Non à la répression du mouvement social étudiant !
Communiqué de presse du comité de grève de Tolbiac
Vendredi 2 novembre la présidence de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne a pris
la décision de fermer administrativement et arbitrairement le site de Pierre
Mendès France (PMF). Cela dans le but d’empêcher les étudiants de se réunir en
Assemblée Générale, car sans ces dernières ils sont dans l’incapacité de
construire le mouvement de grève, puisqu’ils ne peuvent se concerter pour
organiser la mobilisation.
Ainsi la présidence affiche sa volonté de briser la grève par tous les moyens. De
plus elle cherche à diviser les étudiants en prétendant qu’il ne s’agit que d’un
mouvement minoritaire. Or par deux fois la grève avec piquets a été votée en
Assemblées Générales (AG) le mardi 30 octobre par plus de 800 étudiants et
reconduite le 31 octobre par plus de 1000 étudiants. On observe que cette
stratégie de répression du mouvement social émane du ministère car elle a été
également appliquée ailleurs en France (Rouen, Aix-Marseille, Grenoble, Tours…).
Face à cela, dans la matinée du lundi 5 novembre l’ensemble des étudiants
mobilisés ont pris collectivement la décision de rouvrir l’université par leurs
propres moyens. Par la suite une délégation de cinq personnes fut envoyée pour
engager un dialogue avec monsieur Pierre-Yves Hénin, le président de l’université
de Paris 1 ; avec le mandat suivant :
- réouverture de PMF sans condition et aux heures habituelles
- mail d’information sur la réouverture à tous les étudiants
- possibilité d’organiser des débats et des projections avec des intervenants
extérieurs
- la tenue d’AG dans de bonnes conditions, dont une AG interprofessionnelle avec
les IATOS et les enseignants
- des excuses au personnel du CROUS pour ne pas avoir été prévenu de la fermeture
du site.
Le président n’a dénié consentir à aucune des revendications, a méprisé la
délégation, allant même jusqu’à menacer de poursuites judiciaires les acteurs de
la réouverture de Tolbiac. Dans ce contexte il nous a été impossible de tenir
l’Assemblée Générale initialement prévu ce lundi à 12h. La légitimité de notre
mouvement s’assoit dans l’union de toutes les forces en action. Nous appelons donc
à la solidarité de tout les étudiants, personnels des universités et plus
largement tous ceux qui sont contre la politique de régression sociale du
gouvernement à rejoindre la lutte. Notre liberté d’étudier ne pourra se faire dans
le cadre de la loi Pécresse.