Communiqué de sud étudiant Paris1 sur l’occupation et l’évacuation de la Sorbonne.
Une assemblée générale a eu lieu ce mardi 6 novembre vers 14h30 sur le site inter-universitaire de la Sorbonne (Paris1 et ParisIV) réunissent environ 300 étudiants. Durant cette première grosse assemblée générale (regroupant autant de monde que durant la lutte anti-CPE/LEC), les étudiants de la Sorbonne ont débattu des revendications, mais aussi des modalités d’actions de la grève. Après plusieurs heures de débat, la majorité des étudiants se sont prononcés pour l’abrogation de la loi d’autonomie des Universités, la solidarité avec les travailleurs en lutte en tant que travailleur en formation que nous sommes, mais aussi pour la régularisation de tous les Sans Papiers (dans le contexte de plus en plus dure d’expulsion d’étudiants étrangers). L’assemblée générale s’est prononcée à une large majorité pour le vote de la grève, avec la mise en place d’un blocage des cours (notamment du hall des grands amphis), ainsi que l’occupation de la Sorbonne ce mardi soir.
L’occupation de la Sorbonne est motivée par une volonté de se réapproprier l’Université de la Sorbonne comme durant le mouvement anti-CPE/LEC, mais aussi comme un moyen d’être solidaire de la fermeture du site de Tolbiac par la présidence de Paris1. En effet, devant le vote et l’application de l’occupation de la Sorbonne, la direction de Paris1 a manifesté officieusement une volonté de davantage dialoguer et assurer la réouverture de Tolbiac (avec la possibilité de tenir une assemblée générale). Autant dire que Monsieur Pierre-Yves Henin ne semble que prendre en compte nos revendications légitimes de nous réunir dans Tolbiac que sous la pression ! Vers 23h, la centaine d’étudiants occupant la Sorbonne a été évacuée sans la moindre arrestation. IL est a noter qu’une fois de plus une seule et unique réponse est apportée aux revendications des jeunes mobilisés à savoir la répression policière ! Face à cela, les étudiants de Paris1 en grève compte bien être présent dès l’ouverture du site de Tolbiac et de la Sorbonne pour poursuivre la mobilisation, qui ne fera qu’amplifier dans les jours et les semaines qui viennent jusqu’au retrait des attaques du gouvernement.
Le syndicat SUD-Étudiant Paris1 condamne l’intervention policière pour évacuer la Sorbonne, mais aussi exige des excuses et des engagements clairs de la part de la présidence de Paris1 quant à la réouverture définitive du site de Tolbiac et la possibilité d’y tenir des débats, des projections de films et surtout des assemblées générales dans des conditions normales. De plus, le syndicat SUD-Étudiant Paris1 exige un engagement ferme et écrit de la part de Monsieur Pierre-Yves Henin de ne poursuivre aucun étudiant gréviste de Tolbiac. En effet, des récentes déclarations dans la presse laissent entendre que le président de l’Université Paris1 compte entamer des poursuites judiciaires envers des étudiants en grève de Tolbiac. De telles intentions sont inacceptables ! Le syndicat SUD-Étudiant Paris1 soutient totalement l’ensemble des revendications adoptées lors de l’assemblée générale de la Sorbonne d’aujourd’hui, et partagent pleinement les modalités d’action décidées pour obtenir la liberté d’expression et le libre exercice du droit de grève à Paris1, mais aussi pour lutter contre la loi Pércresse. Nous sommes en conséquence solidaires de toutes les Universités les plus mobilisées (Rouen, Aix-Marseille) qui font aujourd’hui l’objet de même mesure répressive des présidences des Universités dont l’unique but est de mettre fin à la grève naissante. Plus d’une vingtaine d’Universités sont en effet aujourd’hui mobilisées, dont une dizaine en grève avec blocage des cours (Rouen, Rennes2, Toulouse Mirail, Tolbiac, Sorbonne, Aix-Marseille, Perpignan, Tours …). La lutte ne fait que commencer !