Partageons les richesses, pas la précarité !
Alors que les salarié-e-s descendent dans la rue pour défendre leur pouvoir d’achat, signifiant une situation de plus en précaire de la société, pour y répondre le gouvernement ne trouve rien de mieux que des réforme anti-sociales qui n’aggraveront que plus encore la situation des salarié-e-s. Des chiffres inquiétants du chômage, une croissance qui stagne, autant de signaux agités tel un épouvantail pour nous endormir. Parce que nous nous sommes laissé-e-s privé-e-s de trop de droits, il est impératif de construire un front social large contre cette réforme qui remet en cause, non seulement la protection par la loi des salarié-e-s, mais plus encore, en individualisant les contrats de travail, elle remet en cause une fois pour toute un système où la société assume de façon collective les conditions de la production et la redistribution des richesses. Il est nécessaire aujourd’hui de s ‘organiser et de préparer la riposte qui nous concerne toutes et tous.
La fédération des syndicats SUD Etudiant, membre de l’Union syndicale Solidaires, revendique la réduction du temps de travail effective à 32h par semaine à salaire égal, la fin de toutes les discriminations à l’embauche (des femmes, des jeunes, des personnes âgées, des étrangers, des militant-e-s syndicaux,...) et la fin de la traque et de la culpabilisation systématique des chômeurs et des chômeuses. De même, afin de résoudre en partie le problème du chômage nous réclamons des embauches massives dans la fonction publique accompagnées des moyens nécessaires à son bon fonctionnement. Concernant la précarisation des salarié-e-s, nous réclamons une revalorisation des grilles salariales, en particulier à l’égard des salarié-e-s les moins qualifié-e-s, la revalorisation de tous les minimas sociaux. Bref, d’une véritable redistribution des richesses au profit des travailleurs et non des patrons.