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 Notre syndicat est complètement indépendant, nous avons choisi de nous associer aux salarié-es de l'union syndicale SOLIDAIRES pour préserver notre liberté. Notre indépendance a un prix, elle ne repose que sur l'énergie des militant-es, c'est pourquoi nous vous appelons a vous organiser avec nous.


Précarité, discriminations, attaques contre les droits sociaux, 

contre le code du travail

et les services publics.
Aujourd'hui nous avons à faire face a l'action d'un gouvernement et d'un patronat
hostile aux jeunes et aux travailleurs.

 

Et toi, qu'est ce que tu as pour te défendre ? 

TOI, TU AS LE SYNDICAT !
Adhére a SUD c'est le moment !

Pour changer l'université, la société, c'est maintenant qu'il faut agir !
Samedi 27 novembre 2010 6 27 /11 /Nov /2010 18:31

Publié dans : Luttes internationales

Via Mediapart.

Les Britanniques n’avaient pas vu une telle mobilisation étudiante depuis bien longtemps. Depuis deux semaines, la contestation dans les universités prend de l’ampleur outre-Manche. Motif de la colère : la possibilité d’un doublement, voire d’un triplement des frais de scolarité dans les universités publiques. Une mesure-choc, qui va de pair avec les coupes drastiques du budget des université annoncées dans le cadre du vaste plan d’austérité de 81 milliards de livres (95 milliars d’euros) d’ici à 2015 rendu public en octobre par la coalition libérale-conservatrice au pouvoir depuis six mois, et dont l’objectif est de juguler l’immense déficit public – 10%, le plus élevé en Europe, après l’Irlande (même si le Royaume-Uni n’est pas dans l’euro).

Face à ces mesures radicales (aides au logement et aux familles entaillées, report de suppression de 500.000 postes dans la fonction publique, ministères forcés de rogner 19% de leurs dépenses...), les grands syndicats de salariés commencent tout juste à réagir. Les étudiants, eux, ont pris le devant. Et inquiètent l’establishment depuis que, le 9 novembre, une manifestation contre la hausse des frais de scolarité (« tuition fees ») a dégénéré, plusieurs manifestants envahissant la tour Millbank, siège londonien du parti conservateur du premier ministre David Cameron.

Mercredi 24 novembre, pour la deuxième journée d’action, plusieurs « dizaines de milliers » de jeunes selon le quotidien de centre-gauche The Guardian ont manifesté un peu partout dans le pays, à Manchester, Liverpool, Sheffield, Cambridge, Leeds, Brighton, etc. D’autres ont organisé des sit-in, occupé des amphithéâtres ou des bâtiments universitaires. Sur son site web, le Daily Telegraph dresse la liste (non exhaustive) des actions dans les plus grandes villes... « Le mouvement a été si disparate qu’il est difficile de mesurer le nombre exact de participants », explique The Guardian.

Mercredi soir, la télévision a diffusé en boucle les images d’un camion de police pris à partie en pleine manifestation londonienne, et 41 étudiants ont été arrêtés. Ces scènes effraient les tabloïds et la presse conservatrice, prompte à assimiler les étudiants à des « émeutiers », dénonçant la « violence » du mouvement, qui reste pourtant marginale.

La police mise en cause

Le mouvement semble parti pour durer. Vendredi, les occupations se poursuivaient dans au moins neuf universités, chroniquées en temps réel sur le site internet du Guardian (et sur des sites militants comme Anticuts). Les blogs fleurissent, appelant à l’action dans telle ou telle université (l’University College de Londres, les étudiants de Cambridge...). Vendredi, la permanence londonienne d’un député libéral qui s’était dit, lors de la campagne électorale (comme son parti d’ailleurs), opposé à toute hausse des frais de scolarité avant les élections de juin, a été occupée. A Oxford, les étudiants ont prévu une nouvelle « grosse manifestation » samedi. Une nouvelle journée, la troisième en trois semaines, est prévue mardi 30 novembre dans tout le pays, à l’appel d’organisations comme le NCAFC (National Campaign Against Fees and Cuts), qui entend peser à la fois contre la hausse des frais de scolarité et les mesures d’austérité. Sur la page Facebook de l’événement, 19.000 participants sont déjà annoncés. « Il faut craindre mardi des affrontements violents dans les villes de notre pays », s’inquiète The Independent. Une autre journée pourrait être programmée en décembre, quand la loi sur les frais de scolarité sera examinée au Parlement.

La police elle-même se prépare à un affrontement de longue haleine. Sous pression pour sa gestion calamiteuse de l’occupation du QG des Tories le 9 novembre, le chef de la police londonienne, Sir Paul Stephenson a admis avoir sous-estimé l’ampleur de la manifestation ce jour-là : seuls 250 policiers, vite dépassés par environ 50.000 manifestants (source : National Union of Students), avaient été mobilisés. Dramatisant son propos, le policier le plus puissant du pays explique désormais que « les temps ont changé (...) Pendant la période qui s’achève nous n’avions pas vu de débordements violents, mais désormais la probabilité est que nous allons faire face à des troubles plus importants dans nos rues ».

Un discours martial, destiné à légitimer le recours à des moyens plus violents d’endiguement de la contestation. Vendredi, une vidéo capturée mercredi lors de la manifestation circulant sur YouTube a fait la « une » des sites d’information : on y voit la police montée charger des manifestants à Whitehall, le quartier des ministères. La Metropolitan Police de Londres est contestée pour avoir encerclé pendant six heures plusieurs milliers de manifestants, dont des enfants de 12 ans, dans le froid glacial : une technique, surnommée le « kettling » (littéralement « la stratégie de la bouilloire »), qui consiste à décourager les manifestants en les empêchant de manger, d’aller aux toilettes, etc. Cette stratégie a fait florès en France lors des mouvements lycéens anti-réforme des retraites, notamment place Bellecour, à Lyon, le 21 octobre. Encerclée dans la manifestation londonienne, l’éditorialiste du New Statesman Laurie Penny dénonce sur son blog la « violence de la police contre des enfants ». « Malgré ce que disent la plupart des médias, cette foule, ce n’était pas une populace menée par un gang de fauteurs de troubles déterminés à tout péter. » (...) Enfants de la « pire récession que nous ayons jamais vue de mémoire humaine », ils sont « en rage » : « Ils ne croient plus aux promesses d’emplois, d’éducation, de vie remplies et de tranquillité. Ils comprennent que maintenant, ces choses-là sont réservées aux plus riches. »

 

Risque de décourager les étudiants pauvres

Il faut dire qu’au prétexte de la « justice » (« fairness »), leitmotiv de la coalition au pouvoir, les mesures radicales qui vont toucher l’université risquent d’accroître le fossé entre les universités les mieux dotées et les autres, mais aussi entre les étudiants selon leur origine sociale. Se fondant en partie sur un rapport de l’ancien patron de la firme pétrolière BP, Lord Browne, le gouvernement entend tripler le plafond des frais universitaires en Angleterre, au pays de Galles et en Irlande du Nord : fixé à 3290 livres (3800 euros), il pourrait passer à 9.000 livres (10.600 euros, dans des cas « exceptionnels »), ce qui ferait des facultés britanniques « les plus chères du monde », explique The Guardian. Il souhaite également supprimer l’EMA (Education Maintenance Allowance), une prime hebdomadaire de 35 euros versée aux 16-18 ans des familles les moins aisées pour payer leurs trajets et leurs livres scolaires.

Avec ces projets, l’essentiel du financement des universités reposerait désormais sur les étudiants. Car le plan d’austérité prévoit un siphonnage quasi complet des financements publics : – 80% et la réduction d’un quart des crédits de recherche selon Universities UK, l’instance qui regroupe les universités britanniques. Un vrai changement d’ère, qui fait craindre une privatisation des universités, en proie à des réductions budgétaires depuis plusieurs années et à une fuite des cerveaux inquiétante. Le New York Times raconte ainsi comment Adrien Owen, célèbre neurologue de la prestigieuse université de Cambridge, a annoncé le déménagement de son équipe de recherche au Canada ; comment le King’s College de Londres va désormais financer son département de paléographie, le seul de tout le Royaume-Uni, exclusivement sur fonds privés...

Face à l’ampleur dramatique des coupes budgétaires, plusieurs pontes de l’université en viennent à défendre la hausse des frais d’inscription, alors même que la mesure risque d’accroître les inégalités entre étudiants. Selon une enquête de l’institut Ipsos Mori auprès de 2700 étudiants, la hausse des frais d’entrée pourrait décourager près de la moitié des jeunes des milieux les plus pauvres. D’autant que les étudiants tirent déjà la langue pour payer leurs études : 78% ont un travail l’année de leur examen final, selon le Higher Education Careers Services Unit (Hecsu).

Face à la contestation qui monte, la gauche syndicale et politique marque un soutien distant. Vendredi, le nouveau leader du parti travailliste, Ed Miliband, surnommé Ed le Rouge, a dit avoir été « tenté » mercredi de rejoindre les cortèges, mais qu’il avait « quelque chose d’autre » de prévu, laissant le doute planer sur une éventuelle participation à de futurs mouvements. Il faut dire que le Labour n’est pas très à l’aise avec le sujet : dans un pays où l’université était gratuite, c’est le gouvernement de Tony Blair qui a introduit les frais d’inscription modulés en fonction des revenus en 1997, puis augmenté leur plafond en 2006. Les leaders du parti se déchirent quant à la solution à opposer à la hausse des frais d’entrée à l’université. Quant aux syndicats, ils tonnent volontiers dans la presse, mais regardent encore le mouvement de loin. Dans un pays peu prompt à descendre dans la rue depuis l’ère Thatcher, ils n’ont prévu pour l’heure qu’une grande manifestation contre l’austérité : le 26 mars 2011.

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SUD c'est quoi ?

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PRÉSENTATION RAPIDE DE SUD ÉTUDIANT

 

   

Depuis sa création en 1996, à la suite du mouvement de grève chez les travailleursSEUSES et les étudiantEs de novembre et décembre 1995, SUD Étudiant n'a cessé de mener des actions et de participer aux luttes contre la précarité, contre la marchandisation du savoir, contre la casse du service public, contre le sexisme, pour la liberté de circulation et la régularisation des sans-papiers (carte d'étudiantE=carte de séjour), pour une université gratuite et ouverte à tous et toutes, pour un salaire social pour la jeunesse...

 

En tant que syndicat nous pensons que défendre les étudiantEs c'est aussi défendre unE sans-papier, unE précaire, unE jeune travailleur(se) exploitéE. C'est pour cela que dans ce site tu trouveras, outre les droits sociaux des étudiantEs, les droits des étrangerEs et les droits des salariéEs. Nous savons en effet que 700 000 étudiantEs sont obligéEs de travailler pour financer leurs études et que 100 000 vivent sous le seuil de pauvreté. C'est pour cela que nous nous battons pour obtenir un salaire social pour l'ensemble de la jeunesse qui lui permette de vivre et de se former dans des conditions décentes. Ce site, tel qu'il a été conçu doit te permettre de te défendre et de faire prévaloir tes droits dans les différents univers sociaux auxquels tu appartiens. Il doit aussi t'inviter à participer activement aux luttes pour de nouveaux droits, pour une société démocratique et solidaire...


  POURQUOI UN SYNDICAT D'ÉTUDIANT-E-S ?

 


 

- Rompre avec l'isolement individuel

 

Face à la jungle de l'enseignement supérieur, il est quasiment impossible d'agir seul-e et il est toujours plus facile pour les dirigeant-es d'une société, d'une entreprise, d'une institution, de régner sur une somme d'individus isolés que sur un collectif organisé. Un syndicat est dans la plupart des cas un bon outil pour impulser des actions collectives.

 

- Rompre avec l'atomisation du monde étudiant

 

L'éclatement et l'autonomie des universités au niveau national ainsi que la mise en place de pôles d'excellence (réformes Allègre et Lang) ont pour effet d'isoler les filières et les universités entre elles. La dernière réforme sur les ECTS accentue cet état de fait en individualisant les cursus à la fac. Or on ne gagne que peu de chose en ne se battant qu'à un niveau local : pour changer les choses, il y a nécessité à agir ensemble, en se donnant les moyens d'une structuration d'envergure nationale. Au delà des diversités, le monde étudiant a un socle d'intérêts communs (aide sociale, budgets nationaux...)

 

Cette base commune doit permettre de se regrouper pour formuler un autre projet. Un syndicat étudiant est un regroupement de personnes dont le but est de défendre les intérêts matériels et moraux communs des étudiant-e-s. Cela permet entre autres d'avoir une vision plus large des problèmes rencontrés individuellement, de les relier aux grandes questions de société suscitées par la politique gouvernementale, et par ce biais de savoir comment y répondre.

 

Face à tous les corporatismes, nous entendons développer la solidarité et la citoyenneté étudiante.


  POURQUOI SE SYNDIQUER, MILITER À SUD ÉTUDIANT-ES ?

 


  - Contribuer à la construction d'un contre-pouvoir

 

Face aux attaques libérales portées à l'université, les actions sporadiques ne peuvent suffir à inverser la vapeur. Il est nécessaire de construire une structure permanente, combinant la réflexion et l'action sur le long terme et permettant d'élaborer une stratégie nationale. Se syndiquer aujourd'hui c'est entrer en résistance, c'est refuser l'élitisme, le mercantilisme, la logique libérale qui veut que réussir se fasse au dépend des autres. Se syndiquer aujourd'hui, c'est montrer sa volonté de vouloir élaborer un projet altenatif pour l'université, pour la société. Se syndiquer c'est également soutenir l'activité et l'indépendance syndicale, c'est participer à la vie démocratique du syndicat et au  développement d'une réelle citoyenneté étudiante, pour que de « supermarché du savoir », l'université redevienne un lieu de vie et de réflexion en lien avec la vie sociale qui l'entoure. Enfin, c'est soutenir activement les différentes luttes sociales, que ce soit à côté des SANS (Papiers, Logements, ...) qu'à travers un soutient aux précaires de la restauration rapide, à la lutte contre la casse des services publics... et tout ce que vous voudrez faire : SUD Étudiant sera ce que nous en feront ensemble.


  SUD ÉTUDIANT, COMMENT ÇA FONCTIONNE ?

 


  Notre fonctionnement est basé sur l'autogestion et la recherche du consensus. A SUD Étudiant, pas de président-e ou de hiérarchie interne. L'ensemble des syndicats locaux sont autonomes et travaillent ensembles dans la fédération. Les orientations sont décidées en congrès et, ponctuellement, dans des conseils fédéraux, ouverts à tou-te-s les adhérent-es de la fédération. Des personnes peuvent être mandatées pour remplir des tâches précises : les secrétaires fédéraux. C'est une forme d'exécutif pour l'ensemble des syndicats. Nous cherchons a éviter toute sur représentation et tout centralisme parisien et sommes fonciérement anti-bureaucratiques. De fait, notre activité ne se résume pas aux élections universitaires...

 


  POURQUOI ÊTRE MEMBRE DE L'UNION SYNDICALE SOLIDAIRES ?

 


  Quand près de la moitié des étudiant-es travaillent, souvent de façon précaire, pour financer leurs études, quand on voit les attaques que subissent les salarié-es du public et du privé, il est logique pour nous de participer activement à une union syndicale qui regroupe les SUD (PTT, Rail, Éducation, Santé-Sociaux, ...) mais également des syndicats comme le SNUI aux impôts. L'université n'étant pas coupée du reste de la société et des débats qui la traverse, il est important de ne pas se cantonner à des revendications purement universitaires. l'Union Solidaires en développant un syndicalisme de défense des salarié-es et de transformation de la société, en évitant les dérives d'institutionalisation, en recherchant ce qui unit plutôt que ce qui divise,en permettant une démarche interprofessionnelle, répond à nos attentes.

 


 
Fédération des syndicats SUD Étudiant
25-27 rue des Envièrges
75020 Paris
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Tél: 01 44 62 12 06
Fax: 01 44 62 12 34
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sud-etudiant@sud-etudiant.org

 

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