Pour le respect de tous les citoyens de la République
APPEL
Le 23 février 2005 quelques députés firent voter un texte de loi concernant
La reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des
français rapatriés, et trouvèrent l'occasion de consacrer dans l'article 4,
« le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique
du Nord… ».
Cet article de loi est une véritable provocation et un dénis de vérité.
Depuis des années nous assistons malgré les interpellations des citoyens et
des associations, au silence assourdissant de l'Etat concernant sa
responsabilité dans les crimes coloniaux. Les massacres d'Algériens le 17
octobre 1961, commis par la police parisienne demeurent encore aux abonnés
absents pour les plus hautes autorités de notre pays, malgré leurs discours
sur la « nécessité de tourner la page d'une histoire douloureuse ».
Non, la colonisation n'a pas joué un rôle positif,
car elle s'est toujours fondée sur
la violence, l'humiliation, la dépossession…
L'éducation à la citoyenneté devrait prendre en compte les mémoires
partagées et l'exigence d'une histoire commune. Aussi, c'est aux historiens
de construire l'histoire, et non au législateur d'imposer à des millions de
nos concitoyens une vision insultante et mensongère de cette histoire.
La démocratie ne pourra jamais se nourrir de l'occultation et seule une
histoire assumée permet de tisser les fils de l'avenir. Tronquée, elle est
source de fracture et d'école de l'impunité.
Les guerres de mémoire et les dissimulations font le jeu des partisans des
discours xénophobes dans notre pays. Ce sont ces derniers qui hier comme
aujourd'hui jouent avec les peurs de l'étranger et stigmatisent l'immigré
et ses descendants.
Les propos du Président de la République le 4 janvier 2006 « Le texte
actuel divise les français. Il doit être réécrit» sonnent comme un aveu.
C'est pourquoi, les organisations sous-signés rejettent la réécriture du
texte et exigent l'abrogation pur et simple de la loi de la honte.
Manifestation jeudi 23 février 2006
pour l'abrogation de la loi de la honte.
Le 23 février 2005 quelques députés firent voter un texte de loi concernant
La reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des
français rapatriés, et trouvèrent l'occasion de consacrer dans l'article 4,
« le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique
du Nord… ».
Cet article de loi est une véritable provocation et un dénis de vérité.
Depuis des années nous assistons malgré les interpellations des citoyens et
des associations, au silence assourdissant de l'Etat concernant sa
responsabilité dans les crimes coloniaux. Les massacres d'Algériens le 17
octobre 1961, commis par la police parisienne demeurent encore aux abonnés
absents pour les plus hautes autorités de notre pays, malgré leurs discours
sur la « nécessité de tourner la page d'une histoire douloureuse ».
Non, la colonisation n'a pas joué un rôle positif,
car elle s'est toujours fondée sur
la violence, l'humiliation, la dépossession…
L'éducation à la citoyenneté devrait prendre en compte les mémoires
partagées et l'exigence d'une histoire commune. Aussi, c'est aux historiens
de construire l'histoire, et non au législateur d'imposer à des millions de
nos concitoyens une vision insultante et mensongère de cette histoire.
La démocratie ne pourra jamais se nourrir de l'occultation et seule une
histoire assumée permet de tisser les fils de l'avenir. Tronquée, elle est
source de fracture et d'école de l'impunité.
Les guerres de mémoire et les dissimulations font le jeu des partisans des
discours xénophobes dans notre pays. Ce sont ces derniers qui hier comme
aujourd'hui jouent avec les peurs de l'étranger et stigmatisent l'immigré
et ses descendants.
Les propos du Président de la République le 4 janvier 2006 « Le texte
actuel divise les français. Il doit être réécrit» sonnent comme un aveu.
C'est pourquoi, les organisations sous-signés rejettent la réécriture du
texte et exigent l'abrogation pur et simple de la loi de la honte.
Manifestation jeudi 23 février 2006
pour l'abrogation de la loi de la honte.
Publicité