Les miettes jetées par Pécresse ne vont pas nous rassasier !

Publié le par SUD étudiant

La ministre de l’enseignement supérieur laisse transparaitre des signes d’inquiétudes préoccupants pour l’avenir de l’enseignement supérieur. Non seulement elle ne cesse de dénoncer une mobilisation qu’elle considère comme un complot de « l’extrême gauche », mais de plus elle vient de prouver qu’elle n’a rien compris à notre mobilisation.

En effet, en annonçant un redéploiement de budget sur le logement étudiant (en supprimant au passage 11 milions d’euros à l’université de Jussieu), elle espère étouffer la contestation naissante dans les universités. Or, la mobilisation ne s’est jamais établie sur ces bases. Ce que les étudiant-e-s réclament dans les assemblées générales, c’est l’abrogation pure et simple de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU).
 De plus, outre l’abrogation de la LRU, Sud étudiant exige :
 - la suppression des frais d’inscriptions à l’entrée de l’université pour garantir la gratuité de l’enseignement supérieur
 - une gestion plus démocratique des universités avec la mise en place d’assemblées générales décisionnelles et la suppression des conseils centraux, afin d’associer tou-te-s les acteurs-actrices de la communauté universitaire aux débats et aux prises de décision 
- la refonte du système d’aides sociales et l’augmentation immédiate des bourses, dans l’attente de l’instauration d’un salaire social

Tant qu’aucune réponse n’aura été apportée à ces revendications, rien ne pourra satisfaire la mobilisation étudiante. Ces revendications ne sont pas négociables car les étudiant-e-s ont faim, et ce ne sont pas les miettes lancées par Pécresse qui pourront nous rassasier.

Alors que les observateurs du mouvement constatent que Sud étudiant tient un rôle central depuis le début, nous rappelons que seule la coordination des universités peut prétendre disposer d’une légitimité de représentation de la mobilisation, aucune organisation ne pouvant prétendre parler en lieu et place des étudiant-e-s mobilisé-e-s.

Les milliers d’étudiant-e-s qui ont hier manifesté contre la LRU dans une dizaine de villes, et les 13 universités actuellement en grève ne pourront en aucun cas se satisfaire de ce que la ministre a présentée hier. Nous poursuivons la mobilisation, celle-ci s’amplifie de jour en jour, de nombreuses universités qui n’avaient pas encore organisé d’assemblées générales ont prévu de se réunir dans le courant de la semaine prochaine. D’ici là, la coordination de Rennes sera l’occasion de réaffirmer nos revendications.

 

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