Les travailleurs/euses sociaux/ales en formation se mobilisent : nous sommes tou-te-s concerné-e-s !
Le 31 janvier 2008 est paru un décret d’application de la loi dite « d’égalité des chances » (2006), qui instaure une gratification des stages de plus de trois mois de 398,13 euros par mois, seulement pour les stagiaires du privé, le secteur public étant exempté de payer la gratification à ses stagiaires. L’Etat n’ayant pas alloué de fonds supplémentaires afin d’aider les structures privées à faire face à cette dépense, un grand nombre de travailleurs-euses sociaux-ales en formation ne trouvent pas de stage, remettant ainsi en question la validation de leur année. Par ailleurs, aucune information n’a été transmise concernant les conséquences que cette gratification a sur les financements déjà existants (ASSEDICS, bourses, RMI, CIF ...)
Les travailleurs/euses sociaux/ales en formation se mobilisent (éducateurs-trices spécialisé-e-s, éducateurs-trices de jeunes enfants, assistant-e-s de service social et moniteurs-trices éducateurs-trices). Mercredi 26, de nouvelles manifestations ont eut lieu à Rennes, en Lorraine, à Lyon, Marseille etc.
Si seuls les travailleurs/euses sociaux/ales en formation sont actuellement mobilisé-e-s, ils ne seront pas les seuls à subir à l’avenir les conséquences des sous-rémunérations pour les stages puisque les filières professionalisantes des universités engendrent une prolifération des stages. Pour autant, comme l’ont rappelées certaines assemblées générales, ce ne sont pas des miettes (398.13 euros par mois) qui pourront endiguer la précarité étudiante.
Dans l’immédiat, il faut donc que l’Etat débloque des fonds pour permettre que tou-t-e-s- les travailleurs-euses sociaux-ales en formation puissent valider leur formation. Pour autant, nous estimons que la question de la précarité étudiante ne pourra être résolue avant que chacun-e prenne conscience du fait que les étudiant-e-s sont des travailleurs/euses en formation. Ce constat implique nécessairement la mise en place d’un salaire social étudiant, qui permettrait à la fois une réelle autonomie de la jeunesse, et serait une première réponse à la précarité des étudiant-e-s.
La mobilisation doit donc s’amplifier !