SUD c'est quoi ?

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PRÉSENTATION RAPIDE DE SUD ÉTUDIANT

 
 

Depuis sa création en 1996, à la suite du mouvement de grève chez les travailleursSEUSES et les étudiantEs de novembre et décembre 1995, SUD Étudiant n'a cessé de mener des actions et de participer aux luttes contre la précarité, contre la marchandisation du savoir, contre la casse du service public, contre le sexisme, pour la liberté de circulation et la régularisation des sans-papiers (carte d'étudiantE=carte de séjour), pour une université gratuite et ouverte à tous et toutes, pour un salaire social pour la jeunesse...

 

En tant que syndicat nous pensons que défendre les étudiantEs c'est aussi défendre unE sans-papier, unE précaire, unE jeune travailleur(se) exploitéE. C'est pour cela que dans ce site tu trouveras, outre les droits sociaux des étudiantEs, les droits des étrangerEs et les droits des salariéEs. Nous savons en effet que 700 000 étudiantEs sont obligéEs de travailler pour financer leurs études et que 100 000 vivent sous le seuil de pauvreté. C'est pour cela que nous nous battons pour obtenir un salaire social pour l'ensemble de la jeunesse qui lui permette de vivre et de se former dans des conditions décentes. Ce site, tel qu'il a été conçu doit te permettre de te défendre et de faire prévaloir tes droits dans les différents univers sociaux auxquels tu appartiens. Il doit aussi t'inviter à participer activement aux luttes pour de nouveaux droits, pour une société démocratique et solidaire...


 

POURQUOI UN SYNDICAT D'ÉTUDIANT-E-S ?


 

- Rompre avec l'isolement individuel

 

Face à la jungle de l'enseignement supérieur, il est quasiment impossible d'agir seul-e et il est toujours plus facile pour les dirigeant-es d'une société, d'une entreprise, d'une institution, de régner sur une somme d'individus isolés que sur un collectif organisé. Un syndicat est dans la plupart des cas un bon outil pour impulser des actions collectives.

 

- Rompre avec l'atomisation du monde étudiant

 

L'éclatement et l'autonomie des universités au niveau national ainsi que la mise en place de pôles d'excellence (réformes Allègre et Lang) ont pour effet d'isoler les filières et les universités entre elles. La dernière réforme sur les ECTS accentue cet état de fait en individualisant les cursus à la fac. Or on ne gagne que peu de chose en ne se battant qu'à un niveau local : pour changer les choses, il y a nécessité à agir ensemble, en se donnant les moyens d'une structuration d'envergure nationale. Au delà des diversités, le monde étudiant a un socle d'intérêts communs (aide sociale, budgets nationaux...)

 

Cette base commune doit permettre de se regrouper pour formuler un autre projet. Un syndicat étudiant est un regroupement de personnes dont le but est de défendre les intérêts matériels et moraux communs des étudiant-e-s. Cela permet entre autres d'avoir une vision plus large des problèmes rencontrés individuellement, de les relier aux grandes questions de société suscitées par la politique gouvernementale, et par ce biais de savoir comment y répondre.

 

Face à tous les corporatismes, nous entendons développer la solidarité et la citoyenneté étudiante.


 

POURQUOI SE SYNDIQUER, MILITER À SUD ÉTUDIANT-ES ?


 

- Contribuer à la construction d'un contre-pouvoir

Face aux attaques libérales portées à l'université, les actions sporadiques ne peuvent suffir à inverser la vapeur. Il est nécessaire de construire une structure permanente, combinant la réflexion et l'action sur le long terme et permettant d'élaborer une stratégie nationale. Se syndiquer aujourd'hui c'est entrer en résistance, c'est refuser l'élitisme, le mercantilisme, la logique libérale qui veut que réussir se fasse au dépend des autres. Se syndiquer aujourd'hui, c'est montrer sa volonté de vouloir élaborer un projet altenatif pour l'université, pour la société. Se syndiquer c'est également soutenir l'activité et l'indépendance syndicale, c'est participer à la vie démocratique du syndicat et au  développement d'une réelle citoyenneté étudiante, pour que de « supermarché du savoir », l'université redevienne un lieu de vie et de réflexion en lien avec la vie sociale qui l'entoure. Enfin, c'est soutenir activement les différentes luttes sociales, que ce soit à côté des SANS (Papiers, Logements, ...) qu'à travers un soutient aux précaires de la restauration rapide, à la lutte contre la casse des services publics... et tout ce que vous voudrez faire : SUD Étudiant sera ce que nous en feront ensemble.


 

SUD ÉTUDIANT, COMMENT ÇA FONCTIONNE ?


 

Notre fonctionnement est basé sur l'autogestion et la recherche du consensus. A SUD Étudiant, pas de président-e ou de hiérarchie interne. L'ensemble des syndicats locaux sont autonomes et travaillent ensembles dans la fédération. Les orientations sont décidées en congrès et, ponctuellement, dans des conseils fédéraux, ouverts à tou-te-s les adhérent-es de la fédération. Des personnes peuvent être mandatées pour remplir des tâches précises : les secrétaires fédéraux. C'est une forme d'exécutif pour l'ensemble des syndicats. Nous cherchons a éviter toute sur représentation et tout centralisme parisien et sommes fonciérement anti-bureaucratiques. De fait, notre activité ne se résume pas aux élections universitaires...


 

POURQUOI ÊTRE MEMBRE DE L'UNION SYNDICALE SOLIDAIRES ?


 

Quand près de la moitié des étudiant-es travaillent, souvent de façon précaire, pour financer leurs études, quand on voit les attaques que subissent les salarié-es du public et du privé, il est logique pour nous de participer activement à une union syndicale qui regroupe les SUD (PTT, Rail, Éducation, Santé-Sociaux, ...) mais également des syndicats comme le SNUI aux impôts. L'université n'étant pas coupée du reste de la société et des débats qui la traverse, il est important de ne pas se cantonner à des revendications purement universitaires. l'Union Solidaires en développant un syndicalisme de défense des salarié-es et de transformation de la société, en évitant les dérives d'institutionalisation, en recherchant ce qui unit plutôt que ce qui divise,en permettant une démarche interprofessionnelle, répond à nos attentes.


 

Fédération des syndicats SUD Étudiant
25-27 rue des Envièrges
75020 Paris
---
Tél: 01 44 62 12 06
Fax: 01 44 62 12 34
---
http://www.sud-etudiant.org
sud-etudiant@sud-etudiant.org

Parlez de nous !

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Salut et Bienvenue !

 

Notre syndicat est complètement indépendant, nous avons choisi de nous associer aux salarié-es de l'union syndicale SOLIDAIRES pour préserver notre liberté. Notre indépendance a un prix, elle ne repose que sur l'énergie des militant-es, c'est pourquoi nous vous appelons a vous organiser avec nous.

 

Précarité, discriminations, attaques contre les droits sociaux,
contre le code du travail et les services publics.
Aujourd'hui nous avons à faire face a l'action d'un gouvernement et d'un patronat
hostile aux jeunes et aux travailleurs.

Et toi, qu'est ce que tu as pour te défendre ?
TOI, TU AS LE SYNDICAT !

SUD étudiant est au service des luttes. A nanterre c'est maintenant une vingtaine de militants et de sympathisants qui s'unissent et s'organisent. C'est parce que nous sommes conscients qu'il y a plus d'étudiants hors des syndicats et des associations jugées représentatives, que nous nous mettons au service de l'action collective et soutenons les décisions et l'action des Assemblées Générales souveraines. SUD étudiant est aussi un syndicat pleinement lié au monde du travail, nos liens avec la fédérations SOLIDAIRES nous ancrent dans la réalité salariale et nous permettent de sortir du corporatisme étudiant.



Autogestionnaire, Démocratique, Anti-autoritaire, Anti-raciste et Anti-sexiste.
Pour vous défendre, proposer et agir.
Vous êtes cordialement invités a vous inscrire sur la liste de diffusion
pour nous contacter ou proposer des articles : 
nanterre@sud-etudiant.org

SUD étudiant nanterre a aussi une page sur dailymotion http://www.dailymotion.com/sudnanterre

    L'affiche "Nanterre pas tes rêves" est tirée du site http://imaginaction.over-blog.org/

  

 



Lundi 16 juin 2008
par SUD étudiant publié dans : Interprofessionnel



 La CGT, la CFDT, la FSU et l’Union syndicale Solidaires appellent à la grève le 17 juin  Nouvelle remise en cause des retraites et attaque frontale contre la durée légale du travail font suite aux attaques contre le statut des fonctionnaires, contre les chômeurs, sans compter la baisse de notre pouvoir d’achat et l’instauration des franchises médicales  Pour l’Union syndicale Solidaires, l’heure doit être à la convergence des luttes à la préparation d’un mouvement d’ensemble pour faire céder le gouvernement et imposer un nouveau partage de la richesse produite 



En ce printemps, les journées d’action se succèdent.

Pour Solidaires, il ne s’agit pas de « saucissonner » les ripostes et de répondre coup après coup, alors que le gouvernement et le patronat ne cessent d’annoncer des reculs sociaux. Il faut se donner les moyens de combattre et gagner contre l’ensemble de la politique de régression sociale que veulent nous imposer patronat et gouvernement. Il est légitime que les personnels des différentes entreprises et secteurs s’assurent que les revendications qui leur tiennent à coeur soient bien présentes dans le mouvement social. Mais, côte-à-côte et ensemble, nous serons plus forts. Au-delà, l’arrogance et l’intransigeance du gouvernement sont tels que pour gagner sur les revendications, on ne peut faire l’économie d’aller à la grève reconductible. Cela ne se décrète pas. Cela se discute et se prépare avec l’ensemble des salarié-es. C’est ce que Solidaires propose de préparer, avec l’ensemble des personnels et des organisations syndicales qui le souhaitent.



Retraites : arrêter la régression sociale

Les retraites sont attaquées frontalement avec un nouvel allongement de la durée de cotisation à 41 annuités. qui aurait pour conséquence de faire encore baisser le niveau des pensions. En effet, alors que plus de six salariés sur dix sont hors emploi au moment de faire valoir leur droit à la retraite et que les jeunes rentrent de plus en plus tard sur le marché du travail, personne ne pourra faire le nombre d’annuités nécessaires pour avoir une retraite à taux plein .

Ces mesures, qui touchent tous les salariés, frappent en premier lieu les personnes aux carrières heurtées. Les femmes, qui ont déjà des pensions en moyenne inférieures de 40% aux hommes, sont particulièrement touchées par l’allongement de la durée de cotisation et par les effets très pénalisants de la décote.

L’augmentation de la durée de cotisation ne cesserait d’ailleurs jamais de croître puisque le gouvernement prévoit que les deux tiers des gains d’espérance de vie à 60 ans soient transformés en allongement de la durée de cotisation. Le Medef a d’ailleurs annoncé la couleur puisqu’il veut porter celle-ci à 45 ans. Il s’agirait d’une rupture historique.

Pour la première fois, l’augmentation de la durée de la vie ne profiterait pas aux salariés qui seraient obligé de travailler plus longtemps. Or d’autres solutions existent pour financer nos retraites comme par exemple une augmentation des cotisations patronales qui serait compensée par une baisse des dividendes versés aux actionnaires.



Défendre la durée légale du travail

Le gouvernement veut s’attaquer à une pièce centrale du Code du travail. Il veut en finir avec les 35 heures et vider de sa substance la notion même de durée légale du travail en voulant que celle-ci soit fixée entreprise par entreprise.

La notion même d’heure supplémentaire serait ainsi mise en cause puisque toute référence à une norme légale serait, de fait, évacuée. Les employeurs auraient ainsi toute possibilité de faire travailler leur salariés selon les besoins de l’entreprise sans même payer des heures supplémentaires.

Selon l’entreprise, grande ou petite, avec ou sans présence syndicale, le temps de travail serait différent. Ce serait le règne de l’injustice et le développement des inégalités.

Pour la manifestation parisienne:
Départ Bastille 14h - Arrivée Richelieu Drouot

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Lundi 16 juin 2008
par SUD étudiant publié dans : Réfléchir pour agir

 

 

LDH Section de Nanterre :

Dans le prolongement de la mobilisation citoyenne du 17 mai dernier contre l’implantation du siège du Front national dans notre ville, face à la venue de ce parti aux idées génératrices d’exclusion et de discrimination, nous proposons de débattre ensemble

vendredi 20 juin, à 20h

à la Bourse du travail

13, rue des Anciennes-Mairies à Nanterre (RER Nanterre Ville)

Sur le thème :

‘’La banalisation des idées du Front national’’

En présence de :

Maurice Rajsfus, historien, président de l’Observatoire des libertés publiques, ancien président de RAS L’FRONT et auteur de plusieurs ouvrages sur l’extrême droite et le Front national

Gilles Manceron, historien, rédacteur en chef de la revue Hommes & Libertés, auteur notamment de « Marianne et les colonies », et membre du comité central de la Ligue des droits de l’Homme.

Parce qu’un regard extérieur peut éclairer la mobilisation locale, parce qu’il est essentiel de s’informer pour agir, nous vous invitons à venir nombreux le vendredi 20 juin. L’avis de tous compte.

LDH Section de Nanterre 27, rue Sadi-Carnot, 92000 Nanterre ldh_nanterre_rueilmalmaison@yahoo.fr

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Dimanche 15 juin 2008
par SUD étudiant

 

Le lundi 22 octobre 2007, alors qu'il avait, fort discrètement, annoncé sa visite pour honorer sa "Première décision", la lecture obligatoire de la dernière Lettre de Guy Môquet, le Président de la République ne s'est pas déplacé au lycée Carnot. Un Comité d'accueil, à l'initiative du Collectif Rose et Réséda, l'y attendait de pied ferme. Leur action réussie, les lycéens se sont dirigés au métro Guy Môquet. Là, allait se dérouler, ils n'en savaient rien, une Commémoration officielle. L'arrivée du Sous-Préfet, en tenue, lui a valu quelques huées. Se retournant vers une manifestante, mère d'une des lycéennes, il lui déclare : "Attention, je représente la République". Ce à quoi Maria Vuillet répond : "Oui, mais pas celle que voulait Guy Môquet".

Maria Vuillet comparaît au TGI le 16 juin 2008 pour "outrage au Sous-Préfet", "en l'espèce en disant "vous êtes "facho"", ce qu'elle nie. [ Code pénal : Art. 433-5 (six mois d'emprisonnement et 7 500 € d'amende), Art. 433-22 et Art. 131-26 (interdiction ou incapacité d'exercer une fonction publique) ]. Elle sera assistée par Maître Thierry Lévy.

Ce mardi 10 juin la Librairie Résistances (40, rue Guy Môquet à Paris 17°) accueillait une Conférence de Presse de Maria Vuillet. Elle était entourée par la toujours Jeune Garde des militants de la Liberté, Odette Nilès, Présidente de l'Amicale de Châteaubriant, amie de Guy Môquet, Henri Malberg, de la Commission Justice du Comité Exécutif National du PCF, Maurice Rajsfus, Président de l'Observatoire des Libertés publiques, et par William Herrera de l'Uniòn de Asociaciones Latinoamericanas en Francia. Un riche débat de plus d'une heure à propos des faits, inscrits dans l'aggravation permanente d'une politique de répression, avec notamment les cas d'Ivan et Bruno, Rodolphe Juge d'Éduc'Action CGT, aussi bien que celui des Centres de Rétention Administrative, a montré l'importance de l'enjeu du procès fait à Maria. Sa détermination dans la lutte pour la défense des libertés publiques n'en a été que renforcée.

Un Appel à une mobilisation importante à l'audience du Tribunal a été lancé. 

LUNDI 16 JUIN 2008 à 9 heures précises.

28° Chambre correctionnelle siégeant dans les locaux de la 17° Chambre.

Palais de Justice, 6 bd du Palais, 75001 Paris, métro Cité.

 

[Compte tenu des délais d'attente pour pénétrer dans le Palais de Justice, il faut s'y présenter au moins trente minutes à l'avance, muni de papiers d'identité]

 

Paris, le 15 juin 2008

solidarite-maria.vuillet@live.fr

 

 

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Vendredi 13 juin 2008
par SUD étudiant publié dans : Luttes internationales

L’Europe depuis plusieurs années adopte des politiques toujours plus fermées et plus répressives en matière d’immigration. Un nouveau projet de directive sur la détention et l’expulsion des personnes étrangères vient d’être adopté par les 27 Etats membres de l’Union Européenne. Il est soumis au vote du Parlement européen le 18 juin à Strasbourg.

L’Europe ne doit pas céder à l’élan xénophobe qui la menace : ce projet de directive préfigure l’installation en Europe d’un modèle permettant l’enfermement généralisé des étrangers sans-papiers et des demandeurs d’asile dans des camps.

Cette directive constitue une nouvelle étape grave dans l’affaiblissement des garanties démocratiques. Elle prévoit en effet :

- un enfermement des étrangers pouvant atteindre dix-huit mois, pour le seul fait d’avoir franchi des frontières et de vouloir vivre en Europe. Cet emprisonnement sera décidé arbitrairement par l’administration sans aucun jugement et sans possibilité de se défendre.

- la détention et l’éloignement des personnes vulnérables (femmes enceintes, personnes âgées, victimes de torture,…) et des mineurs qu’ils soient ou non accompagnés, au mépris du respect de l’intérêt supérieur de l’enfant. Plus grave encore, le texte permet la détention et l’expulsion forcée des mineurs isolés vers un pays tiers (autre que leur pays d’origine) où ils n’ont ni famille ni tuteur légal.

- une systématisation de l’interdiction du territoire de l’UE pendant cinq ans pour les personnes expulsées, ce qui revient à les exclure et les criminaliser. Cette durée peut même être allongée si l’administration estime qu’il y a menace grave à l’ordre public.

- le renvoi des étrangers vers les pays par lesquels ils n’ont fait que transiter, sans qu’ils aient un lien réel avec ces pays.

- la suppression de l’obligation pour les Etats membres de fournir l’aide juridictionnelle gratuite.

Refusons la directive de la honte !

MANIFESTONS

le samedi 14 juin 2008 à 14h
Carrefour de l’Odéon à Paris

A l’appel de :

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Vendredi 13 juin 2008
par libération.fr publié dans : universités

Un rapport sénatorial préconise de prendre en compte, notamment, l’insertion professionnelle des étudiants dans la répartition du financement des universités. Entretien avec le rapporteur, Jean-Léonce Dupont, sénateur et vice-président du Nouveau centre.
Propos recueillis par François Vignal
LIBERATION.FR : jeudi 12 juin 2008

En parallèle à la mise en oeuvre de la loi sur l’autonomie des universités (LRU), le gouvernement réfléchit à la «réforme de l’allocation des moyens par l’Etat aux universités». Jean-Léonce Dupont, rapporteur de la loi LRU au Sénat, fait partie des six sénateurs, avec Gérard Longuet et Jean Arthuis, qui ont planché sur ce sujet. Il explique notamment que «la capacité des laboratoires» de recherche «à mobiliser des fonds privés», leur permettra de recevoir «plus de fonds publics.»

Pourquoi préconiser une répartition du financement des universités sur des critères de performance ?
D’une manière unanime, les acteurs s’accordent à dire que le système de répartition actuelle «San Rémo» est totalement obsolète car extrêmement complexe. L’idée est de passer à un système plus vertueux, en tenant compte de la performance, et essayer d’autre part d’aller vers une équité, car aujourd’hui vous avez des écarts de financement relativement importants. Le système que nous préconisons tient compte de l’activité et de la performance. Sur la formation, nous pensons utile d’introduire pour le financement des critères de performance de l’ordre de 10%. Les 90% restant sont sur l’analyse de l’activité. Concernant la recherche, déjà 20% du financement est fonction de la performance. On devrait passer entre 30 et 50%.

Quels sont les critères à prendre en compte ?
Il faut prendre la mesure réelle de l’activité. Par exemple, il ne faut plus simplement tenir compte du nombre d’étudiants inscrits, comme actuellement, mais plutôt le nombre d’étudiant présents aux examens. C’est surtout vrai pour les deux premières années de la licence. Côté performance, les critères peuvent être le niveau d’insertion professionnelle après la licence, le master et le doctorat, le taux d’insertion à 3 mois et à 6 mois ; le niveau de rémunération à la sortie ; le statut (savoir si l’étudiant est devenu cadre ou pas). Il y a aussi la prise en compte de l’environnement social de l’université, voir quel est le parcours d’étude réalisé par les étudiants en fonction de la population, qui varie d’un milieu à l’autre.

Et sur la recherche ?
Les critères sont aujourd’hui basés sur le nombre de publication, mais il faut compléter avec la prise en compte de la valorisation de la recherche. Cela intègre la capacité des laboratoires à mobiliser un certain nombre de fonds, qui peuvent être des fonds privés. S’ils ont la capacité à mobiliser ces fonds, leur performance sera jugée meilleure, ils recevront donc plus de fonds publics.
Je souligne qu’il faut aussi avoir une ambition qualitative pour l’administration universitaire. Dans le domaine des ressources humaines, de la gestion patrimoniale et financière, il faut s’assurer qu’il y ait une expertise et un encadrement de qualité. Il faut par exemple évaluer la capacité de l’administration à faire des redéploiements, à gérer le budget.

Le critère sur le niveau de salaire ne risque-t-il pas de jouer contre les filières de sciences humaines et de lettres, avec à l’opposé des filières, comme celles d’éco-gestion, qui seront mieux dotées financièrement ?
Peut-être, mais ce n’est pas du tout certain. Les filières technologiques et d’ingénieurs placent pas mal, comme celles de droit-gestion, c’est vrai. Mais inciter les autres à réfléchir sur l’insertion est vertueux. Il faut déjà savoir si les étudiants sont bien insérés. C’est le fil conducteur. Après vous pourrez avoir des universités qui donneront plus d’importance à la recherche et d’autres à la formation. Ce sera un choix stratégique pour les universités.

Ne pensez-vous pas qu’introduire des critères de performances n’entraîne un rejet du corps enseignant ou des étudiants ?
L’enseignement supérieur français n’est pas surdoté par rapport aux autres pays développés. La mise en place de cette politique doit se faire dans le cadre d’une augmentation du budget de l’enseignement supérieur, qui correspond à l’engagement de Nicolas Sarkozy. Et nous pensons qu’il doit y avoir un encouragement sur la partie performance, et une équité sur la partie activité. Après, dès que vous changez quelque chose à l’université, vous entrez dans un univers risqué. Mais c’est aussi une opportunité, un encouragement à aller vers l’excellence et à développer des programmes performants, ce qui permettra aux universités d’avoir des ressources complémentaires.

Que pense le ministère de l’Enseignement supérieur de ce rapport ?
Je pense qu’il y a un certain nombre de choses qui les intéresse. Il attend aussi un rapport de l’Assemblée. Il devrait retenir ici ou là telle ou telle préconisation.


http://www.liberation.fr/actualite/societe/331580.FR.php
© Libération
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Jeudi 12 juin 2008
par SUD étudiant publié dans : fédération SUD ETUDIANT

Un rapport sénatorial paru hier (mercredi 11 juin) envisage une réforme du financement des universités. Ce rapport propose notamment de financer les universités en fonction des taux d’insertion professionnelle des ancien-ne-s étudiant-e-s (six mois puis trois ans après l’obtention du diplôme), et évoque aussi la possibilité de financements en fonction des niveaux de salaires des ex-étudiant-e-s.

Il faut rappeler que l’université a pour vocation de dispenser des formations fondamentales qui doivent servir aux étudiant-e-s tout au long de leur vie, dans leur milieu professionnel mais aussi en dehors de ce milieu. Bien qu’il soit donc absurde de vouloir mesurer l’efficacité des universités en fonction du taux d’insertion, il semble plus abhérrant encore de vouloir mesurer cette insertion au bout de trois années d’activité professionnelle : il serait en effet tout aussi intéressant de savoir si, vingt ans après l’obtention d’un diplôme, un-e étudiant-e a pu occuper différents emplois en composant avec la formation initiale qu’il/elle avait acquise à l’université...

La proposition de revoir les financements en fonction des salaires semble tout aussi inutile et hors d’usage : cela laisserait à supposer que les universités les plus méritantes seraient celles qui formeraient le mieux les futures élites économiques, c’est à dire ceux et celles qui accepteraient de se voir laisser leur avenir dicté par une logique strictement économique.

Qu’en est-il, alors, de l’utilité sociale de l’université et de la condition même de son existence : la formation d’esprits critiques ? Doit-on accepter que les universités formant les futures « élites » bénéficient de financements plus soutenus que les autres ? Quelle est donc la cohérence universitaire de ces propositions, qui ne sont manifestement prononcées ni dans l’intérêt de la recherche publique, ni dans l’intérêt des personnels et des étudiant-e-s !

Ce rapport véhicule de manière ostentatoire un projet de société ultra-libéral, dans lequel ceux et celles qui ferraient le choix de ne pas s’orienter vers des métiers économiquement valorisés, se verraient immédiatement traités comme des « quantités négligeables », ou tout du moins de manière extrêmement inégalitaire. Ce rapport, en affichant son admiration pour les profiteurs/euses de l’ordre économique actuel, est dans le même temps une insulte à l’égard de l’ensemble des travailleurs/euses (et donc des étudiant-e-s). Pour l’ensemble des raisons énoncées, ce rapport doit être vigoureusement être combattu, et l’ensemble des mesures qui pourraient s’inspirer de ce rapport seront tout aussi durement combattues.

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Jeudi 12 juin 2008
par SUD étudiant publié dans : Interprofessionnel
Le 4e congrès national de l’Union syndicale Solidaires s’est tenu du 3 au 5 juin à Saint-Jean-de-Monts (Vendée). 350 congressistes, venus des 43 fédérations ou syndicats professionnels et des unions départementales interprofessionnelles, ont exprimé leur volonté d’ancrer durablement Solidaires dans le paysage syndical et d’être un outil pour construire les rapports de forces nécessaires face à la politique de destruction sociale généralisée menée par le gouvernement et le patronat.

Le congrès a réaffirmé la nécessité de tracer la perspective d’un mouvement d’ensemble, d’un affrontement global inévitable avec ce gouvernement ;

Le congrès a confirmé sa volonté de travailler à l’unité d’action, au plan national comme au plan local, sans mettre de côté le nécessaire débat avec les autres organisations syndicales aussi bien sur les questions de stratégies d’action que sur les revendications.

Sur la représentativité syndicale, le congrès a refusé le reformatage du paysage syndical par le haut contenu dans la position commune et le projet de loi du gouvernement qui ne permet pas d’instaurer une véritable démocratie sociale basée sur le libre choix des salarié-es. Le congrès a montré la détermination de toute l’Union syndicale Solidaires à passer la barre des 5% lors des élections prud’hommes du 3 décembre prochain afin de prouver que Solidaires se développe dans le secteur privé et qu’il faudra compter avec Solidaires dans l’avenir, quelles que soient les volontés des uns et des autres de marginaliser un syndicalisme de luttes et de transformation sociale. L’Union syndicale Solidaires a toujours affirmé depuis sa création que son existence n’était pas une fin en soi, mais un outil pour peser dans le débat syndical, travailler à une recomposition du champ syndical afin que le syndicalisme soit à la hauteur des enjeux actuels et réponde aux besoins des salarié-es en terme de revendications, de pratique syndicale et de transformation sociale.

Concernant la nécessité de passer à une nouvelle étape de la structuration interprofessionnelle avec un droit de vote à part entière donné aux Solidaires départementaux, si la grande majorité des congressistes ont reconnu cette nécessité, il a été décidé de tenir un congrès extraordinaire dans un délai maximum d’un an afin de parvenir à transformer le droit de vote consultatif actuel en un droit de vote à part entière dans les statuts de l’Unions syndicale Solidaires.

Les congressistes ont chaleureusement salué les délégations syndicales internationales invitées à ce congrès venues d’Algérie, de Palestine, du Sénégal, du Burkina-Faso, d’Espagne, de Pologne, du réseau international TIE.

Diverses organisations syndicales et associatives ont tenu à être présentes : CGT, FSU, UNSA, UNEF, Confédération Paysanne, LDH, DAL, RESF, CNDF, AC, Marches européennes contre le chômage ; d’autres, ne pouvant être présentes, avaient envoyé des messages : CGC, CDMT (Martinique), ESK (Pays Basque-Espagne), USTKE (Kanaky), Droits Devant, Marche mondiale des femmes, MNCP. Cette large participation d’organisations internationales et françaises témoigne des liens et des contacts noués par Solidaires ces dernières années.

Les quatre résolutions d’orientation ont été adoptées à plus de 90%, comme le rapport d’activité et les motions d’actualité. Pour la première fois, une résolution sur les questions environnementales et la crise écologique a été débattue et adoptée, jetant les bases d’un travail à poursuivre sur l’articulation des questions sociales et des questions écologiques.

Un secrétariat national renforcé a été mis en place ; il est composé d’Eric Beynel, Annick Coupé, Jean Louis Galmiche, Pierre Khalfa, Catherine Lebrun, Thierry Lescant, Christian Mahieux, Jean-Michel Nathanson, Patrice Perret. Annick Coupé reste Déléguée générale.

Le congrès de Bobigny en 2004 restait encore marqué par l’histoire de chacune des organisations qui composent Solidaires. Dix ans après la création statutaire en 1998 en Union syndicale interprofessionnelle, qui faisait suite au groupe des 10, le congrès de St Jean de Monts a été tourné vers l’avenir et a prouvé la cohésion revendicative et politique de l’Union syndicale Solidaires qui veut être un outil syndical utile aux salariés, précaires, chômeurs et retraités.
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Jeudi 12 juin 2008
par SUD étudiant publié dans : Interprofessionnel

Bakchich, mardi 10 juin par Anaëlle Verzaux


A l’occasion de la mobilisation du 10 juin, « Bakchich » a donné la parole

à trois responsables de Sud qui reviennent sur la CGT et sa place dans le

paysage syndical français.


Bakchich a rencontré trois responsables de Sud. Philippe Morgallet, de Sud

éducation (Créteil), Alain Candi, de la fédération Sud rail, et Yann

Cochin, de la fédération Sud énergie.


– Globalement, que pensez-vous de la CGT aujourd’hui ?


Philippe Morgallet : « À Sud, nous avons un grand respect pour la CGT.

Parce que beaucoup de luttes des employés ont été gagnées grâce à la CGT,

parce qu’elle reste une grosse force syndicale, présente sur de nombreux

fronts. Mais elle a pris un mauvais virage ».


Alain Candi, de Sud rail, précise : « la CGT poursuit des objectifs, en

terme de politique et de développements syndicaux, en décalage avec la

culture de la lutte ».


– Pensez-vous qu’il y a un hiatus à la CGT, entre ce que souhaite la base

et ce que font les dirigeants ?


Alain Candi, de Sud rail : « Oui. Prenez les retraites des cheminots par

exemple. Premier signe que les dirigeants de la CGT ne cadraient pas

vraiment avec la base : elle s’est mobilisée tardivement. Ensuite, une

fois mobilisée, alors que Sud et la majorité des employés syndiqués du

secteur voulaient que la grève du 17 octobre 2007 soit reconductible, la

CGT a décidé qu’elle serait carrée. Ce qu’elle fut. Par ailleurs, la CGT a

recentré le conflit sur les conducteurs alors qu’il aurait fallu qu’il

concerne tous les services du rail. Mais comme la CGT est un syndicat

historique, beaucoup y adhèrent de père en fils, sans forcément poser la

question son évolution ».


– La CGT est-elle indépendante du gouvernement ?


Yann Cochin : « Pas vraiment. Les problèmes autour du comité d’entreprise

d’EDF, appelé CCAS (Caisse Centrale d’Activité Sociale d’EDF-GDF), un

outil de promotion et d’accès aux droits pour les salariés, qu’ils ne

contrôlent malheureusement pas, montrent les relations de pouvoir entre la

CGT et le gouvernement.


En effet, des professionnels de la CCAS ont privilégié un parti politique

[le Parti communiste], des organisations syndicales, la CGT et la CFDT, et

ont construit des sociétés écrans de ces deux syndicats. Bref, il y a eu

un dévoiement des objectifs de la CCAS. Qui est, rappelons-le, le plus

important comité d’entreprise de France. Du coup, le gouvernement peut, en

toute simplicité, faire pression sur la direction de la CGT en la menaçant

de la poursuivre en justice pour détournement de fonds si celle-ci

invalidait trop la politique du gouvernement.


Les bureaux de la CCAS ont d’ailleurs été perquisitionnés plusieurs fois.

Et il y a une procédure en cours, entamée en février 2004.


C’est une des deux raisons qui expliquent les positions actuelles de la

CGT. La seconde raison, c’est l’adaptation du syndicalisme au cadre

libéral ».


– Le 9 avril dernier, une « position commune » à 5 syndicats d’employés et

3 patronaux négociant sur « la représentativité, le développement du

dialogue social et le financement du syndicalisme » a été définie. Elle

doit servir de base à une loi modifiant le cadre légal des syndicats

d’employés. Pourquoi les jeunes syndicats comme Sud, l’Unsa ou la FSU,

n’ont pas été invités à la table des négociations ?


Yann Cochin : « Du côté des organisations syndicales d’employés, n’ont été

conviées aux négociations que les 5 organisations qui bénéficient (depuis

1966) d’une « présomption irréfragable de représentativité », c’est-à-dire

qui sont définies d’emblée (sans preuves à fournir) représentatives dans

l’entreprise ou la branche concernée : la CGT, la CFDT, FO, la CGC et la

CFTC.


Alors que Sud et Solidaires demandaient à agir avec la CGT et les autres

organisations contre cette loi sur la représentativité, les invités ont

préféré négocier sans nous. Et ils vont nous mettre des bâtons dans les

roues ».


– Conséquences si la loi passe ?


Yann Cochin : « Si la loi passe, on est à poil. Sud, comme les autres

jeunes syndicats, devra faire face à des batailles juridiques incessantes.


En effet, parmi les 7 critères retenus à fournir pour être représentatif

dans une entreprise ou une branche spécifique de l’entreprise, il y en a

un qui nous est particulièrement défavorable : l’ancienneté du syndicat.

Il faudra au moins deux ans d’existence dans une branche à un syndicat

pour qu’il puisse prétendre aux élections de représentativité. Or, deux

ans, c’est la période de sans-droits, où il n’y a pas de délégués

syndicaux, pas d’élus, bref, aucune protection légale pour l’employé

syndiqué, qui peut être licencié simplement pour avoir osé s’être

syndiqué. Nous avons déjà rencontré le problème à vélib’, où nous avons

créé Sud. Des employés de Sud ont été, pour certains, menacés de

licenciement, pour d’autres licenciés.


Même si la loi prévoit l’abandon de la « présomption irréfragable de

représentativité », elle est, globalement, favorable aux grosses machines

comme la CGT et la CFDT, qui ne rencontrent pas ou peu le problème du

délais des deux ans.


En bref, contrairement à ce que ses acteurs soutiennent, cette loi n’est

pas faite pour éviter les divisions syndicales, mais pour baliser le

terrain : obtenir une recomposition syndicale autour de la CGT et de la

CFDT, et glisser, de plus en plus, vers un syndicalisme d’accompagnement.

»


– La CGT s’impose-t-elle comme la future grande force syndicale

représentative des syndicats français en Europe ?


Alain Candi : « Oui, je pense que la CGT veut s’imposer, sur le plan

européen, comme une grosse force syndicale. Et pour ce faire, elle a dû

accepter le cadre libéral de l’Europe actuelle. C’est en 1999, quand elle

s’est affiliée à la CES (Confédération européenne des Syndicats), que la

CGT a opéré un véritable tournant, puisque en reconnaissant la

Confédération européenne, elle acceptait de facto le cadre européen

libéral ».


(Pour rappel, la CES avait défendu le Traité sur la Constitution Européenne).


Bien qu’elle ne soit pas la CFDT, la CGT est aujourd’hui, en phase avec elle.


– A Sud, avez-vous des projets pour vous affirmer sur la scène européenne

et mondiale ?


Yann Cochin : « On a toujours considéré que Sud est un contre-pouvoir.

Nous sommes indépendants mais pas neutres.


Nous ne sommes pas pour autant opposés au dialogue avec les organisations

syndicales membres de la CES. La difficulté, pour intégrer la

Confédération européenne, c’est qu’il faut obtenir l’aval des

organisations syndicales membres (en France, la CGT, la CFDT et FO).


Face à l’orientation de la CES, il s’agit donc d’être présent dans les

mouvements sociaux européens, en travaillant à la coordination des thèmes

de lutte avec les groupes syndicaux présents dans les organisations

syndicales européennes. De créer une inter-syndicale mondiale. Et de

développer les forums sociaux européens et mondiaux. Peut-être ce projet

sera-t-il réalisable au niveau de la CFI (Confédération Syndicale

internationale), récemment créée ? »


Il ajoute que « la CFDT et la CGT viennent de se faire arnaquer par le

gouvernement. Malin, il les a laissées négocier sur le projet de loi sur

la représentativité et les finances des syndicats, tandis qu’il mettait en

place la remise en cause des 35 heures. La manifestation du 17 juin émane

d’une entourloupe gouvernementale ».

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