2 février : Après un premier avertissement
Malgré un accord au rabais de dernière minute signé par trois
organisations minoritaires qui a un peu plus embrouillé les esprits, la
mobilisation du 2 février s¹est traduite par des arrêts de travail, des
manifestations et des actions revendicatives dans toute la France.
Christian Jacob doit maintenant tenir compte du ras-le-bol général
exprimé par les agents publics tant sur le pouvoir d¹achat que sur les
conditions de travail, sur les « réformes » successives et sur les
suppressions d¹emplois.
L¹Union syndicale Solidaires exige du Ministre qu¹il ouvre de
véritables négociations salariales et discute sérieusement avec toutes
les organisations syndicales des dossiers sociaux et statutaires en
oubliant l¹accord historiquement ridicule signé en catimini sur ces
sujets.
Pour Solidaires Fonctions Publiques, les mobilisations pour faire
aboutir les revendications des personnels de la Fonction Publique
doivent s¹amplifier en construisant véritablement des processus
unitaires de mobilisations.
La politique du gouvernement sur le pouvoir d¹achat dans la Fonction
publique est la même que celle du MEDEF envers les salariés du Privé.
Le gouvernement préfère la précarisation de jeunesse avec le CPE, clame
sa volonté de réduire le chômage des jeunes et dans le même temps
supprime des emplois dans la Fonction publique et autant de
possibilités de concours pour de jeunes diplômés.
Ces revendications rejoignent celles de tous les salariés, précaires et
chômeurs, car nous sommes tous concernés par les réductions de pouvoir
d¹achat, d¹emplois et de précarité.
C¹est pourquoi, l¹Union syndicale Solidaires appelle à manifester avec
les organisations de jeunesse (notamment Sud Etudiant) le 7 février
pour le retrait du CPE.
C¹est en ce sens qu¹elle a déposé un préavis de grève.
Pour l¹Union syndicale Solidaires Fonctions Publiques, l¹urgence est à
construire des mobilisations interprofessionnelles et
intergénérationnelles pour gagner sur les salaires, l¹emploi et la
précarité.