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Salut et Bienvenue !

 Notre syndicat est complètement indépendant, nous avons choisi de nous associer aux salarié-es de l'union syndicale SOLIDAIRES pour préserver notre liberté. Notre indépendance a un prix, elle ne repose que sur l'énergie des militant-es, c'est pourquoi nous vous appelons a vous organiser avec nous.


Précarité, discriminations, attaques contre les droits sociaux, 

contre le code du travail

et les services publics.
Aujourd'hui nous avons à faire face a l'action d'un gouvernement et d'un patronat
hostile aux jeunes et aux travailleurs.

 

Et toi, qu'est ce que tu as pour te défendre ? 

TOI, TU AS LE SYNDICAT !
Adhére a SUD c'est le moment !

Pour changer l'université, la société, c'est maintenant qu'il faut agir !
Lundi 23 août 2010 1 23 /08 /Août /2010 15:21

Publié dans : Interprofessionnel

Rafles, expulsions, dénonciations, stigmatisations d’une partie de la population, propos haineux, « propositions » totalement démagogiques et inapplicables : le gouvernement a franchi ces dernières semaines un cap dans la mise en œuvre d’une politique qui rappelle les heures les plus sombres de l’Histoire contemporaine.

La succession de déclarations contre les gens du voyage, contre les Roms, et l’amalgame éculé entre immigration et délinquance, sont de misérables calculs politiciens pour flatter une partie de l’électorat. Français-e-s d’origine étrangère et étranger-e-s sont désigné-e-s comme responsables de tous nos maux.

Cette radicalisation vers l’extrême-droite a aussi pour but d’essayer de faire passer au second plan des dossiers bien plus gênants pour les gouvernement : le projet de loi sur les retraites qui attaque directement tous les salarié-e-s, la multiplication des mesures antisociales qui visent à faire payer la crise par la seule population, l’affaire Woerth-Bettencourt, ses milliards d’euros, ses coffres en Suisse, ses enveloppes discrètes, …

Estrosi, « Ministre d’Etat », se permet de déclarer publiquement qu’il faut choisir entre «  être français ou voyou » ; il est bien silencieux face à ces voyous de patrons qui jettent à la rue les salarié-e-s, escroquent la Sécurité Sociale, et, par les accidents du travail dont ils sont responsables, tuent au boulot des milliers de travailleurs/ses chaque année !

 

Le gouvernement a recours à la vieille tactique du bouc émissaire, et se sert des étrangers comme épouvantail. Ne laissons pas faire, stoppons cette dérive sans tarder !



Si les politiques d’immigration restrictives sont menées de concert dans toute l’Union Européenne, la France est le seul pays à avoir instauré un Ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, dont la longueur du titre dissimule mal la véritable vocation liberticide à l’égard des immigré-e-s. Eric Besson, succédant à Brice Hortefeux à la tête de ce ministère, restera comme le serviteur le plus zélé de cette politique sarkozyenne. Après l’échec du débat nauséabond sur l’identité nationale, la fermeture de la « jungle » de Calais, il lance une nouvelle réforme du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Ce nouveau projet de loi introduit pour les étrangers des régimes d’exception qui vont au-delà des 3 directives européennes, déjà scandaleuses (directives Retour, Carte bleue européenne, Sanctions).

Encore plus détestable que la directive de la honte

La directive « Retour » (que nous qualifions de directive de la honte) prévoit que l’enfermement des migrants, menacés d’expulsion, peut durer jusqu’à 18 mois, mais recommande qu’elle soit la plus courte possible et limitée au risque de fuite du migrant pendant la préparation de son départ. Eric Besson fait du zèle et veut ajouter la possibilité d’allonger le temps en centre de rétention, en passant de 32 jours aujourd’hui à 45 jours, pour des motifs flous de « menace à l’ordre public ». De même, suite à l’arrivée de kurdes sur les côtes corses en janvier 2010, le gouvernement Sarkozy veut élargir le périmètre de la zone d’attente (espace où les étrangers sont en quelque sorte en transit en attendant l’autorisation ou non d’entrer sur le territoire national : il s’agit notamment des aéroports, gares, ports…) au « lieu de découverte des migrants jusqu’au point de passage frontalier le plus proche ».

Limitation du pouvoir du juge des libertés et de la détention

Le juge des libertés et de la détention, contrôle le respect des droits des personnes en cas d’arrestation, de placement en garde-à-vue et de maintien en centre de rétention ou en zone d’attente. Le projet Besson veut donner tout pouvoir à l’administration au détriment du juge, en passant de 48 heures à cinq jours le délai de sa saisine pour décider du bien fondé ou non de la rétention. Quant au cas de nullité pour irrégularité de procédure, celle-ci ne sera possible que si «  elle présente un caractère substantiel et au eu pour effet de porter atteinte aux droits des étrangers », et qu’une seule fois, lors de la première comparution devant le juge.

Renforcement du bannissement de la forteresse européenne

L’instauration d’une interdiction de retour dans l’Union européenne, tirée de la directive Retour (pendant une période de 2 à 5 ans), peut se cumuler avec une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Et comme si cela ne suffisait pas, les quelques protections juridiques européennes reconnues aux migrants disparaissent du projet de loi Besson. Ce dernier ne reprend ni les possibilités de recours suspensif, ni les catégories de personnes protégées, ni les règles d’abrogation ou d’annulation de la mesure d’interdiction de retour. Quant au délit de solidarité et d’aide aux étrangers, il subsiste toujours et les poursuites sont toujours possibles.

Le marché aux esclaves qualifiés

La politique « d’immigration choisie » vise à favoriser l’immigration d’une main d’œuvre qualifiée (au minimum à BAC+3) en fonction des besoins du patronat. Mais, dans les branches dites « en tension » où les employeurs ne trouvent pas facilement des « nationaux » acceptant de travailler pour des salaires de misère, le patronat pratique la « délocalisation sur place » en surexploitant une main d’œuvre immigrée sans titre de séjour et sans droits sociaux. Les travailleurs sans papiers en grève pendant 9 mois en 2009/2010 l’ont magistralement dénoncé.

Ils et elles vivent et bossent depuis des années en France, elles et ils doivent être régularisés sur simple demande pour en finir justement avec le dumping social pratiqué par ces employeurs tirant profit de la « misère du monde ».

Citoyenneté sous condition

Les termes du débat entre « assimilation » et « intégration » sont au fondement des choix politiques en matière d’immigration. Depuis 2003, avec les lois Sarkozy, on est passé d’une conception intégrationniste impliquant pour l’Etat une obligation de stabilité juridique envers les étrangers résidant durablement en France, à une logique d’assimilation/injonction déniant toute légitimité à l’identité d’origine et conditionnant le droit de séjour à des gages de bonne conduite « républicaine ». Ce pouvoir discrétionnaire est symbolisé par le contrat d’accueil et d’intégration. En effet, ce « contrat » est un véritable jeu de dupes, car il s’impose aux étrangers mais sans aucun recours contre l’Etat qui ne favoriserait pas l’égalité de traitement avec ses propres citoyens. _
Au contraire, les immigrés sont toujours stigmatisés comme une menace pour la cohésion nationale. Dans le projet de loi Besson, ils doivent donner de nouveaux gages en signant une « charte des droits et des devoirs du citoyen français » et les conjoint-e-s de Français-e-s devront attendre 8 ans avant de pouvoir prétendre à la nationalité française.

Pour une riposte globale

Les combats du Réseau Education Sans Frontières contre l’expulsion des jeunes scolarisés et de leur famille, celui du collectif Uni(e)s Contre l’Immigration Jetable (UCIJ) contre les lois anti immigré-e-s, les campagnes contre le racket des cotisations sociales ou pour la suppression du Ministère de l’Immigration, les grèves des travailleurs et travailleuses sans papiers pour leur régularisation, ou encore les campagnes pour le droit de vote des immigré-e-s, sont autant de fronts de résistance indispensables, pour l’égalité des droits.

Mais si toutes ces batailles partielles permettent d’arracher de nouveaux droits, la question d’une lutte globale ciblant la logique d’ensemble des politiques anti-immigré-e-s et leur fondement idéologique devient cruciale pour qu’advienne un autre « vivre ensemble ». La création d’un front large de mobilisation contre les dernières mesures xénophobes et sécuritaires de Sarkozy est une avancée dans cette perspective. Cette unité doit se retrouver dans les entreprises et les localités pour agir ensemble, concrètement : pour des droits égaux en matière de travail, logement, éducation, santé, vote, protection sociale…


Nous n’oublions pas la Première République de septembre 1792, qui fut proclamée suite à la révolution du 10 août 1792 et qui engendra la Déclaration de l’Homme et du Citoyen de juin 1793, porteuse d’une véritable égalité des droits. Nous savons aussi comment les troisièmes et quatrièmes Républiques, notamment à travers les guerres coloniales, mirent à bas ces principes.

Le gouvernement Sarkozy franchit aujourd’hui une ligne jaune que la droite n’avait pas osé piétiner depuis des décennies. L’article 1 de la Constitution proclame que la République « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion » : et le gouvernement ose se réclamer de cette Constitution ?


Face à la xénophobie d’Etat et à la politique du pilori
Contre la haine et la stigmatisation
Pour vivre ensemble autrement
Rassemblons-nous le 4 septembre
A Paris : 14 heures, place de la République !

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SUD c'est quoi ?

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PRÉSENTATION RAPIDE DE SUD ÉTUDIANT

 

   

Depuis sa création en 1996, à la suite du mouvement de grève chez les travailleursSEUSES et les étudiantEs de novembre et décembre 1995, SUD Étudiant n'a cessé de mener des actions et de participer aux luttes contre la précarité, contre la marchandisation du savoir, contre la casse du service public, contre le sexisme, pour la liberté de circulation et la régularisation des sans-papiers (carte d'étudiantE=carte de séjour), pour une université gratuite et ouverte à tous et toutes, pour un salaire social pour la jeunesse...

 

En tant que syndicat nous pensons que défendre les étudiantEs c'est aussi défendre unE sans-papier, unE précaire, unE jeune travailleur(se) exploitéE. C'est pour cela que dans ce site tu trouveras, outre les droits sociaux des étudiantEs, les droits des étrangerEs et les droits des salariéEs. Nous savons en effet que 700 000 étudiantEs sont obligéEs de travailler pour financer leurs études et que 100 000 vivent sous le seuil de pauvreté. C'est pour cela que nous nous battons pour obtenir un salaire social pour l'ensemble de la jeunesse qui lui permette de vivre et de se former dans des conditions décentes. Ce site, tel qu'il a été conçu doit te permettre de te défendre et de faire prévaloir tes droits dans les différents univers sociaux auxquels tu appartiens. Il doit aussi t'inviter à participer activement aux luttes pour de nouveaux droits, pour une société démocratique et solidaire...


  POURQUOI UN SYNDICAT D'ÉTUDIANT-E-S ?

 


 

- Rompre avec l'isolement individuel

 

Face à la jungle de l'enseignement supérieur, il est quasiment impossible d'agir seul-e et il est toujours plus facile pour les dirigeant-es d'une société, d'une entreprise, d'une institution, de régner sur une somme d'individus isolés que sur un collectif organisé. Un syndicat est dans la plupart des cas un bon outil pour impulser des actions collectives.

 

- Rompre avec l'atomisation du monde étudiant

 

L'éclatement et l'autonomie des universités au niveau national ainsi que la mise en place de pôles d'excellence (réformes Allègre et Lang) ont pour effet d'isoler les filières et les universités entre elles. La dernière réforme sur les ECTS accentue cet état de fait en individualisant les cursus à la fac. Or on ne gagne que peu de chose en ne se battant qu'à un niveau local : pour changer les choses, il y a nécessité à agir ensemble, en se donnant les moyens d'une structuration d'envergure nationale. Au delà des diversités, le monde étudiant a un socle d'intérêts communs (aide sociale, budgets nationaux...)

 

Cette base commune doit permettre de se regrouper pour formuler un autre projet. Un syndicat étudiant est un regroupement de personnes dont le but est de défendre les intérêts matériels et moraux communs des étudiant-e-s. Cela permet entre autres d'avoir une vision plus large des problèmes rencontrés individuellement, de les relier aux grandes questions de société suscitées par la politique gouvernementale, et par ce biais de savoir comment y répondre.

 

Face à tous les corporatismes, nous entendons développer la solidarité et la citoyenneté étudiante.


  POURQUOI SE SYNDIQUER, MILITER À SUD ÉTUDIANT-ES ?

 


  - Contribuer à la construction d'un contre-pouvoir

 

Face aux attaques libérales portées à l'université, les actions sporadiques ne peuvent suffir à inverser la vapeur. Il est nécessaire de construire une structure permanente, combinant la réflexion et l'action sur le long terme et permettant d'élaborer une stratégie nationale. Se syndiquer aujourd'hui c'est entrer en résistance, c'est refuser l'élitisme, le mercantilisme, la logique libérale qui veut que réussir se fasse au dépend des autres. Se syndiquer aujourd'hui, c'est montrer sa volonté de vouloir élaborer un projet altenatif pour l'université, pour la société. Se syndiquer c'est également soutenir l'activité et l'indépendance syndicale, c'est participer à la vie démocratique du syndicat et au  développement d'une réelle citoyenneté étudiante, pour que de « supermarché du savoir », l'université redevienne un lieu de vie et de réflexion en lien avec la vie sociale qui l'entoure. Enfin, c'est soutenir activement les différentes luttes sociales, que ce soit à côté des SANS (Papiers, Logements, ...) qu'à travers un soutient aux précaires de la restauration rapide, à la lutte contre la casse des services publics... et tout ce que vous voudrez faire : SUD Étudiant sera ce que nous en feront ensemble.


  SUD ÉTUDIANT, COMMENT ÇA FONCTIONNE ?

 


  Notre fonctionnement est basé sur l'autogestion et la recherche du consensus. A SUD Étudiant, pas de président-e ou de hiérarchie interne. L'ensemble des syndicats locaux sont autonomes et travaillent ensembles dans la fédération. Les orientations sont décidées en congrès et, ponctuellement, dans des conseils fédéraux, ouverts à tou-te-s les adhérent-es de la fédération. Des personnes peuvent être mandatées pour remplir des tâches précises : les secrétaires fédéraux. C'est une forme d'exécutif pour l'ensemble des syndicats. Nous cherchons a éviter toute sur représentation et tout centralisme parisien et sommes fonciérement anti-bureaucratiques. De fait, notre activité ne se résume pas aux élections universitaires...

 


  POURQUOI ÊTRE MEMBRE DE L'UNION SYNDICALE SOLIDAIRES ?

 


  Quand près de la moitié des étudiant-es travaillent, souvent de façon précaire, pour financer leurs études, quand on voit les attaques que subissent les salarié-es du public et du privé, il est logique pour nous de participer activement à une union syndicale qui regroupe les SUD (PTT, Rail, Éducation, Santé-Sociaux, ...) mais également des syndicats comme le SNUI aux impôts. L'université n'étant pas coupée du reste de la société et des débats qui la traverse, il est important de ne pas se cantonner à des revendications purement universitaires. l'Union Solidaires en développant un syndicalisme de défense des salarié-es et de transformation de la société, en évitant les dérives d'institutionalisation, en recherchant ce qui unit plutôt que ce qui divise,en permettant une démarche interprofessionnelle, répond à nos attentes.

 


 
Fédération des syndicats SUD Étudiant
25-27 rue des Envièrges
75020 Paris
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Tél: 01 44 62 12 06
Fax: 01 44 62 12 34
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http://www.sud-etudiant.org
sud-etudiant@sud-etudiant.org

 

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