Haltes au chantage à l'emploi !
Le gouvernement se vante de la baisse continue du chômage.
Pourtant des économistes affirment que l'emploi n'augmente pas.
Cette baisse n'est en réalité que l'effet de radiations massives,
du transfert de nombreux demandeurs d'emploi
dans des catégories non comptabilisées dans les statistiques
et de l'explosion des contrats précaires.
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Ils nous parlent de « reprise d'emploi »,
mais il n'y a pas d'emploi pour tous !
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Les entreprises licencient en toute impunité et profitent des contrats aidés
pour embaucher à moindre coût pour des boulots souvent ingrats, pénibles.
Contrat d'Accompagnement à l'Emploi (CAE), Contrat d'Avenir (CA) ou Contrat
Initiative Emploi (CIE) restent des contrats précaires, sous-payés, non choisis
pour beaucoup. Le Contrat Nouvelle Embauche (CNE) et le Contrat Première
Embauche (CPE), assortis d'une « période d'essai » de deux ans, se substituent
aux CDI. Les chômeur-e-s sont orientés prioritairement vers des secteurs
d'activité en « tension » : le bâtiment, l'industrie, le service à la personne.
Il n'y a plus de formation et vous ne trouvez rien dans votre secteur ?
Qu'importe, depuis le 1er janvier 2006 le suivi mensuel personnalisé est en
place. Vous serez convoqué-e tous les mois, et non plus tous les 6 mois, dans
votre agence.
La multiplication des entretiens ne créera pas d'emploi mais augmentera les
risques pour les chômeur-e-s d'être contraint-e-s, harcelé-e-s et
sanctionné-e-s : pression pour que vous acceptiez un contrat précaire dans un
secteur en tension, stages de « remobilisation » imposés, contrôle renforcé
tous les 15 jours, baisse de vos allocations, voire la radiation pure et dure.
Le suivi mensuel entraînera également une explosion mécanique des radiations
pour « non-réponse à convocation » mais aussi pour « refus d'emploi ou de
formation » (décret Villepin).
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Les agents ANPE et leurs « portefeuilles »
de chômeur-e-s à placer ou à radier !
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Pour mater la réticence éventuelle des conseillers ANPE à pressurer et à radier
les chômeur-e-s, la direction prévoit une individualisation du travail. «
Chaque conseiller est responsable d'un portefeuille de demandeurs d'emploi
pouvant aller jusqu'à 130 ou 140 », précise une note interne, ce qui permet un
« suivi des contributions individuelles » , alors que le travail était jusqu'à
présent évalué par agence.
Cela ouvre la porte à toutes les pressions pour que l'agent se plie aux
objectifs : par la carotte (un système de primes pour chaque chômeur « placé »)
ou le bâton (la menace d'une insuffisance professionnelle pouvant conduire à un
licenciement). La note insiste sur cette nouvelle culture du métier de
conseiller ANPE, axée sur le « résultat » en fonction des « exigences du marché
» et non plus sur le conseil.
L'OBJECTIF POURSUIVI EST D'OBLIGER
TOUTES ET TOUS À ACCEPTER N'IMPORTE QUEL EMPLOI,
N'IMPORTE OÙ ET À N'IMPORTE QUELLES CONDITIONS.
Il est temps que les chômeur-e-s, salarié-e-s,
agents ANPE s'organisent pour une riposte commune
contre les attaques gouvernementales et patronales et
pour conquérir des droits nouveaux.
Pourtant des économistes affirment que l'emploi n'augmente pas.
Cette baisse n'est en réalité que l'effet de radiations massives,
du transfert de nombreux demandeurs d'emploi
dans des catégories non comptabilisées dans les statistiques
et de l'explosion des contrats précaires.
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Ils nous parlent de « reprise d'emploi »,
mais il n'y a pas d'emploi pour tous !
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Les entreprises licencient en toute impunité et profitent des contrats aidés
pour embaucher à moindre coût pour des boulots souvent ingrats, pénibles.
Contrat d'Accompagnement à l'Emploi (CAE), Contrat d'Avenir (CA) ou Contrat
Initiative Emploi (CIE) restent des contrats précaires, sous-payés, non choisis
pour beaucoup. Le Contrat Nouvelle Embauche (CNE) et le Contrat Première
Embauche (CPE), assortis d'une « période d'essai » de deux ans, se substituent
aux CDI. Les chômeur-e-s sont orientés prioritairement vers des secteurs
d'activité en « tension » : le bâtiment, l'industrie, le service à la personne.
Il n'y a plus de formation et vous ne trouvez rien dans votre secteur ?
Qu'importe, depuis le 1er janvier 2006 le suivi mensuel personnalisé est en
place. Vous serez convoqué-e tous les mois, et non plus tous les 6 mois, dans
votre agence.
La multiplication des entretiens ne créera pas d'emploi mais augmentera les
risques pour les chômeur-e-s d'être contraint-e-s, harcelé-e-s et
sanctionné-e-s : pression pour que vous acceptiez un contrat précaire dans un
secteur en tension, stages de « remobilisation » imposés, contrôle renforcé
tous les 15 jours, baisse de vos allocations, voire la radiation pure et dure.
Le suivi mensuel entraînera également une explosion mécanique des radiations
pour « non-réponse à convocation » mais aussi pour « refus d'emploi ou de
formation » (décret Villepin).
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Les agents ANPE et leurs « portefeuilles »
de chômeur-e-s à placer ou à radier !
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Pour mater la réticence éventuelle des conseillers ANPE à pressurer et à radier
les chômeur-e-s, la direction prévoit une individualisation du travail. «
Chaque conseiller est responsable d'un portefeuille de demandeurs d'emploi
pouvant aller jusqu'à 130 ou 140 », précise une note interne, ce qui permet un
« suivi des contributions individuelles » , alors que le travail était jusqu'à
présent évalué par agence.
Cela ouvre la porte à toutes les pressions pour que l'agent se plie aux
objectifs : par la carotte (un système de primes pour chaque chômeur « placé »)
ou le bâton (la menace d'une insuffisance professionnelle pouvant conduire à un
licenciement). La note insiste sur cette nouvelle culture du métier de
conseiller ANPE, axée sur le « résultat » en fonction des « exigences du marché
» et non plus sur le conseil.
L'OBJECTIF POURSUIVI EST D'OBLIGER
TOUTES ET TOUS À ACCEPTER N'IMPORTE QUEL EMPLOI,
N'IMPORTE OÙ ET À N'IMPORTE QUELLES CONDITIONS.
Il est temps que les chômeur-e-s, salarié-e-s,
agents ANPE s'organisent pour une riposte commune
contre les attaques gouvernementales et patronales et
pour conquérir des droits nouveaux.
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