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Salut et Bienvenue !

 Notre syndicat est complètement indépendant, nous avons choisi de nous associer aux salarié-es de l'union syndicale SOLIDAIRES pour préserver notre liberté. Notre indépendance a un prix, elle ne repose que sur l'énergie des militant-es, c'est pourquoi nous vous appelons a vous organiser avec nous.


Précarité, discriminations, attaques contre les droits sociaux, 

contre le code du travail

et les services publics.
Aujourd'hui nous avons à faire face a l'action d'un gouvernement et d'un patronat
hostile aux jeunes et aux travailleurs.

 

Et toi, qu'est ce que tu as pour te défendre ? 

TOI, TU AS LE SYNDICAT !
Adhére a SUD c'est le moment !

Pour changer l'université, la société, c'est maintenant qu'il faut agir !
Jeudi 16 avril 2009 4 16 /04 /Avr /2009 12:42

Publié dans : Luttes internationales

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Une grève ouvière dans le Bronx, à New York City, dans l'usine de biscuits Stella D'Oro, depuis août 2008, à deux pas en métro de Wall Street... Reportage photos.

 

Solidarity with the Stella D’Oro Strikers in the Bronx!

Depuis le 13 août 2008, les 135 travailleuses et travailleurs de l’usine de cookies Sella D’Oro dans le Bronx à New York city sont en grève. Les biscuits Stella d’Oro, d’origine italienne, sont historiquement réputés à New York. La majorité de ces travailleuses et de ces travailleurs sont des femmes latinos et des immigrants d’Asie et d’Afrique. Les problèmes se sont développés à partir de 2006 avec le rachat de l’entreprise par la firme Brynwood Partners, appliquant les techniques financières et le management néolibéral de Wall Street.

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La nouvelle direction de l’entreprise a alors « proposé » unilatéralement de réduire d’un dollar par heure les salaires, de supprimer les heures majorées le samedi, de toucher aux congés et aux vacances comme aux modalités des « assurances de santé » (dans un pays qui ne connaît pas notre Sécurité Sociale). L’ensemble, selon les syndicalistes, réduirait les salaires de presqu’un quart (par exemple, avec le nouveau contrat « proposé » une ouvrière gagnant 18 dollars de l’heure ne gagnerait plus que 14 dollars). Bref un néocapitalisme humain, moral, social…d’ailleurs les grévistes n’ont pas encore obtenu de soutien du moralisateur en chef du capitalisme new look : Barack Obama. Un de leurs slogans principaux «No contract, no cookies!».

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Les grévistes tiennent un piquet de grève aux abords de l’entrée de l’usine, au croisement de la West 237th street et de Broadway, du matin 6h au soir 22h, six jours par semaine, depuis août. Ils sont soutenus syndicalement par la Bakery, Confectionery, Tobacco Workers, and Grain Millers International Union, BCTGM, Local 50. Le comité de soutien aux grévistes (the Comittee in Support of Stella d’Oro Strikers : sd-support@googlegroups.com) appelle à un boycott des produits Stella D’Oro, associant de manière originale l’action ouvrière et le pouvoir des consommateurs. Des groupes étudiants appuient aussi les grévistes. On peut trouver toutes les informations (en anglais) sur la grève ainsi que sa couverture (assez limitée !) par la presse sur le site : http://www.stelladorostrike2008.com/. C’est actuellement une des rares luttes syndicales d’une telle ténacité aux États-Unis, en touchant pourtant des secteurs sociaux plutôt fragilisés.

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Alors que j’étais de passage à New York pour intervenir dans un séminaire doctoral de New York University sur la « Renaissance de l’anticapitalisme en France », j’ai été informé de cette grève par mes camarades dugroupe politique américain Solidarity, organisation associée à la IVe Internationale (voir son site : http://www.solidarity-us.org/). J’ai ainsi participé à un rassemblement de soutien aux grévistes aux abords de l’usine le mercredi 1er avril (ce n’était pas un poisson d’avril !) à partir de 15h. Le temps était légèrement pluvieux. Les photos de cet article ont été prises à cette occasion.

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Les grévistes et leurs soutiens tournent dans un petit périmètre délimité par des barrières métalliques, en tenant des pancartes, en lançant des slogans et en arborant le badge du boycott de Stella D’Oro.

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Un moment la police a autorisé les manifestants à sortir de l’aire des barrières et à prolonger sous le métro aérien.

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J’ai rencontré, entre autres, Mischa (à droite sur la photo ci-dessous), « organizer » pour le syndicat radical et libertaire IWW (Industrial Workers of the World, fondé en 1905 et d’une grande importance dans l’histoire du mouvement ouvrier américain ; voir l’article de l’historienne Marianne Debouzy, « Les Industrial Workers of the World, marxistes et libertaires », revue ContreTemps, n°6, février 2003), dans sa récente branche de la chaîne de cafés Starbucks. Mischa a vécu un moment à Toulouse, où il appartenait à notre organisation anarcho-syndicaliste CNT.

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Les initiateurs du rassemblement m’ont demandé de prendre la parole au mégaphone, en tant que syndicaliste français et qu’universitaire, pour apporter le soutien des travailleurs français (un peu gros pour mes frêles épaules, mais il y avait une attente de solidarité internationaliste dans cette petite foule bigarrée du point de vue des origines nationales, des références culturelles, des caractéristiques « ethniques », du genre ou de la génération…). J’ai improvisé sur un bout de papier quelques mots au moyen d’un anglais et d’un espagnol (les tracts syndicaux sont bilingues dans ce mouvement : anglais/espagnol) assez malhabiles…

Speech of Philippe Corcuff (associate professor of political science at the Institut d'Études Politiques de Lyon and member of French union SUD Éducation) at the mass protest, Wednesday April 1, in solidarity with Stella D’Oro strikers (west 237th st./Broadway, The Bronx, New York city, USA)

I am a French university professor from a French union, SUD Éducation. I want to bring the solidarity of the French workers to the Stella D’Oro strikers.

French workers are committed in a general strike dynamic: January 29, two millions workers were in the street against the effects of capitalism crisis on the workers; march 19 three millions workers were in the street; we wait for more may 1…

Capitalism and its profit logic create social problems and great inequalities, ecological problems for the planet future and individual problems, reducing any person individuality. So it’s right to fight against capitalism: the Stella D’Oro workers and the French workers, toward workers international solidarity, with American workers, French workers and all the others.

Debemos luchar contra el capitalismo, trabajadores americanos y trabajadores francés.

Viva la solidaridad internacional de los trabajadores!

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Solidarity with the Stella D’Oro Strikers in the Bronx!

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SUD c'est quoi ?

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PRÉSENTATION RAPIDE DE SUD ÉTUDIANT

 

   

Depuis sa création en 1996, à la suite du mouvement de grève chez les travailleursSEUSES et les étudiantEs de novembre et décembre 1995, SUD Étudiant n'a cessé de mener des actions et de participer aux luttes contre la précarité, contre la marchandisation du savoir, contre la casse du service public, contre le sexisme, pour la liberté de circulation et la régularisation des sans-papiers (carte d'étudiantE=carte de séjour), pour une université gratuite et ouverte à tous et toutes, pour un salaire social pour la jeunesse...

 

En tant que syndicat nous pensons que défendre les étudiantEs c'est aussi défendre unE sans-papier, unE précaire, unE jeune travailleur(se) exploitéE. C'est pour cela que dans ce site tu trouveras, outre les droits sociaux des étudiantEs, les droits des étrangerEs et les droits des salariéEs. Nous savons en effet que 700 000 étudiantEs sont obligéEs de travailler pour financer leurs études et que 100 000 vivent sous le seuil de pauvreté. C'est pour cela que nous nous battons pour obtenir un salaire social pour l'ensemble de la jeunesse qui lui permette de vivre et de se former dans des conditions décentes. Ce site, tel qu'il a été conçu doit te permettre de te défendre et de faire prévaloir tes droits dans les différents univers sociaux auxquels tu appartiens. Il doit aussi t'inviter à participer activement aux luttes pour de nouveaux droits, pour une société démocratique et solidaire...


  POURQUOI UN SYNDICAT D'ÉTUDIANT-E-S ?

 


 

- Rompre avec l'isolement individuel

 

Face à la jungle de l'enseignement supérieur, il est quasiment impossible d'agir seul-e et il est toujours plus facile pour les dirigeant-es d'une société, d'une entreprise, d'une institution, de régner sur une somme d'individus isolés que sur un collectif organisé. Un syndicat est dans la plupart des cas un bon outil pour impulser des actions collectives.

 

- Rompre avec l'atomisation du monde étudiant

 

L'éclatement et l'autonomie des universités au niveau national ainsi que la mise en place de pôles d'excellence (réformes Allègre et Lang) ont pour effet d'isoler les filières et les universités entre elles. La dernière réforme sur les ECTS accentue cet état de fait en individualisant les cursus à la fac. Or on ne gagne que peu de chose en ne se battant qu'à un niveau local : pour changer les choses, il y a nécessité à agir ensemble, en se donnant les moyens d'une structuration d'envergure nationale. Au delà des diversités, le monde étudiant a un socle d'intérêts communs (aide sociale, budgets nationaux...)

 

Cette base commune doit permettre de se regrouper pour formuler un autre projet. Un syndicat étudiant est un regroupement de personnes dont le but est de défendre les intérêts matériels et moraux communs des étudiant-e-s. Cela permet entre autres d'avoir une vision plus large des problèmes rencontrés individuellement, de les relier aux grandes questions de société suscitées par la politique gouvernementale, et par ce biais de savoir comment y répondre.

 

Face à tous les corporatismes, nous entendons développer la solidarité et la citoyenneté étudiante.


  POURQUOI SE SYNDIQUER, MILITER À SUD ÉTUDIANT-ES ?

 


  - Contribuer à la construction d'un contre-pouvoir

 

Face aux attaques libérales portées à l'université, les actions sporadiques ne peuvent suffir à inverser la vapeur. Il est nécessaire de construire une structure permanente, combinant la réflexion et l'action sur le long terme et permettant d'élaborer une stratégie nationale. Se syndiquer aujourd'hui c'est entrer en résistance, c'est refuser l'élitisme, le mercantilisme, la logique libérale qui veut que réussir se fasse au dépend des autres. Se syndiquer aujourd'hui, c'est montrer sa volonté de vouloir élaborer un projet altenatif pour l'université, pour la société. Se syndiquer c'est également soutenir l'activité et l'indépendance syndicale, c'est participer à la vie démocratique du syndicat et au  développement d'une réelle citoyenneté étudiante, pour que de « supermarché du savoir », l'université redevienne un lieu de vie et de réflexion en lien avec la vie sociale qui l'entoure. Enfin, c'est soutenir activement les différentes luttes sociales, que ce soit à côté des SANS (Papiers, Logements, ...) qu'à travers un soutient aux précaires de la restauration rapide, à la lutte contre la casse des services publics... et tout ce que vous voudrez faire : SUD Étudiant sera ce que nous en feront ensemble.


  SUD ÉTUDIANT, COMMENT ÇA FONCTIONNE ?

 


  Notre fonctionnement est basé sur l'autogestion et la recherche du consensus. A SUD Étudiant, pas de président-e ou de hiérarchie interne. L'ensemble des syndicats locaux sont autonomes et travaillent ensembles dans la fédération. Les orientations sont décidées en congrès et, ponctuellement, dans des conseils fédéraux, ouverts à tou-te-s les adhérent-es de la fédération. Des personnes peuvent être mandatées pour remplir des tâches précises : les secrétaires fédéraux. C'est une forme d'exécutif pour l'ensemble des syndicats. Nous cherchons a éviter toute sur représentation et tout centralisme parisien et sommes fonciérement anti-bureaucratiques. De fait, notre activité ne se résume pas aux élections universitaires...

 


  POURQUOI ÊTRE MEMBRE DE L'UNION SYNDICALE SOLIDAIRES ?

 


  Quand près de la moitié des étudiant-es travaillent, souvent de façon précaire, pour financer leurs études, quand on voit les attaques que subissent les salarié-es du public et du privé, il est logique pour nous de participer activement à une union syndicale qui regroupe les SUD (PTT, Rail, Éducation, Santé-Sociaux, ...) mais également des syndicats comme le SNUI aux impôts. L'université n'étant pas coupée du reste de la société et des débats qui la traverse, il est important de ne pas se cantonner à des revendications purement universitaires. l'Union Solidaires en développant un syndicalisme de défense des salarié-es et de transformation de la société, en évitant les dérives d'institutionalisation, en recherchant ce qui unit plutôt que ce qui divise,en permettant une démarche interprofessionnelle, répond à nos attentes.

 


 
Fédération des syndicats SUD Étudiant
25-27 rue des Envièrges
75020 Paris
---
Tél: 01 44 62 12 06
Fax: 01 44 62 12 34
---
http://www.sud-etudiant.org
sud-etudiant@sud-etudiant.org

 

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