"Collection Automne-Hiver" une expo de photo sur le mouvement social à nanterre
Cette exposition réunit plus de vingt-cinq photographies prises pendant la période mai – décembre 2007, à Paris et à Nanterre.
Face à un gouvernement qui s’est annoncé comme celui de la rupture et qui multiplie les réformes dans les domaines les plus sensibles, on a vu se lever depuis l’élection présidentielle de nombreuses vagues de protestation. C’est dans ce contexte mouvementé que s’inscrit la mobilisation étudiante contre la loi de réforme de l’université, dite loi Pécresse.
Ces photographies montrent plusieurs facettes de cette mobilisation depuis ses débuts discrets en mai jusqu’aux récents évènements de décembre : assemblées générales, manifestations, mais aussi tensions à l’intérieur de l’université, opposant les étudiants à la présidence et aux forces de police, opposant aussi les étudiants entre eux.
Face à un gouvernement qui s’est annoncé comme celui de la rupture et qui multiplie les réformes dans les domaines les plus sensibles, on a vu se lever depuis l’élection présidentielle de nombreuses vagues de protestation. C’est dans ce contexte mouvementé que s’inscrit la mobilisation étudiante contre la loi de réforme de l’université, dite loi Pécresse.
Ces photographies montrent plusieurs facettes de cette mobilisation depuis ses débuts discrets en mai jusqu’aux récents évènements de décembre : assemblées générales, manifestations, mais aussi tensions à l’intérieur de l’université, opposant les étudiants à la présidence et aux forces de police, opposant aussi les étudiants entre eux.
L’objectif de cette exposition ne se limite pas à présenter des clichés de personnes en lutte contre une loi, il s’agit de s’interroger sur la spécificité et l’impact politique d’une mobilisation estudiantine aujourd’hui. Les mouvements étudiants se suivent mais ne se ressemblent pas. Malgré l’aspect presque routinier des moyens d’action et parfois des revendications elles-mêmes, émergent au cœur de l’agitation de nouvelles inquiétudes et de nouvelles questions. Ainsi, la mobilisation a peiné à prendre de l’envergure et de nombreux étudiants s’en sont désintéressés très vite, elle a aussi peiné à se rendre visible et peu de médias en ont suivi l’évolution. C’est bien cette grande indifférence qui a fait le déclin du mouvement, cette grande fatigue, ce désarroi de tous côtés. Est-ce à dire que la cause est mauvaise ? Certains condamnent les moyens d’action, d’autres critiquent l’engagement politique des étudiants et estiment que ce n’est pas là leur rôle. Or, c’est bien du statut de l’université et a fortiori du statut de l’étudiant dont il est question, non seulement dans cette réforme, mais aussi chez les défenseurs et les détracteurs du mouvement étudiant qui la conteste. C’est pourquoi cette exposition à une double visée : informer d’abord, informer ceux qui n’ont pas voulu ou n’ont pas pu s’intéresser aux évènements de cet automne ; interpeller ensuite, interpeller chacun dans son identité d’étudiant et l’amener à prendre une position personnelle concernant l’université qu’il veut faire vivre et l’étudiant qu’il veut être.Car si les étudiants adhèrent à leurs études sans être plus capable de penser sur ces études, de penser sur eux-mêmes, sur l’Université d’aujourd’hui et de demain, alors ce ne sont plus des étudiants. Ce regard critique (et les différentes décisions qui peuvent en découler) est peut-être la seule exigence qui incombe aux étudiants, dans leur travail et dans leur vie qui est aussi une vie politique. Walter Benjamin, dans ses conférences prononcées en 1914 sur La vie des étudiants, concluait sur ces mots : « Par voie de connaissance, chacun libèrera l’avenir de ce qui aujourd’hui le défigure ».
Université Paris X
Du 04 ou 08.02.2008
Espace REVERDY
rdc du Batiment L
10h – 21h
Du 04 ou 08.02.2008
Espace REVERDY
rdc du Batiment L
10h – 21h
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