Loi d’autonomie des Universités : une offensive libérale inacceptable !
Les tenants de la vieille idéologie libérale veulent nous faire croire que la responsabilité du chômage est dû au système actuel des formations universitaires alors que celui-ci est du au fonctionnement économique et social de notre société.
Par cette « nouvelle » loi, clé de voûte d’un programme beaucoup plus vaste de casse généralisée du service public, le gouvernement de Sarkozy et le patronat (MEDEF) ouvrent la voie à une future privatisation de l’université.
La loi Sarkozy relative « aux libertés et responsabilités des universités » instaure en effet :
Un-e président-e d’université tout-e puissant-e : (art 5,6,7,8,19,23)
• Choix arbitraire dans l’embauche des personnels, amenant de facto une tendance à la précarisation et au clientélisme vis à vis des personnels de l’université.
• Le Conseil d’Administration, l’organe décisionnel de l’université, élu par l’ensemble de la communauté universitaire, se trouve diminué de 60 à 30 membres, à la merci d’un président/manageur surpuissant, avec moins d’élus du personnels (3 élus maximum), moins d’élus étudiant-e-s (de 3 à 5 élus maximum) mais toujours plus de représentant-e-s du MEDEF. (7 à 8 personnels « extérieurs » non élues).
Une autonomie financière ouvrant la voie à la privatisation : (art 10,14,18,26,27,28)
• Désengagement de l’état au profit du financement privé, c'est-à-dire instauration d’une concurrence entre les universités amenant de facto de profondes inégalités entre établissements comme cela se passe dans le système américain, dans lequel, en à peine 30 ans, les frais d’inscriptions ont été multipliés par 4, allant de 2000 euros pour les universités les moins prestigieuses à plus de 30000 euros pour les plus réputées.
• Universités propriétaires de leurs bâtiments produisant de facto une augmentation à court terme des frais d’inscriptions pour l’entretien des établissements.
• Suppression arbitraire de formations jugées non rentables (sciences humaines) au profit de celles jugées rentables sur le marché du travail (droit, économie), amenant de facto à la disparition des filières jugées «non rentables». Les budgets respectifs des différentes filières seront attribués non plus en fonction de critères culturels et intellectuels mais en terme de productivité (avec la multiplication des stages précaires) et de rentabilité.(Quel diplôme satisfera le plus l’entreprise, ressource financière principale de l’université).
Un enseignement à deux vitesses : (art 14, 17,19)
• Distinction accrue enseignement/recherche, c'est-à-dire à court terme des diplômes de licence dévalués, déconnectés du master et de la recherche, ces derniers étant « réservés » à une élite auquel n’aura pas accès la plupart des étudiants diplômés de licence.
• Pré-orientation qui signifie clairement l’instauration d’une sélection => les bachelier-ères ne seront plus libres de choisir ni leurs filières ni leurs universités et, comme dans le système scolaire américain, c’est la loi de l’argent et des notes qui déterminera le droit ou non d’étudier.
Nous nous prononçons pour une université publique, gratuite, laïque, critique, de qualité et ouverte à tous et toutes !!!!!
Non refusons l’éternel reproduction des inégalités sociales produite par l’enseignement scolaire !!!!!
Nous exigeons le retrait inconditionnel de la loi Sarkozy !!!!!
Nous appelons l’ensemble des étudiant-e-s, des chercheur-e-s, du personnel enseignant et non enseignant ainsi que des lycéen-ne-s à se réunir
le MARDI 16 OCTOBRE 12h30 amphi E3
en Assemblée Générale
pour débattre tous ensemble de la loi et des moyens d’organiser la mobilisation afin d’en obtenir l’abrogation !!!!!