SUD c'est quoi ?

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PRÉSENTATION RAPIDE DE SUD ÉTUDIANT

 
 

Depuis sa création en 1996, à la suite du mouvement de grève chez les travailleursSEUSES et les étudiantEs de novembre et décembre 1995, SUD Étudiant n'a cessé de mener des actions et de participer aux luttes contre la précarité, contre la marchandisation du savoir, contre la casse du service public, contre le sexisme, pour la liberté de circulation et la régularisation des sans-papiers (carte d'étudiantE=carte de séjour), pour une université gratuite et ouverte à tous et toutes, pour un salaire social pour la jeunesse...

 

En tant que syndicat nous pensons que défendre les étudiantEs c'est aussi défendre unE sans-papier, unE précaire, unE jeune travailleur(se) exploitéE. C'est pour cela que dans ce site tu trouveras, outre les droits sociaux des étudiantEs, les droits des étrangerEs et les droits des salariéEs. Nous savons en effet que 700 000 étudiantEs sont obligéEs de travailler pour financer leurs études et que 100 000 vivent sous le seuil de pauvreté. C'est pour cela que nous nous battons pour obtenir un salaire social pour l'ensemble de la jeunesse qui lui permette de vivre et de se former dans des conditions décentes. Ce site, tel qu'il a été conçu doit te permettre de te défendre et de faire prévaloir tes droits dans les différents univers sociaux auxquels tu appartiens. Il doit aussi t'inviter à participer activement aux luttes pour de nouveaux droits, pour une société démocratique et solidaire...


 

POURQUOI UN SYNDICAT D'ÉTUDIANT-E-S ?


 

- Rompre avec l'isolement individuel

 

Face à la jungle de l'enseignement supérieur, il est quasiment impossible d'agir seul-e et il est toujours plus facile pour les dirigeant-es d'une société, d'une entreprise, d'une institution, de régner sur une somme d'individus isolés que sur un collectif organisé. Un syndicat est dans la plupart des cas un bon outil pour impulser des actions collectives.

 

- Rompre avec l'atomisation du monde étudiant

 

L'éclatement et l'autonomie des universités au niveau national ainsi que la mise en place de pôles d'excellence (réformes Allègre et Lang) ont pour effet d'isoler les filières et les universités entre elles. La dernière réforme sur les ECTS accentue cet état de fait en individualisant les cursus à la fac. Or on ne gagne que peu de chose en ne se battant qu'à un niveau local : pour changer les choses, il y a nécessité à agir ensemble, en se donnant les moyens d'une structuration d'envergure nationale. Au delà des diversités, le monde étudiant a un socle d'intérêts communs (aide sociale, budgets nationaux...)

 

Cette base commune doit permettre de se regrouper pour formuler un autre projet. Un syndicat étudiant est un regroupement de personnes dont le but est de défendre les intérêts matériels et moraux communs des étudiant-e-s. Cela permet entre autres d'avoir une vision plus large des problèmes rencontrés individuellement, de les relier aux grandes questions de société suscitées par la politique gouvernementale, et par ce biais de savoir comment y répondre.

 

Face à tous les corporatismes, nous entendons développer la solidarité et la citoyenneté étudiante.


 

POURQUOI SE SYNDIQUER, MILITER À SUD ÉTUDIANT-ES ?


 

- Contribuer à la construction d'un contre-pouvoir

Face aux attaques libérales portées à l'université, les actions sporadiques ne peuvent suffir à inverser la vapeur. Il est nécessaire de construire une structure permanente, combinant la réflexion et l'action sur le long terme et permettant d'élaborer une stratégie nationale. Se syndiquer aujourd'hui c'est entrer en résistance, c'est refuser l'élitisme, le mercantilisme, la logique libérale qui veut que réussir se fasse au dépend des autres. Se syndiquer aujourd'hui, c'est montrer sa volonté de vouloir élaborer un projet altenatif pour l'université, pour la société. Se syndiquer c'est également soutenir l'activité et l'indépendance syndicale, c'est participer à la vie démocratique du syndicat et au  développement d'une réelle citoyenneté étudiante, pour que de « supermarché du savoir », l'université redevienne un lieu de vie et de réflexion en lien avec la vie sociale qui l'entoure. Enfin, c'est soutenir activement les différentes luttes sociales, que ce soit à côté des SANS (Papiers, Logements, ...) qu'à travers un soutient aux précaires de la restauration rapide, à la lutte contre la casse des services publics... et tout ce que vous voudrez faire : SUD Étudiant sera ce que nous en feront ensemble.


 

SUD ÉTUDIANT, COMMENT ÇA FONCTIONNE ?


 

Notre fonctionnement est basé sur l'autogestion et la recherche du consensus. A SUD Étudiant, pas de président-e ou de hiérarchie interne. L'ensemble des syndicats locaux sont autonomes et travaillent ensembles dans la fédération. Les orientations sont décidées en congrès et, ponctuellement, dans des conseils fédéraux, ouverts à tou-te-s les adhérent-es de la fédération. Des personnes peuvent être mandatées pour remplir des tâches précises : les secrétaires fédéraux. C'est une forme d'exécutif pour l'ensemble des syndicats. Nous cherchons a éviter toute sur représentation et tout centralisme parisien et sommes fonciérement anti-bureaucratiques. De fait, notre activité ne se résume pas aux élections universitaires...


 

POURQUOI ÊTRE MEMBRE DE L'UNION SYNDICALE SOLIDAIRES ?


 

Quand près de la moitié des étudiant-es travaillent, souvent de façon précaire, pour financer leurs études, quand on voit les attaques que subissent les salarié-es du public et du privé, il est logique pour nous de participer activement à une union syndicale qui regroupe les SUD (PTT, Rail, Éducation, Santé-Sociaux, ...) mais également des syndicats comme le SNUI aux impôts. L'université n'étant pas coupée du reste de la société et des débats qui la traverse, il est important de ne pas se cantonner à des revendications purement universitaires. l'Union Solidaires en développant un syndicalisme de défense des salarié-es et de transformation de la société, en évitant les dérives d'institutionalisation, en recherchant ce qui unit plutôt que ce qui divise,en permettant une démarche interprofessionnelle, répond à nos attentes.


 

Fédération des syndicats SUD Étudiant
25-27 rue des Envièrges
75020 Paris
---
Tél: 01 44 62 12 06
Fax: 01 44 62 12 34
---
http://www.sud-etudiant.org
sud-etudiant@sud-etudiant.org

Parlez de nous !

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Salut et Bienvenue !

 

Notre syndicat est complètement indépendant, nous avons choisi de nous associer aux salarié-es de l'union syndicale SOLIDAIRES pour préserver notre liberté. Notre indépendance a un prix, elle ne repose que sur l'énergie des militant-es, c'est pourquoi nous vous appelons a vous organiser avec nous.

 

Précarité, discriminations, attaques contre les droits sociaux,
contre le code du travail et les services publics.
Aujourd'hui nous avons à faire face a l'action d'un gouvernement et d'un patronat
hostile aux jeunes et aux travailleurs.

Et toi, qu'est ce que tu as pour te défendre ?
TOI, TU AS LE SYNDICAT !

SUD étudiant est au service des luttes. A nanterre c'est maintenant une vingtaine de militants et de sympathisants qui s'unissent et s'organisent. C'est parce que nous sommes conscients qu'il y a plus d'étudiants hors des syndicats et des associations jugées représentatives, que nous nous mettons au service de l'action collective et soutenons les décisions et l'action des Assemblées Générales souveraines. SUD étudiant est aussi un syndicat pleinement lié au monde du travail, nos liens avec la fédérations SOLIDAIRES nous ancrent dans la réalité salariale et nous permettent de sortir du corporatisme étudiant.



Autogestionnaire, Démocratique, Anti-autoritaire, Anti-raciste et Anti-sexiste.
Pour vous défendre, proposer et agir.
Vous êtes cordialement invités a vous inscrire sur la liste de diffusion
pour nous contacter ou proposer des articles : 
nanterre@sud-etudiant.org

SUD étudiant nanterre a aussi une page sur dailymotion http://www.dailymotion.com/sudnanterre

    L'affiche "Nanterre pas tes rêves" est tirée du site http://imaginaction.over-blog.org/

  

 



Vendredi 20 juin 2008
par SUD étudiant publié dans : Nanterre
Un message de Christophe Voilliot, élu SNESup au CA:
"Le 16 juin, le CA de l'université a adopté par 13 voix contre 8 abstentions
la liste des personnalités extérieures proposée par la présidence.
Auparavant, B. Madeuf s'est engagée à procéder à une révision des statuts,
notamment de l'article 15. Un scrutin préparatoire portant sur le 8ème nom a
permis de départager M. Augé, proposé par B. Madeuf et B. De Reviers,
candidat proposé par les élus BIATOSS (11/8 voix). Le tirage au sort du
représentant des organisations de salariés a désigné la CGT. Le prochain CA
est convoqué pour le 23/06. Une réunion ouverte à tous les
enseignants-chercheurs sur la composition des comités de sélection devrait
se tenir le 30/06 ou le 01/07 : il me semble important que des collègues
syndiqués y participent et relaient les propositions du SNESUP sur ce
sujet."
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Jeudi 19 juin 2008
par rue 89 publié dans : universités
Liens:
[1] http://medailles.recherche-enseignement-superieur.fr/spip.php?article6&lang=fr
[2] http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?rubrique85
[3] http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?rubrique8
[4] http://besson.damien.free.fr/
[5] http://www.aleph-zero.fr/blog/?p=28
[6] http://jfmela.free.fr/jfmblog/
[7] http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article484
[8] http://medailles.recherche-enseignement-superieur.fr/spip.php?article7&lang=fr
[9] http://www.a-brest.net/article4009.html
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Jeudi 19 juin 2008
par AFP et Le monde publié dans : universités


LE MONDE | 19.06.08 | 13h51

Le gouvernement et la direction du Centre national de la recherche scientifique
(CNRS) préparent le démembrement de l'institution en une sorte de "holding
d'instituts", ce qui a soulevé de très nombreuses protestations : le conseil
scientifique du CNRS (composé en majorité de personnes nommées par la ministre, dont
huit étrangers) a refusé de voter le texte proposé.


Des centaines de médaillés du CNRS ont signé un texte exprimant leur profonde
inquiétude, une "marche de tous les savoirs" a rassemblé près de 10 000 personnes.
Le 19 juin, de nombreux personnels de la recherche et de l'enseignement supérieur
ont organisé des actions dans les grandes villes pour réclamer une autre politique
et obtenir l'annulation du démantèlement en cours du CNRS.
Cette ultime réforme menace de faire disparaître des pans entiers de la recherche
française et d'en soumettre de nombreux autres à des impératifs de court terme ; en
particulier les sciences de la vie et l'informatique seraient contrôlées en dehors
du CNRS. Jamais un gouvernement n'avait chercher à exercer une telle autorité sur la
recherche. A cet égard, les sciences de l'homme et de la société (SHS) apparaissent
particulièrement en péril et illustrent les dérives de la politique actuelle. Vues
comme inutiles économiquement et comme trop critiques, la tentation est grande de
les exclure du CNRS.
Rappelons d'abord que la remise en question de l'implication du CNRS dans le domaine
des sciences humaines et sociales est presque aussi ancienne que le CNRS lui-même.
Par chance, les responsables successifs du CNRS ont toujours su combattre ces
préjugés et accorder une place croissante aux sciences humaines et sociales. Mieux,
ils ont favorisé leur professionnalisation et leur internationalisation, au point
que leur apport à une meilleure compréhension des transformations du monde
contemporain est largement reconnu. Depuis au moins une quinzaine d'années, il n'est
ainsi pas un programme de recherche national qui n'ait intégré les SHS comme un
volet indispensable à la compréhension des processus ou problèmes à étudier (sida,
cancer, maladies à prion, réchauffement climatique, santé au travail...).
En donnant la priorité à l'accumulation des connaissances de long terme, en
s'efforçant de préserver ou de développer des pans entiers de recherche ignorés ou
délaissés par l'université (archéologie, anthropologie, études des aires culturelles
non européennes...), en insufflant une culture d'évaluation et de recherche en
équipe au sein de disciplines longtemps individualistes, le CNRS a donc contribué au
développement des SHS dans notre pays. Une part non négligeable des meilleurs
chercheurs français dans ce domaine, y compris universitaires, ont travaillé ou
travaillent au sein de laboratoires soutenus par le CNRS.
Faut-il rappeler ici que des chercheurs aussi reconnus internationalement que les
anthropologues Claude Lévi-Strauss et Maurice Godelier, le géographe Raoul
Blanchard, les historiens André Leroi-Gourhan, Christiane Desroche-Noblecourt,
Jean-Pierre Vernant et Jacques Le Goff, les économistes Maurice Allais (par ailleurs
Prix Nobel d'économie) et Jean Tirole, le philosophe des sciences Georges
Canguilhem, le linguiste Claude Hagège et le sociologue Pierre Bourdieu ont reçu la
médaille d'or du CNRS.
Les nouvelles orientations données à la politique de recherche, tant au niveau
européen que français, la réforme de l'université et les préjugés idéologiques du
gouvernement à l'égard des sciences de l'homme mettent cette politique en péril.
L'étranglement financier du CNRS au profit de l'Agence nationale de la recherche
favorise ceux qui défendent cette politique à courte vue.
Ce qui manque pourtant le plus aux universitaires en SHS pour mener à bien leurs
recherches, c'est du temps et du personnel technique et administratif en nombre
suffisant. Confrontés à des effectifs étudiants en forte croissance ces dernières
années et à l'explosion des formations professionnalisantes, ils ont plus que jamais
besoin de liens avec le CNRS dans les cadres des UMR et des délégations provisoires.
Le désengagement du CNRS de ces disciplines les priverait définitivement de cette
possibilité.
La défense du CNRS ne saurait bien sûr se résumer à la seule défense des postes de
chercheurs permanents. Ceux-ci sont néanmoins indispensables. D'abord, pour
permettre de couvrir certains domaines ignorés par les universités, faute
d'enseignements correspondant ou à la frontière des disciplines habituelles.
Certains domaines du droit (par exemple, le droit comparé), ou certains champs
interdisciplinaires (par exemple, la criminologie ou l'archéologie), sont, pour
diverses raisons, négligés ou absents de l'université française.
De même, certains types d'investigations nécessitent des temps d'enquête très longs
et supposent de pouvoir compter sur des chercheurs permanents, comme les recherches
portant sur les aires culturelles. Comment disposer de spécialistes de la Chine ou
du Moyen-Orient si ceux-ci sont contraints de rester en France neuf mois par an pour
leur enseignement ? Plutôt que de raisonner par discipline, il convient donc au plus
vite d'identifier les domaines cruciaux où le CNRS doit accroître son intervention
au cours des prochaines années. Mais le choix de ces domaines ne doit pas être dicté
par le pouvoir politique ou par les autres scientifiques, mais émaner de la
communauté des chercheurs en SHS eux-mêmes. Il faut ici prendre appui sur les
nombreux travaux prospectifs réalisés au cours de ces dernières années au sein de
l'organisme.
En matière démographique, un rapide examen de la pyramide des âges des chercheurs
SHS montre que c'est dans ce domaine qu'existe le déséquilibre le plus flagrant :
plus de 800 personnes y ont dépassé les 55 ans - soit près de 44 % de l'effectif
total des chercheurs SHS, contre une moyenne de 26 % pour les chercheurs CNRS des
autres départements.
Du même coup, la question non seulement du remplacement de toutes les personnes
partant à la retraite mais celle d'un plan urgent de recrutement de jeunes
chercheurs est, encore plus qu'ailleurs, une question de simple survie pour
l'ensemble de ce domaine scientifique. Nous ne pouvons qu'être inquiets dans ces
conditions face aux annonces répétées sur le non-remplacement d'un fonctionnaire sur
deux, voire aux annonces de reversement de postes au "pot commun" du CNRS.Plus que
jamais, les SHS, comme les autres domaines scientifiques, ont besoin d'un organisme
national structurant, qui fixe des priorités de long terme, fournisse les moyens
matériels et humains, sous des formes sans doute renouvelées, aux laboratoires pour
qu'ils développent leur programme propre.
L'invention d'une nouvelle politique nationale de recherche passe aussi par une
critique de l'action passée. Le saupoudrage des moyens et leurs inégalités
injustifiées entre les différentes sections, l'opacité qui en résulte, l'absence de
volontarisme qui conduit à la concentration des trois quarts des personnels
permanents du CNRS en Ile-de-France sont autant de symptômes d'une situation
insatisfaisante, qu'il faut réformer, mais dans la concertation et en évitant la
tentation de la table rase ou des solutions simplistes.





Jean-Louis Fournel, professeur à l'université Paris-VIII, porte-parole de Sauvons
l'université ! (SLU) ;
Bertrand Monthubert, professeur à l'université Paul-Sabatier, président de Sauvons
la recherche (SLR) ;
Frédéric Sawicki, professeur à l'université Lille-II, directeur d'UMR (8026), membre
du CA de SLR.


Article paru dans l'édition du 20.06.08.
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Mercredi 18 juin 2008
par SUD étudiant publié dans : Solidaires de leurs luttes

COMMUNIQUE     du      CSP 92

 

 

 «52ème Jour d’occupation et  51èmeJour de Grève de la Faim des Sans papiers du 92 ! » 

 

NON ! A la mise a Mort des Grévistes de la  FAIM  par le Préfet des Hauts de seine ! 

 

 

L

e CSP 92 en occupation depuis le 28 Avril 2008 à l’Eglise St Paul à Nanterre,  se bat afin de faire entendre la Voix des autres, celle de la population du sous sol  appelée « les Sans papiers ».

 

Parmi les occupants, Des hommes et des femmes sans papiers se sont mis en grève de la Faim, afin  de sortir de l’ombre et exiger leur Régularisation.

 

Ils ont été reçus en Préfecture pour examen de situation le Mercredi 11 Juin 2008, leur dossiers a été déposé ce jour, une Réponse devait tomber le même jour sur leur  sort, malheureusement la Préfecture a voulu jouer les prolongations.

 

Ces prolongations continuent de durer jusqu’à aujourd’hui, aucune réponse, pas de signe de la part du Préfet, oui du Mépris, la préfecture veut isoler les grévistes, les pousser au découragement et à l’usure afin de désamorcer l’occupation.

 

Non Monsieur le Préfet les sans papiers du 92  n’ont pas dit leur dernier mot !

 

Le CSP 92 prend à témoins les françaises et les français sur le risque d’un drame dans notre département, le Préfet des hauts de seine aura sur la conscience ce qui arrivera à ces gens parce que sans droits, parce que venus d’ailleurs, leur vie est en danger, il n’a pas le droit d’être indifférent à leur détresse.

 

Le CSP 92 APPELE l’ensemble du  mouvement qui soutien notre lutte,  le comité de soutien, les partis politiques, les organisations, les associations, les syndicats, et les citoyens de tous bords que le moment est venu pour Dire haut et fort qu’ils ne sont pas les complices de ce Massacre par ordonnance du Préfet des hauts de seine, c’est une Mise à mort en direct de ces gens parce que sans papiers.  

 

APPELE  D’URGENCE,

E         DES FEMMES ET DES HOMMES VONT MOURIR, NE LAISSONS LE PREFET FAIRE UNE AUSSI GRAVE ICI EN FRANCE,  PAYS BERCEAU DES DEOITS DE L’HOMME.

 

NON ! Les grevistes  ne DOIVENT  pas MOURIR .

 

« ENSEMBLE, TOUT DEVIENT POSSIBLE ! »

« N’est ce pas Monsieur le Président SARKOZY ! Régularisez Maintenant c’est aussi POSSIBLE  » 

 

Nous  EXIGEONS du gouvernement :

E         « La Régularisation Globale de TOUS LES SANS PAPIERS  à  La libération des sans-papiers incarcérés pour défaut de papiers  à  La fermeture des HONTEUX centres de rétention à  Une réelle abolition de la double peine à  Une véritable politique d’accueil des étrangers. »

 

Fait à Nanterre  le 18 juin  2008

Le CSP 92

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Mercredi 18 juin 2008
par le monde publié dans : Interprofessionnel


LE MONDE | 16.06.08 |

our Raymond Chauveau, secrétaire général de l'union locale CGT de Massy (Essonne), le vrai bilan de la grève des sans papiers n'est pas dans les chiffres : 400 régularisations sur 1 400 dossiers déposés dans les préfectures, après deux mois d'un mouvement d'ampleur, "c'est peu", concède-t-il. Mais pour ce syndicaliste, à l'initiative de la grève, le principe d'une régularisation par le travail est désormais acté. "Le premier bilan, il est là", se félicite-t-il.
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D'autant que ces régularisations sont intervenues sur des métiers en tension qui n'étaient pas initialement ouverts à ces travailleurs africains. "Cette lutte a obligé le gouvernement à mettre dans sa poche la circulaire du 20 décembre qui réserve les métiers peu qualifiés aux seuls nouveaux entrants dans l'Union européenne", insiste-t-il. Pour le cégétiste, le gouvernement a fait l'erreur de parier que le mouvement ne durerait pas, et il affiche ses "contradictions" en tentant de freiner les régularisations et de diviser le mouvement : "Il n'est pas acceptable, relève Raymond Chauveau , que dans une même entreprise l'un soit régularisé et l'autre pas, parce que l'un est dans l'Esssone et l'autre dans les Hauts-de-Seine".

De fait, les administrations délivrent des récépissés de carte de séjour, d'un mois pour certains, de trois mois pour d'autres, mais aussi de simples autorisations provisoires de séjour d'une semaine à trois mois, avec ou sans autorisation de travail. "Elles continuent de raisonner comme si elles examinaient des dossiers de régularisation "vie privée, vie familiale"", déplore le syndicaliste, reprochant au gouvernement de n'avoir défini aucune position claire sur la façon de procéder à une régularisation par le travail. "On se retrouve en face d'un double, d'un triple langage, le ministère de l'immigration laissant chaque préfecture agir à sa guise", argue M. Chauveau. "De hauts responsables de préfecture nous disent : "Ordre, contre-ordre : on n'en peut plus ! Il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités"", assure-t-il.

Pour la CGT, de deux choses l'une : ou le gouvernement accepte de discuter "sérieusement" de la méthode à appliquer, aux grévistes comme aux autres travailleurs sans papiers qui pourraient se déclarer, ou le mouvement est parti pour durer. Le syndicat avertit : "aujourd'hui, nous sommes en mesure de lancer une troisième vague de grèves, beaucoup plus importante que les deux autres réunies", jure Raymond Chauveau.

RÉALITÉ IGNORÉE

Si, ici où là, des militants d'autres syndicats, Solidaires notamment, soutiennent des grévistes, la CGT reste la seule organisation à pleinement se mobiliser dans ce mouvement. "Nous sommes à l'initiative", rappelle Raymond Chauveau qui se défend de prendre en otage le mouvement, comme l'en ont accusé les associations de sans-papiers. Au sein de la CGT, reconnaît-il cependant, des militants ont encore du mal à comprendre que le syndicat prenne en charge ces dossiers. Pour Raymond Chauveau, cette grève oblige la société à prendre en compte une réalité jusqu'alors ignorée. "Aujourd'hui, ces salariés sont reconnus pour ce qu'ils sont : des travailleurs.Chez eux, une conscience de classe se forge", observe-t-il. Pour lui, il était temps que le syndicat prenne ce dossier en main. "Notre rôle de syndicat, insiste-t-il, est de montrer que ces personnes ne sont pas en dehors du monde du travail. Ce que le gouvernement n'a pas compris."


Mustapha Kessous et Laetitia van eeckhout
Article paru dans l'édition du 17.06.08
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Mercredi 18 juin 2008
par Sauvons la Recherche publié dans : universités

les derniers projets du gouvernement nous ont conduits à appeler au blocage du Conseil d'Administration du CNRS, qui devrait se tenir jeudi 19, ainsi qu'à des actions dans de nombreuses villes. D'ores-et-déjà, nous pouvons percevoir une mobilisation croissante
partout en France, où de nombreuses Assemblées Générales se sont tenues et ont eu une forte participation ; parallèlement, les visites de Valérie Pécresse ont été perturbées, des motions ont été votées dans beaucoup d'établissements, des centaines de médaillés du CNRS ont signé un texte marquant leur forte inquiétude, et le Conseil Scientifique du CNRS a refusé à deux reprises de voter le texte qui lui était présenté.


Jeudi, nous pouvons, nous devons faire reculer le gouvernement, en affichant un front uni pour une autre politique de recherche et d'enseignement supérieur, qui nécessite le refus du projet actuel de réforme du CNRS.


Vous trouverez sur notre site plusieurs articles relatifs à cette mobilisation importante, à laquelle nous espérons que vous contribuerez.

- Les actions menées le 19 (recopiées ci-dessous) :

http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1972


- les motions votées dans les laboratoires, universités, sociétés savantes

etc. : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1922


- des propositions d'actions pour contribuer à la mobilisation :

http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1930


- l'affiche et la bande son de l'appel du 19 juin :

http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1966


- les raisons de ces actions :

http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1972


- voir aussi le site des médaillés :

http://medailles.recherche-enseignement-superieur.fr/


En comptant sur votre participation active !

 

Demain est une journée d'action très importante pour la préservation de
notre modèle d'organisation de la recherche publique. Certains considèreront
peut-être qu'il s'agit là d'un énième mouvement corporatiste destiné à
préserver le seul sort de quelques privilégiés (les quelques centaines de
chercheurs SHS à plein temps du CNRS contre les milliers
d'enseignants-chercheurs, dont de très nombreux précaires). Ils ont tort.

Les récentes prises de position du Sénat et du gouvernement sur un
changement du mode d'attribution des moyens aux universités (sur des
critères de performance qui, de fait, favorisent les établissements
élitistes et/ou situés dans des zones géographiques privilégiées
socialement), dans la foulée du plan campus, devraient suffire à convaincre
les derniers sceptiques que ce qui se joue en ce moment est un démantèlement
généralisé des principes et des pratiques garantissant l'autonomie du champ
scientifique et académique. L'autonomie des universités, couplée à un
pilotage centralisé sans précédent du financement de la recherche et des
universités par le gouvernement (via l'ANR, l'AERES, le cabinet de la
ministre, celui du président de la RépubliqueŠ) conduit droit à une
situation à l'anglaise : un enseignement supérieur élitiste couplé à une
recherche essentiellement finalisée et précarisée.

C'est dans ce contexte général que se situe la réforme du CNRS dont la
puissance et l'organisation contrarient les objectifs gouvernementaux. Le
gouvernement entend tout simplement diviser l'établissement pour mieux le
contrôler en créant des instituts dont les directeurs seront nommés
directement par le ministre ou en externalisant certains pans (biologie,
informatique) vers des EPST plus perméables à la recherche appliquée
(INSERM, INRIA). Au lieu d'appliquer au CNRS le même principe d'autonomie
qu'aux universités, il s'agit donc de le reprendre en main et de lui imposer
un nombre limité de champs d'investigation.

Dans ce cadre, l'on comprend bien pourquoi le sort des SHS est très
directement menacé, en dehors des disciplines ou des thématiques qui
apparaissent (à tort souvent) comme des auxiliaires à la décision. Le
retrait du CNRS du secteur des SHS aurait d'abord pour conséquence
symbolique d'avaliser l'idée que les SHS ne sont pas de vraies sciences ;
elles les soumettraient aux logiques d'établissement universitaire,
c'est-à-dire principalement aux besoins d'enseignement et de
professionnalisation. La politique nationale de recherche serait de facto
entre les mains du seul ministère et de l¹AERES, dont on mesure dès à
présent les graves défauts.

Ce retrait constituerait un recul par rapport à la dynamique
interdisciplinaire existant au CNRS, dynamique qui a favorisé des échanges
entre les différents domaines du savoir. La labellisation CNRS a permis que
se développe en SHS une culture de laboratoire dont atteste le classement
généralement en A+ des UMR par l'AERES. Cet acquis est particulièrement
fragile et doit être préservé, comme doit être préservée la possibilité pour
les UMR d'être gérées partiellement par le CNRS.


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Mardi 17 juin 2008
par SUD étudiant publié dans : Nanterre
Nous étions seulement deux élus étudiants (la fille de la Cé et moi même)
 
Petite discussion introductive sur l'évaluation de AERES qui est dans nos murs en ce moment. Hostilité de certains enseignants.
L'ordre du jour portait sur la nomination et l'élection au CS des Personnalités extérieures.
deux personnes sont nominées de fait:
Lucile Schmidt (Conseillère Régionale Socialiste d'Ile de France) Plusieurs personnes ont demandé quel lien elle avait avec l'éducation.
Bruno Laurioux (Historien médiéviste directeur scientifique adjoint pour les sciences humaines et sociales au CNRS)
 
Les personnalité sur lesquelles nous devions nous pronocer étaient:
M. Gilles TRAIMOND (délégué régional de la circonscription Ile-de-France Ouest et Nord.)
et M. SAKOUN ( PDG d'INEO média system, une filiale du groupe SUEZ spécialisé dans la catalogage informatique des données documentaires)
Compte tenu du caractère patronal de ce dérnier, j'ai voté contre (nous étions 2 sur 31)

.

 
 
 
j'ai aussi soumis, lors des questions diverses, ce texte . Il a été voté (à l'unanimité moins une voix) et sera transmis au CA de l'université il sera publié sur le site de Sauvons la recherche. 
 
"Le Conseil Scientifique de l'université Paris X nanterre, exprime sa vive inquiétude au sujet de la partition du CNRS en instituts.
Nous réaffirmons notre attaxhement à la mission de recherche de l'enseignement supérieur public, à un CNRS pluridisciplinaire organisant la coopération entre organismes et universités.
Nous réaffirmons aussi la nécessité d'une politique de l'emploi répondant aux besoins des organismes de recherche, par la création d'emplois statutaires, le respect des statuts et la reconnaissance des qualifications de tous les acteurs du service public d'enseignement et de recherche."

Notre élu a fini par faire un appel à la manifestation du 19 devant le CA du CNRS.
 

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Mardi 17 juin 2008
par SUD étudiant publié dans : Solidaires de leurs luttes

 

 

 

 

"Ce n'est pas celle que voulait Guy Môquet" répond Maria Vuillet au Sous-Préfet qui vient de lui dire "Je représente la République", alors que, ce lundi 22 octobre 2007, il se rend au métro Guy Môquet où il est accueilli sous les sifflets de lycéen.n.es venu.e.s du proche lycée Carnot. S'estimant outragé dans l'exercice de ses fonctions, il porte plainte, affirmant que Maria lui a dit "Vous êtes facho", ce qu'elle nie fermement. Le 4 février 2008 Maria Vuillet est citée à comparaître le 16 juin, quatre mois plus tard.

 

La dérobade.

 

À l'audience, le public est venu nombreux. Maître Thierry Lévy présente ses quatre témoins au Tribunal. Maria Vuillet est là. Au banc de la partie civile, un avocat, seul : le Sous-Préfet a eu "un empêchement d'emploi du temps". Stupéfaction dans le public. En termes d'agenda cette date est fixée depuis fort longtemps, il faudra donc qu'il se soit produit un événement exceptionnel pour que le Sous-Préfet, Chef du Cabinet, ne se déplace pas à l'audience. Par ailleurs, pour autant que les fonctions de la partie civile soient importantes, elles ne semblent pas aussi contraignantes que celles du Préfet, Secrétaire général et de la Sous-Préfète, Directrice du Cabinet [voir l'organigramme de la Préfecture sur http://www.idf.pref.gouv.fr/etat/organisation.htm].

 

Le mépris.

 

Parmi les quatre témoins de la défense, trois sont des lycéennes, au cœur de la période du Baccalauréat et des concours d'entrée aux grandes Écoles, l'une d'entre elles venant de surcroît de grande banlieue. Ces jeunes filles, pour lesquelles le calme et la concentration sont indispensables, se sont tout de même rendues à l'audience, dont on peut imaginer qu'elle représentait, de plus, une épreuve difficile au regard de leur responsabilité face à une lourde accusation portée par un Haut-fonctionnaire de l'État. Et le-dit plaignant ne vient pas... Et, en admettant qu'il se soit produit un événement exceptionnel, pas le moindre et simple mot d'excuse. Rien.

 

Le déni.

 

Maria Vuillet vit depuis plus de quatre mois dans l'attente de ce jour. Elle est passible de 7 500 € d'amende (un an de son salaire d'assistante-sociale à mi-temps), de six mois d'emprisonnement et de l'interdiction d'une durée de cinq ans d'exercer une fonction publique. De lourdes peines. Sur les dires du Sous-Préfet de Paris. Le pot de terre contre le pot de fer. Maria est responsable, courageuse, et elle n'est pas seule. Cette audience allait enfin, après toute cette attente, lui permettre, après n'avoir cessé de clamer son innocence, de démontrer que l'accusation était fausse. Et de quitter le Tribunal relaxée. Elle a été privée de ce droit fondamental, sans la moindre explication concrète.

 

Et la colère.

 

Sitôt le renvoi demandé par l'avocat de la partie civile, le ministère public suit cette demande. Alors même que l'avocat précise que "s'il y a un renvoi, je ne peux m'engager à ce qu'il soit là"... D'autre part, le Code de procédure pénale dit [Art. 425-1°al.] : "La partie civile régulièrement citée qui ne comparaît pas ou n'est pas représentée à l'audience est considérée comme se désistant de sa constitution de partie civile". Le Sous-Préfet étant représenté, il n'y a donc pas désistement. Ce qui signifie aussi que l'audience peut se tenir. C'est ce qu'a défendu fermement Maître Lévy contre l'avis du Procureur. En vain. L'huissier est venu face au public à deux reprises pour faire cesser les grondements qui montaient. La Présidente du Tribunal a prononcé le renvoi. Au 10 juillet. Maria attendra quatre semaines de plus.

 

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