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 Notre syndicat est complètement indépendant, nous avons choisi de nous associer aux salarié-es de l'union syndicale SOLIDAIRES pour préserver notre liberté. Notre indépendance a un prix, elle ne repose que sur l'énergie des militant-es, c'est pourquoi nous vous appelons a vous organiser avec nous.


Précarité, discriminations, attaques contre les droits sociaux, 

contre le code du travail

et les services publics.
Aujourd'hui nous avons à faire face a l'action d'un gouvernement et d'un patronat
hostile aux jeunes et aux travailleurs.

 

Et toi, qu'est ce que tu as pour te défendre ? 

TOI, TU AS LE SYNDICAT !
Adhére a SUD c'est le moment !

Pour changer l'université, la société, c'est maintenant qu'il faut agir !
Vendredi 2 mai 5 02 /05 /Mai 18:42

Publié dans : Interprofessionnel

«J’ai posé trop de questions, en particulier sur la sécurité des remorques» explique Thibault Prenez, licencié de chez Cyclocity, en novembre. Alors que plusieurs accidents sont survenus sur les remorques qui transportent les Vélib’ ces dernières semaines, le technicien, soutenu par le syndicat Sud, a fait un recours pour sa réintégration. Pour l’instant, les élus socialistes parisiens n’ont pas pris position.

Thibault Prenez. «J’ai été engagé par Cyclocity le 2 mai 2007, il y a bientôt un an. J’étais dans une optique très positive. Une grande entreprise que je croyais sérieuse, Decaux créait sa filiale pour développer les Vélib’. J’ai vécu en Hollande, et l’idée des vélos en libre accès dans Paris me plaisait bien. Le salaire n’était pas très élevé mais je me disais que j’allais y faire mon trou. J’ai été licencié en novembre et depuis, je demande ma réintégration devant les prud’hommes. Beaucoup de salariés – entre 30 et 40% - ont été remerciés en un an.

Pour ce qui me concerne, Cyclocity a pris le faux prétexte d’une absence injustifiée. J’avais demandé à changer de jours de repos pour être libre un samedi et un dimanche, pour voir mon fils que je n’avais pas vu depuis la fin juillet à cause des vacances scolaires. Le chef de la régulation m’avait accordé ces deux jours oralement. Mais, entre-temps, j’étais allé me plaindre au sujet des remorques. Ce jour-là, il n’y avait pas d’ampoules de stop sur ma remorque. J’ai donc refusé de la prendre. L’un de mes chefs l’a mal pris et m’a ordonné de rentrer chez moi. J’ai été absent le weekend qu’ils m’avaient accordé, et peu après j’ai reçu une lettre me reprochant mon absence. C’est sur ce motif qu’ils m’ont licencié. Je n’ai jamais eu d’avertissement. J’avais formé plein de gens. Mais j’ai posé trop de questions, en particulier sur la sécurité des remorques qui répartissent les Vélib’ dans Paris. J’ai même été à l’initiative d’une grève au mois d’août.

Ces remorques ont déjà été la cause d’une dizaine d’accidents. La semaine dernière, un camion de 2O tonnes a roulé sur l’une d’elles. Les remorques sont trop basses, et ne sont pas visibles des poids lourds. Elles n’ont pas de feux de recul, ni de bip d’avertisseur. Il y a trois semaines, un salarié est tombé dans la Seine avec sa remorque alors qu’il manœuvrait pour ramener des Vélib’ à la péniche atelier. Il a pu quitter le véhicule sous l’eau, par la fenêtre qui était heureusement ouverte. La brigade fluviale l’a repêché. Les véhicules n’ont pas non plus de rétroviseurs adaptés, de type caravane.

J’ai travaillé sur l’installation des câbles et j’ai pu m’apercevoir tout de suite que des choses n’allaient pas. Je n’étais pas censé poser ces câbles. On devait avoir des ordinateurs de bord mais les véhicules étaient trop rudimentaires. On nous avait promis une formation commerciale aussi pour présenter la boite et au lieu de ça on s’est tapé le mois de juillet à se faire engueuler par les usagers pour des bornes qu’on essayait de monter, alors que leur installation devait normalement être terminée avant le début de notre contrat. Mais on a retroussé nos manches.

Après ces premiers accrocs, les voitures sont arrivées. Et les vrais problèmes de sécurité ont commencé. Les essieux ont tous été changé au moins une fois. Ces remorques n’ont pas d’amortisseurs. Quand il pleut, elles sont difficiles à contrôler. Dans certains cas, les véhicules sont poussés par leurs remorques. Les camionnettes, qui devaient selon le contrat avec la mairie de Paris être des véhicules « propres » et qui ne le sont pas, sont dangereuses. Plusieurs ont été verbalisées par la police pour défaut de sécurité. Le lien entre la voiture et la remorque est très fragile et se rompt souvent. Elles n’ont pas d’amortisseurs, ce qui fait qu’on est obligés de rouler avec des pneus sous-gonflés. Les remorques ne répercutent pas la signalisation, et tout cela engendre des accidents et des sanctions contre les agents, ce qui est aberrant. Les vélos ne sont pas attachés et ils sont éjectés à la moindre bosse. Depuis qu’on fait des démarches auprès de la mairie et des médias, Decaux a installé des avertisseurs de marche arrière sur quelques véhicules. Aucun permis Decaux n’a été délivré pour des voitures à remorque. On devait tous théoriquement passer le permis remorque. On conduisait, et c’est toujours le cas, sans permis. Il y a eu les premiers licenciements. Comme les voitures sont dures à manœuvrer, qu’il n’y a pas de frein sur les roues des remorques tantôt pleines tantôt vides. Certaines infractions au code de la route ont été sanctionnées par un licenciement. Certains ont été virés alors qu’ils n’étaient pas responsables. Le 9 août, nous avons débrayé pour la première fois, pendant trois heures. Je me suis retrouvé dans le bureau du directeur face à sept cadres.

Le personnel est très tournant (beaucoup de BTS en alternance) et si nous sommes en CDI, la plupart ont des contrats à temps partiel. Les salaires atteignent difficilement 1000 euros net par mois, et beaucoup gagnent moins (contrats de 20 h, contrats au week-end). Il y a de nombreux licenciements, et sur des motifs absurdes ou injustifiés. Un collègue s’est fait licencier sur le témoignage d’un cadre qui l’aurait vu rouler trop vite. Un autre, qui avait oublié ses chaussures a pris une paire (de Decaux) utilisée pour les câblages. Il s’est fait licencier parce qu’elles n’étaient pas de la bonne couleur.

Pour ce qui est de la régulation, il y a un seul régulateur à la fois pour tout Paris, ce qui occasionne des allers –retours sur toute la ville. Il y a des arrondissements prioritaires (les plus riches : 16ème, 8ème, 7ème et 17ème), le reste est desservi au petit bonheur la chance. Il y a un manque flagrant de personnel, et les horaires peuvent être modifiés à n’importe quel instant.

Les agents étaient censés être sur des vélos électriques. Ceux–ci sont tous en panne, alors ils se trimbalent 25 kilos de matériel sur les Vélib’ communs. Là encore, depuis nos interventions, la direction demande que le sac soit mis dans les paniers, mais ils peuvent casser sous le poids et déséquilibrent le vélo. En cas de casse, on risque le licenciement. Il n’y a pas de vestiaires aux normes, et certains n’en ont même pas. L’ambiance est très tendue le matin. Je ne sais pas ce qu’attend Decaux mais avec le stress, les mauvaises conditions de travail, et des chefs agressifs… les employés sont au plus mal.

Les élus socialistes de Paris auxquels nous avons écrit ne nous ont pas répondu. Et la responsable technique de la Mairie de Paris qui nous a reçus ne s’est intéressée qu’à nos critiques sur le fonctionnement des Vélib’. La mairie soigne son image, mais n’a pour l’instant rien demandé pour les conditions de travail des salariés. Ca fait maintenant longtemps que la société a été créée. Il devrait déjà y avoir des délégués de personnel (DP), un comité d’entreprise (CE), et un comité hygiène et sécurité, conditions de travail (CHSCT), or aucune élection n’a encore été organisée. Les salariés sont sous les conventions collectives qui s’appliquent aux vendeurs d’articles de sport, ce qui est curieux. Si une association de consommateurs pouvait voir le jour et faire pression sur Decaux du dehors, ce serait vraiment un bon soutien pour les salariés.

J’ai demandé ma réintégration aux Prudhommes. Je ne reçois que 800 euros par mois des Assedic. Mais j’ai vraiment envie d’y retourner pour améliorer les conditions de travail. Les jeunes qui travaillent là n’ont même pas le droit à un abonnement Vélib’, c’est assez symbolique. »

Réalisé par KARL LASKE et MANUEL PETITDEMANGE

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SUD c'est quoi ?

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PRÉSENTATION RAPIDE DE SUD ÉTUDIANT

 

   

Depuis sa création en 1996, à la suite du mouvement de grève chez les travailleursSEUSES et les étudiantEs de novembre et décembre 1995, SUD Étudiant n'a cessé de mener des actions et de participer aux luttes contre la précarité, contre la marchandisation du savoir, contre la casse du service public, contre le sexisme, pour la liberté de circulation et la régularisation des sans-papiers (carte d'étudiantE=carte de séjour), pour une université gratuite et ouverte à tous et toutes, pour un salaire social pour la jeunesse...

 

En tant que syndicat nous pensons que défendre les étudiantEs c'est aussi défendre unE sans-papier, unE précaire, unE jeune travailleur(se) exploitéE. C'est pour cela que dans ce site tu trouveras, outre les droits sociaux des étudiantEs, les droits des étrangerEs et les droits des salariéEs. Nous savons en effet que 700 000 étudiantEs sont obligéEs de travailler pour financer leurs études et que 100 000 vivent sous le seuil de pauvreté. C'est pour cela que nous nous battons pour obtenir un salaire social pour l'ensemble de la jeunesse qui lui permette de vivre et de se former dans des conditions décentes. Ce site, tel qu'il a été conçu doit te permettre de te défendre et de faire prévaloir tes droits dans les différents univers sociaux auxquels tu appartiens. Il doit aussi t'inviter à participer activement aux luttes pour de nouveaux droits, pour une société démocratique et solidaire...


  POURQUOI UN SYNDICAT D'ÉTUDIANT-E-S ?

 


 

- Rompre avec l'isolement individuel

 

Face à la jungle de l'enseignement supérieur, il est quasiment impossible d'agir seul-e et il est toujours plus facile pour les dirigeant-es d'une société, d'une entreprise, d'une institution, de régner sur une somme d'individus isolés que sur un collectif organisé. Un syndicat est dans la plupart des cas un bon outil pour impulser des actions collectives.

 

- Rompre avec l'atomisation du monde étudiant

 

L'éclatement et l'autonomie des universités au niveau national ainsi que la mise en place de pôles d'excellence (réformes Allègre et Lang) ont pour effet d'isoler les filières et les universités entre elles. La dernière réforme sur les ECTS accentue cet état de fait en individualisant les cursus à la fac. Or on ne gagne que peu de chose en ne se battant qu'à un niveau local : pour changer les choses, il y a nécessité à agir ensemble, en se donnant les moyens d'une structuration d'envergure nationale. Au delà des diversités, le monde étudiant a un socle d'intérêts communs (aide sociale, budgets nationaux...)

 

Cette base commune doit permettre de se regrouper pour formuler un autre projet. Un syndicat étudiant est un regroupement de personnes dont le but est de défendre les intérêts matériels et moraux communs des étudiant-e-s. Cela permet entre autres d'avoir une vision plus large des problèmes rencontrés individuellement, de les relier aux grandes questions de société suscitées par la politique gouvernementale, et par ce biais de savoir comment y répondre.

 

Face à tous les corporatismes, nous entendons développer la solidarité et la citoyenneté étudiante.


  POURQUOI SE SYNDIQUER, MILITER À SUD ÉTUDIANT-ES ?

 


  - Contribuer à la construction d'un contre-pouvoir

 

Face aux attaques libérales portées à l'université, les actions sporadiques ne peuvent suffir à inverser la vapeur. Il est nécessaire de construire une structure permanente, combinant la réflexion et l'action sur le long terme et permettant d'élaborer une stratégie nationale. Se syndiquer aujourd'hui c'est entrer en résistance, c'est refuser l'élitisme, le mercantilisme, la logique libérale qui veut que réussir se fasse au dépend des autres. Se syndiquer aujourd'hui, c'est montrer sa volonté de vouloir élaborer un projet altenatif pour l'université, pour la société. Se syndiquer c'est également soutenir l'activité et l'indépendance syndicale, c'est participer à la vie démocratique du syndicat et au  développement d'une réelle citoyenneté étudiante, pour que de « supermarché du savoir », l'université redevienne un lieu de vie et de réflexion en lien avec la vie sociale qui l'entoure. Enfin, c'est soutenir activement les différentes luttes sociales, que ce soit à côté des SANS (Papiers, Logements, ...) qu'à travers un soutient aux précaires de la restauration rapide, à la lutte contre la casse des services publics... et tout ce que vous voudrez faire : SUD Étudiant sera ce que nous en feront ensemble.


  SUD ÉTUDIANT, COMMENT ÇA FONCTIONNE ?

 


  Notre fonctionnement est basé sur l'autogestion et la recherche du consensus. A SUD Étudiant, pas de président-e ou de hiérarchie interne. L'ensemble des syndicats locaux sont autonomes et travaillent ensembles dans la fédération. Les orientations sont décidées en congrès et, ponctuellement, dans des conseils fédéraux, ouverts à tou-te-s les adhérent-es de la fédération. Des personnes peuvent être mandatées pour remplir des tâches précises : les secrétaires fédéraux. C'est une forme d'exécutif pour l'ensemble des syndicats. Nous cherchons a éviter toute sur représentation et tout centralisme parisien et sommes fonciérement anti-bureaucratiques. De fait, notre activité ne se résume pas aux élections universitaires...

 


  POURQUOI ÊTRE MEMBRE DE L'UNION SYNDICALE SOLIDAIRES ?

 


  Quand près de la moitié des étudiant-es travaillent, souvent de façon précaire, pour financer leurs études, quand on voit les attaques que subissent les salarié-es du public et du privé, il est logique pour nous de participer activement à une union syndicale qui regroupe les SUD (PTT, Rail, Éducation, Santé-Sociaux, ...) mais également des syndicats comme le SNUI aux impôts. L'université n'étant pas coupée du reste de la société et des débats qui la traverse, il est important de ne pas se cantonner à des revendications purement universitaires. l'Union Solidaires en développant un syndicalisme de défense des salarié-es et de transformation de la société, en évitant les dérives d'institutionalisation, en recherchant ce qui unit plutôt que ce qui divise,en permettant une démarche interprofessionnelle, répond à nos attentes.

 


 
Fédération des syndicats SUD Étudiant
25-27 rue des Envièrges
75020 Paris
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Tél: 01 44 62 12 06
Fax: 01 44 62 12 34
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