français, et qui y
travaillent, exploités par des employeurs sans scrupules, seront condamnés à
la précarité à perpétuité. Dans le même temps, par ses attaques contre le
droit du travail (CPE et CNE), le gouvernement prétend offrir au patronat un
pouvoir absolu sur une main d'ouvre soumise, qu'il sera possible de
licencier sans préavis pendant une période d'essai de deux ans. La réforme
du CESEDA s'inscrit dans un projet de précarisation généralisée du monde du
travail.
Non : aux Rafles, non aux Expulsions, Régularisation Globale de Tous les
Sans-Papiers !
Comme l'a montré la récente répression des grévistes de la faim de
Seine-et-Marne, les méthodes du gouvernement constituent une fuite en avant
dans le tout répressif. Refus d'une régularisation globale, arrestations
massives s'apparentant à des rafles, détentions en centres de rétention,
expulsions groupées au mépris des conventions internationales, discours
relayant les thèses de l'extrême droite et prenant les sans-papiers pour
cibles : le ministre de l'intérieur entend faire du chiffre et préparer sa
campagne présidentielle sur le dos des sans-papiers.
Une autre politique de l'immigration est nécessaire, urgente, qui soit
fondée sur le respect et l'égalité des droits de toutes et de tous et de
chacun. C'est à nous de l'imposer, par la solidarité et la mobilisation
citoyenne !
Les Collectifs de sans papiers et les Organisations qui les soutiennent
continueront à se battre pour exiger le retrait des lois contre l'immigration,
l'arrêt des expulsions et la Régularisation globale de tous les
sans-papiers, qui est la seule solution humaine, réaliste et efficace.
Premiers signataires :
Collectifs de sans papiers : Coordination 93 de lutte de sans papiers,
Collectif de Montreuil, Collectif de pratique et Reflexion Féministes ,
Rupture, ALIF sanspapiers (CSP 11/12/18/19/77/92), UNCsp,
Organisations de soutien : Les Verts, Les Alternatifs, Mrap, Alternative
Citoyenne IDF, COPAF, Autremonde, PCF, CEDETIM/ipam, SUD Education,
COLCREA, ASSOCOL, FSU, RAJFIRE, Union syndicale Solidaire, LCR,
CACTUS/Lagauche, Résistance 7e Art, ACER, Gisti, UNEF, IACD, LDH, DIDF