REAGISSONS FACE AUX EXPULSIONS
NANTERRE, UNE PREFECTURE QUI NE RESPECTE RIEN…
A 10 mn du campus, la préfecture de Nanterre joue une bien triste partie de bluff :
depuis le 2 mars, une quinzaine de résidents et travailleurs dans l’attente d’une
régularisation ont été arrêtés à ses guichets et immédiatement emprisonnés en centre
de rétention administratif, attendant leur expulsion définitive. Une préfecture n’a
pas le droit d’arrêter des personnes qu’elle a convoquées. Mais le zèle que met son
préfet a atteindre les « objectifs » d’Hortefeux et de son ministère fait froid dans
le dos : à défaut de pouvoir rafler les sans-papiers convoqués, elle leur demande de
se présenter certains jours pour être régularisés, et ajoute à l’oral que les 8
premiers auront plus de chances d’avoir un titre de séjour. On évite ainsi la
convocation, et on rafle sans scrupule celui qui a le malheur de croire aux
promesses des représentants de l’État[1].
…ET QUI S’ATTAQUE AUX ETUDIANTS
Étudiant-e-s de Nanterre, nous sommes doublement concernés : ces agissements de la
République pèsent sur le destin d'un nombre croissant d'entre nous. Les cas de 15
étudiants actuellement sous le coup d'une Obligation de Quitter le Territoire
Français (OQTF) ont déjà été recensés. Certains attendent la réponse de leur recours
contre cette injustice. Ils ont beau être étudiants, passé un mois c'est
l'emprisonnement en centre de rétention assuré au premier contrôle d'identité. Déjà
qu’il est obligatoire pour un étudiant étranger de réussir son année et que le visa
d’étude ne permet pas de travailler pour la financer, cela relève de l’exploit quand
les contrôles d’identité au faciès se multiplient à la gare de Nanterre.
REAGIR AVEC LE RESEAU EDUCATION SANS FRONTIERE (RESF)
En réponse aux arrestations systématiques au guichet de la préfecture de Nanterre
ordonnées par le préfet et revendiquées publiquement par son secrétaire général
("Ici ce n'est pas une église" ose-t-il déclarer dans Le Parisien), le RESF 92 a
décidé de déployer une banderole devant la pref avec ces mots : ICI ON ARRÊTE ET ON
EXPULSE. Chacun d’entre nous se doit de soutenir, accompagner et relayer ce
rassemblement permanent. La préfecture se trouve à 10 mn de l'autre côté de la gare,
il suffit tourner à droite en suivant le boulevard des provinces françaises jusqu'à
la place des droits de l'Homme (ça ne s'invente pas).
ET SE REUNIR A LA FAC POUR EVITER LE PIRE
REUNION PUBLIQUE D’INFORMATION ET DE MOBILISATION
JEUDI 17 AVRIL A 12H30
RDV DANS LE HALL DE L’AMPHI DD
JEUDI 17 AVRIL A 12H30
RDV DANS LE HALL DE L’AMPHI DD
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