chronique de la répression a lille (témoignages trouvés sur internet)
17h : intervention des crs dans l’enceinte de lille 3
hier le 13 décembre aux alentours de 17h, Jean Claude Dupas, directeur de l’université de Lille 3, a fait intervenir la Compagnie Républicaine de Sécurité dans la faculté de Lille 3 afin de déloger les bloqueurs des Bâtiments. Alors que nos , excusez moi du terme, camarades étaient en manifestation, quelques 50 étudiants bloqueurs se sont retrouvé face a un mur de CRS en armure et n’ont eu que la possibilité de fuir face au menace de notre "chére" République.
Je ne peux ainsi que constater la détresse de l’état pour faire passer une réforme dévastatrice en force. Et je vous demande à Tous, bloqueurs et anti bloqueurs, comment vous pouvez vous permettre de fermez les yeux face a cet acte de répréssion ordonné par notre "super" président.
Comment pouvez vous autorisez le République a agir ainsi ? Aprés tous le blocage n’est il pas une simple forme d’expression ? Ainsi la réprésion d’une telle chose n’est q’une atteinte à notre liberté d’expression dans notre pays la france "démocratiqe".
Aussi avons dès maintenant le choix de nous organiser contre la répréssion ou de simplement fermer les yeux sur cette "banale" erreur démocratique car la n’est plus une question de LRU ou de quoi que ce soit mais une atteinte a nos droits fondamentaux de citoyens francais. Ce choix n’est qu’a vous.
témoignage d’étudiants de lille
Pour résumer les choses de façon succinte : en sortant à 16h30 de la bibliothèque de l’UFR d’allemand où nous avions passé l’après-midi à travailler, nous sommes tombées au sein de plusieurs sections de CRS, armées de matraques, de flash ball... et d’une détermination d’acier. Dans le hall du bâtiment A, ils démontaient le blocage sous les yeux médusés des étudiants et le sourire figé du président de l’université. Il n’y a pas eu d’altercations, au plus, des discussions entre le président et les élèves, nous étions plus ou moins encerclés, la majorité des bloqueurs était semble-t-il à la manifestation, il s’agissait donc majoritairement de personnes ayant réussi à rentrer dans l’établissement. Les caméras étaient au rendez-vous, il y a eu interviews.
Les CRS nous prenaient également en photo. Après une petite demie-heure, ils nous firent sortir en nous poussant sans ménagement, prétextant que nous pourrions re-rentrer ensuite. S’en suivirent dehors, de quelques slogans criés ("Dupas, démission") et des coups rythmés frappés à la porte vitrée (loin d’être assez forts pr la faire voler en éclats !) alors que beaucoup attendaient simplement de voir le dénouement, avant que les CRS brusquement ne décadenassent la porte et nous chargent.
Cela se reproduisit plusieurs fois, certains se réfugièrent dans la BU dans la panique générale (elle fût évacuée, au grand damn de ceux qui y travaillaient), un professeur se fit matraquer dans la mêlée ainsi qu’une élève. Je tiens à préciser que, aux "première loges" (et neutre) durant tous les évènements, je n’ai rien vu être casser de la main des étudiants, ni des CRS. Nous nous sommes retrouvés au niveau du R.U. où les CRS nous barraient le passage vers l’université, nous laissant pour seule alternative de quitter les lieux. Toujours en marchant vers la passerelle, nous nous risquâmes à quelques slogans (cependant pas insultants) avant d’entendre deux sommations extrêmement rapprochées, alors même que nous battions en retraite, et une nouvelle charge.
Nous regagnâmes avec mon amie la station de métro, où la situation stagna plus d’une heure. Nous discutâmes avec les CRS, longuement. Ils étaient en très grand nombre (les photos des voitures présentes en témoigneront) et ne cessaient de repartir au pas de course par petits groupes en direction de l’université (en passant par le côté "laverie"). Il y aurait eu plus de 10 interpellations. Des bribes de phrases lancées par les CRS :
"On peut discuter comme ça maintenant avec vous, ça ne nous empêchera pas si on se retrouve face à face demain de vous charger et vous matraquer." On est prévenus...
"On saura faire la différence entre ceux qui veulent entrer pour bloquer, et ceux qui veulent entrer pour travailler. Ca se voit." Ca a déclenché les huées.
"Depuis 30 ans, c’est les mêmes slogans que vous nous sortez. CRS=SS etc." Un CRS moqueur.
"Vous n’êtes rien, vous êtes inexistants, on ne vous entend pas, on ne parle pas de vous aux infos." Un CRS que sa matraque semblait démanger.
À une étudiante au bord des larmes, dénonçant la violence de l’action : "Vous voulez un kleenex ?" Lui et ses collègues ont trouvé ça très drôle.
À une étudiante en master qui devait assister à une conférence, et alors que les charges étaient finies et les étudiants dispersés sur le site : "Non, par principe on ne vous laissera pas passer." Un CRS rigolard, j’insiste sur ce terme. Ce à quoi elle répliqua qu’au moins, les bloqueurs laissaient passer les masters...