disparition des filières non-rentables, ça commence !
La mention "droit social" ne figure pas dans la nomenclature des mentions de masters diffusée par le Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche : « Droit des affaires », « Droit international et européen », « Droit privé », « Droit public ». Le droit social serait vraisemblablement intégré dans la première mention... No comment !
Ci-dessous l'appel de l'association française de droit du travail.
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Association française de Droit du travail et de la Sécurité sociale
Étonnement et inquiétude
La mention « Droit social » ne figure pas dans la nomenclature des mentions de masters diffusée par le Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche auprès des Universités aujourd'hui concernées par le renouvellement de leurs habilitations à délivrer des diplômes. Seules pourraient être retenues, pour les masters des filières juridiques, les mentions : « Droit des affaires », « Droit international et européen », « Droit privé », « Droit public».
Si la première de ces mentions ne figurait pas dans cette liste réduite, on pourrait seulement regretter une représentation surannée du champ des disciplines juridiques, vouant le droit du travail et le droit de la protection sociale à n'être que des provinces du droit privé. Mais il est troublant que le « droit social » soit absent tandis que le « droit des affaires » est traité comme une sous-discipline juridique de premier rang. Ne suggère-t-on pas - ou ne fournit-on pas l'occasion d'argumenter - que droit du travail et droit de la protection sociale ne constituent, au fond, que des provinces du droit des affaires, au motif qu'ils contribuent à l'organisation de l'entreprise et à la régulation de l'économie ? Singulière représentation de ces deux branches de notre ordre juridique, riches de signification historique et d'importance pratique considérable. Le renvoi du droit social au rang d'éventuelle « spécialité » de masters de droit privé ou de droit des affaires est incompréhensible du point de vue des besoins de formation (les étudiants diplômés en droit social éprouvent moins de difficultés que beaucoup d'autres à accéder à une activité professionnelle en rapport avec leur formation) comme de recherche.
Toutes les personnes partageant cet étonnement et cette inquiétude pour la place du droit social dans les cursus offerts par les Universités françaises sont invitées à exprimer leur soutien* à la démarche que l'Association française de droit du travail et de la sécurité sociale entreprend, auprès de la Direction générale de l'enseignement supérieur, afin de faire admettre la mention « Droit social ».
Antoine Jeammaud
Président de l'AFDT
Ci-dessous l'appel de l'association française de droit du travail.
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Association française de Droit du travail et de la Sécurité sociale
Étonnement et inquiétude
La mention « Droit social » ne figure pas dans la nomenclature des mentions de masters diffusée par le Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche auprès des Universités aujourd'hui concernées par le renouvellement de leurs habilitations à délivrer des diplômes. Seules pourraient être retenues, pour les masters des filières juridiques, les mentions : « Droit des affaires », « Droit international et européen », « Droit privé », « Droit public».
Si la première de ces mentions ne figurait pas dans cette liste réduite, on pourrait seulement regretter une représentation surannée du champ des disciplines juridiques, vouant le droit du travail et le droit de la protection sociale à n'être que des provinces du droit privé. Mais il est troublant que le « droit social » soit absent tandis que le « droit des affaires » est traité comme une sous-discipline juridique de premier rang. Ne suggère-t-on pas - ou ne fournit-on pas l'occasion d'argumenter - que droit du travail et droit de la protection sociale ne constituent, au fond, que des provinces du droit des affaires, au motif qu'ils contribuent à l'organisation de l'entreprise et à la régulation de l'économie ? Singulière représentation de ces deux branches de notre ordre juridique, riches de signification historique et d'importance pratique considérable. Le renvoi du droit social au rang d'éventuelle « spécialité » de masters de droit privé ou de droit des affaires est incompréhensible du point de vue des besoins de formation (les étudiants diplômés en droit social éprouvent moins de difficultés que beaucoup d'autres à accéder à une activité professionnelle en rapport avec leur formation) comme de recherche.
Toutes les personnes partageant cet étonnement et cette inquiétude pour la place du droit social dans les cursus offerts par les Universités françaises sont invitées à exprimer leur soutien* à la démarche que l'Association française de droit du travail et de la sécurité sociale entreprend, auprès de la Direction générale de l'enseignement supérieur, afin de faire admettre la mention « Droit social ».
Antoine Jeammaud
Président de l'AFDT
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