SUD c'est quoi ?

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PRÉSENTATION RAPIDE DE SUD ÉTUDIANT

 
 

Depuis sa création en 1996, à la suite du mouvement de grève chez les travailleursSEUSES et les étudiantEs de novembre et décembre 1995, SUD Étudiant n'a cessé de mener des actions et de participer aux luttes contre la précarité, contre la marchandisation du savoir, contre la casse du service public, contre le sexisme, pour la liberté de circulation et la régularisation des sans-papiers (carte d'étudiantE=carte de séjour), pour une université gratuite et ouverte à tous et toutes, pour un salaire social pour la jeunesse...

 

En tant que syndicat nous pensons que défendre les étudiantEs c'est aussi défendre unE sans-papier, unE précaire, unE jeune travailleur(se) exploitéE. C'est pour cela que dans ce site tu trouveras, outre les droits sociaux des étudiantEs, les droits des étrangerEs et les droits des salariéEs. Nous savons en effet que 700 000 étudiantEs sont obligéEs de travailler pour financer leurs études et que 100 000 vivent sous le seuil de pauvreté. C'est pour cela que nous nous battons pour obtenir un salaire social pour l'ensemble de la jeunesse qui lui permette de vivre et de se former dans des conditions décentes. Ce site, tel qu'il a été conçu doit te permettre de te défendre et de faire prévaloir tes droits dans les différents univers sociaux auxquels tu appartiens. Il doit aussi t'inviter à participer activement aux luttes pour de nouveaux droits, pour une société démocratique et solidaire...


 

POURQUOI UN SYNDICAT D'ÉTUDIANT-E-S ?


 

- Rompre avec l'isolement individuel

 

Face à la jungle de l'enseignement supérieur, il est quasiment impossible d'agir seul-e et il est toujours plus facile pour les dirigeant-es d'une société, d'une entreprise, d'une institution, de régner sur une somme d'individus isolés que sur un collectif organisé. Un syndicat est dans la plupart des cas un bon outil pour impulser des actions collectives.

 

- Rompre avec l'atomisation du monde étudiant

 

L'éclatement et l'autonomie des universités au niveau national ainsi que la mise en place de pôles d'excellence (réformes Allègre et Lang) ont pour effet d'isoler les filières et les universités entre elles. La dernière réforme sur les ECTS accentue cet état de fait en individualisant les cursus à la fac. Or on ne gagne que peu de chose en ne se battant qu'à un niveau local : pour changer les choses, il y a nécessité à agir ensemble, en se donnant les moyens d'une structuration d'envergure nationale. Au delà des diversités, le monde étudiant a un socle d'intérêts communs (aide sociale, budgets nationaux...)

 

Cette base commune doit permettre de se regrouper pour formuler un autre projet. Un syndicat étudiant est un regroupement de personnes dont le but est de défendre les intérêts matériels et moraux communs des étudiant-e-s. Cela permet entre autres d'avoir une vision plus large des problèmes rencontrés individuellement, de les relier aux grandes questions de société suscitées par la politique gouvernementale, et par ce biais de savoir comment y répondre.

 

Face à tous les corporatismes, nous entendons développer la solidarité et la citoyenneté étudiante.


 

POURQUOI SE SYNDIQUER, MILITER À SUD ÉTUDIANT-ES ?


 

- Contribuer à la construction d'un contre-pouvoir

Face aux attaques libérales portées à l'université, les actions sporadiques ne peuvent suffir à inverser la vapeur. Il est nécessaire de construire une structure permanente, combinant la réflexion et l'action sur le long terme et permettant d'élaborer une stratégie nationale. Se syndiquer aujourd'hui c'est entrer en résistance, c'est refuser l'élitisme, le mercantilisme, la logique libérale qui veut que réussir se fasse au dépend des autres. Se syndiquer aujourd'hui, c'est montrer sa volonté de vouloir élaborer un projet altenatif pour l'université, pour la société. Se syndiquer c'est également soutenir l'activité et l'indépendance syndicale, c'est participer à la vie démocratique du syndicat et au  développement d'une réelle citoyenneté étudiante, pour que de « supermarché du savoir », l'université redevienne un lieu de vie et de réflexion en lien avec la vie sociale qui l'entoure. Enfin, c'est soutenir activement les différentes luttes sociales, que ce soit à côté des SANS (Papiers, Logements, ...) qu'à travers un soutient aux précaires de la restauration rapide, à la lutte contre la casse des services publics... et tout ce que vous voudrez faire : SUD Étudiant sera ce que nous en feront ensemble.


 

SUD ÉTUDIANT, COMMENT ÇA FONCTIONNE ?


 

Notre fonctionnement est basé sur l'autogestion et la recherche du consensus. A SUD Étudiant, pas de président-e ou de hiérarchie interne. L'ensemble des syndicats locaux sont autonomes et travaillent ensembles dans la fédération. Les orientations sont décidées en congrès et, ponctuellement, dans des conseils fédéraux, ouverts à tou-te-s les adhérent-es de la fédération. Des personnes peuvent être mandatées pour remplir des tâches précises : les secrétaires fédéraux. C'est une forme d'exécutif pour l'ensemble des syndicats. Nous cherchons a éviter toute sur représentation et tout centralisme parisien et sommes fonciérement anti-bureaucratiques. De fait, notre activité ne se résume pas aux élections universitaires...


 

POURQUOI ÊTRE MEMBRE DE L'UNION SYNDICALE SOLIDAIRES ?


 

Quand près de la moitié des étudiant-es travaillent, souvent de façon précaire, pour financer leurs études, quand on voit les attaques que subissent les salarié-es du public et du privé, il est logique pour nous de participer activement à une union syndicale qui regroupe les SUD (PTT, Rail, Éducation, Santé-Sociaux, ...) mais également des syndicats comme le SNUI aux impôts. L'université n'étant pas coupée du reste de la société et des débats qui la traverse, il est important de ne pas se cantonner à des revendications purement universitaires. l'Union Solidaires en développant un syndicalisme de défense des salarié-es et de transformation de la société, en évitant les dérives d'institutionalisation, en recherchant ce qui unit plutôt que ce qui divise,en permettant une démarche interprofessionnelle, répond à nos attentes.


 

Fédération des syndicats SUD Étudiant
25-27 rue des Envièrges
75020 Paris
---
Tél: 01 44 62 12 06
Fax: 01 44 62 12 34
---
http://www.sud-etudiant.org
sud-etudiant@sud-etudiant.org

Parlez de nous !

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Salut et Bienvenue !

 

Notre syndicat est complètement indépendant, nous avons choisi de nous associer aux salarié-es de l'union syndicale SOLIDAIRES pour préserver notre liberté. Notre indépendance a un prix, elle ne repose que sur l'énergie des militant-es, c'est pourquoi nous vous appelons a vous organiser avec nous.

 

Précarité, discriminations, attaques contre les droits sociaux,
contre le code du travail et les services publics.
Aujourd'hui nous avons à faire face a l'action d'un gouvernement et d'un patronat
hostile aux jeunes et aux travailleurs.

Et toi, qu'est ce que tu as pour te défendre ?
TOI, TU AS LE SYNDICAT !

SUD étudiant est au service des luttes. A nanterre c'est maintenant une vingtaine de militants et de sympathisants qui s'unissent et s'organisent. C'est parce que nous sommes conscients qu'il y a plus d'étudiants hors des syndicats et des associations jugées représentatives, que nous nous mettons au service de l'action collective et soutenons les décisions et l'action des Assemblées Générales souveraines. SUD étudiant est aussi un syndicat pleinement lié au monde du travail, nos liens avec la fédérations SOLIDAIRES nous ancrent dans la réalité salariale et nous permettent de sortir du corporatisme étudiant.

Autogestionnaire, Démocratique, Anti-autoritaire, Anti-raciste et Anti-sexiste.
Pour vous défendre, proposer et agir.
Vous êtes cordialement invités a vous inscrire sur la liste de diffusion
pour nous contacter ou proposer des articles : 
nanterre@sud-etudiant.org 

    L'affiche "Nanterre pas tes rêves" est tirée du site http://imaginaction.over-blog.org/

  

 





Comme vous le savez SUD étudiant est un syndicat qui cultive son indépendance. Notre syndicat local ne vit que des aides matérielles de l'union syndicale SOLIDAIRES et des cotisations de ses militants. Nous avons trouvé un moyen supplémentaire de financer nos luttes en éditant un tee shirt reprenant une création originale tirée du projet "mai 2008 redonnons la parole aux murs"

Bref....si cette été sur la plage, ou ce printemps sous les pavés, vous voulez porter haut les couleurs du syndicalisme de combat , vous pouvez acheter ce tee-shirt pour la modique somme de 12 euros (5 euros reviendront à SUD Nanterre), le reste reviendra a l'association qui imprime les tee-shirts.
Samedi 17 mai 2008
par camille stromboni


de CAMILLE STROMBONI

"A force de stigmatisations, Nicolas Sarkozy a acculé tous ces travailleurs sans-papiers à se révolter, dénonce Jean-Claude Amara, le porte parole de Droits Devants ! (www.droitsdevant.org). Alors que les réponses seront connues vendredi, il prévoit une nouvelle vague de grèves devant l’incohérence et l’injustice des consignes de régularisation données aux préfectures. Il n’y aura probablement pas plus de 15 à 20% de travailleurs régularisés sur les 1000 sans-papiers qui font grève depuis un mois."

Jean-Claude Amara (Droits devant !). "Le gouvernement a choisi de gagner du temps. Les préfectures ont reçu des ordres afin de ralentir le traitement des dossiers. Alors que les salariés sans-papiers du 92 (Café de La Jatte et Passion Traiteur) ont pu s’adresser à la préfecture de leur lieu de travail, certaines préfectures ont choisi de transmettre les dossiers dans le département du domicile salarié, ce qui rallonge les délais.

Depuis le début de la grève, le 15 avril, des centaines de travailleurs sans-papiers se sont manifestés pour rejoindre le mouvement. La brêche est ouverte. Depuis quelques jours, c’est plutôt nous qui freinons les demandeurs, afin de voir les signes concrets marquant la volonté du gouvernement de régulariser. De nombreux indices laissent penser qu’il n’y aura pas plus de 15 à 20% de travailleurs régularisés sur les 1000 grévistes. Nous visions un minimum de 50%. On s’achemine donc vers une nouvelle vague de grèves.

Pour La Jatte et Passion Traiteur, en moins de 3 jours, 19 travailleurs ont été régularisés, avec 10 récépissés délivrés d’un seul coup, et 7 ensuite. Le gouvernement parle sans arrêt de l’importance du “cas par cas”, mais nous notons ici la création d’une nouvelle technique : le “cas par cas collectif” ! C’est donc bien une question de volontarisme politique. Nicolas Sarkozy est coincé tout d’abord par ses bases idéologiques : il a une peur bleue d’annoncer une large régularisation, vis-à-vis de son électorat le plus réac’. D’un autre côté, il craint tout autant que les grèves perdurent et s’amplifient. Il préfère donc faire traîner.

Il est urgent de prendre des mesures de fond. La circulaire du 20 décembre 2007 a tout d’abord créé la possibilité de régulariser les travailleurs, dans 150 métiers “en tension”, mais seulement pour les ressortissants des pays de l’Est intégrant l’Union Européenne. Nous dénonçons évidemment le vieux fantasme du blanchiment de l’immigration, mais aussi le caractère irréalisable de cette mesure. Nicolas Sarkozy s’est d’ailleurs mis à dos une partie du petit patronat, qui ne compte pas virer son personnel formé, pour le remplacer par des immigrés de l’Est, à cause de cette conception doctrinaire. Après notre très forte mobilisation, une nouvelle circulaire est prise le 7 janvier et ouvre aux travailleurs déjà en place, à titre exceptionnel, la régularisation selon les besoins de l’entreprise. C’est dans ce cadre que les 8 cuisiniers du restaurant « La Grande Armée » sont régularisés en février ou encore les salariés de La Jatte et de Passion Traiteur. Mais il s’agit aussi de l’un des éléments déclencheurs de notre grève : ce caractère « exceptionnel » débouche obligatoirement sur l’arbitraire des préfectures, d’un département à l’autre. Il faut mettre un terme à cet esclavagisme moderne en passant du titre exceptionnel au titre général.

L’infléchissement du regard de l’opinion publique constitue un moment historique : aujourd’hui, derrière le mot “sans-papier” apparaît enfin celui de “travailleur”. Nous ne connaissons pas un sans-papier qui ne travaille pas, que ce soit au noir ou déclaré. Le débat est lancé et plus personne ne peut se calfeutrer derrière l’hypocrisie de l’ignorance. La majorité des patrons savent pertinemment qu’ils embauchent des salariés sans-papiers. On a levé un secret de polichinelle. L’implication de syndicats comme la CGT, depuis plus d’un an, a joué un rôle prépondérant. L’Etat l’a d’ailleurs bien compris, en essayant de diviser le mouvement. L’occupation récente de la Bourse du travail de Paris, et ce prétendu compromis entre la CGT et l’Etat, ne sont qu’une vaste manipulation. Le gouvernement a orchestré cela : la préfecture de Paris a ainsi conseillé aux sans-papiers de s’adresser à la CGT, soudainement. C’est presque logique, aux abois face à un mouvement qui ne cesse de s’amplifier, le gouvernement essaie de le freiner, en créant des dissensions.

Un courant de sympathie est né et cette lutte devient même populaire. Nous voyons de plus en plus des salariés français sur les piquets de grève. Les salariés français se rendent compte d’une contradiction flagrante : les sans-papiers cotisent pour les caisses de l’Etat, les allocations chômage ou les retraites, alors qu’ils ne toucheront jamais un dividende, s’ils sont licenciés par exemple. Le regard des Français a changé en voyant que l’Etat récupère des dizaines de milliards d’euros de cotisations sociales sur le dos de ces travailleurs.

Pourtant, Nicolas Sarkozy continue à fermer les verrous des régularisations. Avec encore cinq personnes arrêtées mardi, la chasse aux sans-papiers, initiée par la circulaire de 2006, ne fait que s’intensifier, dans la rue, le métro et même sur le lieu de travail. On vend ces arrestations à une frange électorale misérable. Mais Nicolas Sarkozy se trompe complètement et la situation se retourne contre lui. A force de taper trop fort sur la tête de ceux que l’on stigmatise en premier, il a acculé tous ces travailleurs sans-papiers à se révolter. Ils n’ont plus d’autre choix. Cette cécité du chef de l’Etat lui a permis de réussir plusieurs tours de force : se mettre à dos une partie de son électorat, le petit patronat, changer le regard de l’opinion publique sur les sans-papiers et retisser les solidarités par son acharnement et son incohérence. S’il ne prend pas les mesures nécessaires de régularisation globale, le mouvement va rapidement embraser tout le pays. »

 

-http://contrejournal.blogs.liberati...

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Vendredi 16 mai 2008
par SUD étudiant publié dans : Luttes internationales
marche pour le retour - Palestine -  Paris 18e
samedi 17 mai 2008 à 13h Barbès Métro Barbès 


"Marche pour le retour" Palestine 60 ans après, Marche pour le Retour :
Droit au retour de tous les réfugiés expulsés depuis 1948
 Droit à l'autodétermination du peuple palestinien Levée immédiate du blocus imposé aux palestiniens
Non à la guerre contre les peuples du Moyen Orient.

Premiers signataires de l’appel à la marche pour le droit au retour :

- APF (Association des Palestiniens de France) - ACG (Agir Contre la Guerre) - GUPS (Union Générale des Etudiants Palestiniens) - CCIPPP (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien) - UJFP (Union Juive Française pour la Paix) - LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire) - ACLEFEU (Association Collectif Liberté, Egalité, fraternité, Ensemble, Unis) – Cercle Al Hakim - MIR (Mouvement des Indigènes de la République) - MIB (Mouvement Immigration Banlieues) - Génération Palestine - Abnah Philistine - MJP - Nanterre Palestine - CNT (Confédération Nationale du Travail) - Campagne Palestine ; 60 ans de résistance - AJPF (Association de Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises) - Europalestine CAPJPO
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Vendredi 16 mai 2008
par SUD étudiant publié dans : culture et confiture


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Un spectre hante les tenants de l’ordre établi : le spectre de Mai 68. Toutes les puissances du vieux monde se sont unies en une sainte-alliance pour traquer ce spectre : Nicolas Sarkozy, Luc Ferry, Claude Allègre et consorts… Ne manque à l’appel aucun-e de celles et ceux qui n’ont comme seul horizon indépassable que le monde tel qu’il est, voire la fin de l’histoire.
Pour la France bien-pensante, Mai 68 est responsable de tout. Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à la faire frémir en agitant à nouveau le spectre. Il s’agit, selon lui, « de savoir si l’héritage de Mai 68 doit être perpétué ou s’il doit être liquidé une bonne fois pour toutes ». Dans cette liquidation seraient visés non seulement les droits syndicaux, le Smic et le salaire socialisé, mais aussi les avancées obtenues, entre autres par les luttes féministes.
 
Tel un ludion, le spectre de Mai 68 sort du placard tous les dix ans. C’est l’occasion des exorcismes et des oraisons funèbres, des enterrements de première classe et des cérémonies d’adieux, des célébrations compassées, des imprécations et des repentances de tous les ralliés.
Il est grand temps de se réapproprier Mai 68, les réalités derrière les mythes, le Mai des prolétaires (de la grève générale et des occupations), le Mai de la Commune étudiante, le Mai des murs qui prennent la parole, le Mai des barricades qui ferment la rue et ouvrent la voie, le Mai qui a pavé le chemin des libérations et des transformations sociales et sociétales arrachées au cours de la décennie suivante, le Mai qui a soufflé sur Berlin, Prague, Mexico ou Turin, soulevant l’espoir tout autant que la critique du monde réellement existant, des normes et des évidences.
Ce qui est advenu n’était pas le seul possible. Des retours critiques collectifs et discordants permettront de retrouver le sable chaud sous les grèves et les espérances, à la lumière d’une formidable expérience dont les traces marquent encore notre temps.

Des éditeurs, des revues, des journaux, des sites internet, des librairies, des instituts, des fondations, des lieux et des espaces culturels tentent d’interpréter le monde pour transformer l’ordre des choses. 
Ils se sont réunis et proposent d’organiser ensemble, au printemps prochain, un « Mai 68, ce n’est pas qu’un début, c’est une actualité urgente ». C’est à cette fin qu’ils lancent cet appel, ici et au-delà des frontières.

toutes les infos sur les initiatives (films, débat, expos, manifs) sur le site www.mai-68.org
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Vendredi 16 mai 2008
par SUD étudiant publié dans : Nanterre

A NANTERRE COMME AILLEURS PAS DE FACHO DANS LES QUARTIERS, PAS DE QUARTIER POUR LES FACHOS

Alors que l’on annonce partout la déroute du Front National, ses idées se sont rarement aussi bien portées en France. Idéologie sécuritaire, stigmatisation des étrangers, persécution des sans-papiers (rafles, enfermement, expulsions massives), création d’un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale » : autant de signes rappelant le repli autoritariste et nationaliste de tradition fasciste prôné depuis sa création par le FN.

Plus que jamais l’État se fait le relai du discours du FN, exploitant la fibre raciste et la peur de l’autre d’une partie de la population pour masquer l’origine des problèmes sociaux et assoir son pouvoir.

Aujourd’hui c’est à Nanterre que le FN veut implanter son siège, là même où des milliers d’immigrés et d’enfants d’immigrés vivent et font vivre la ville. De l’époque où ils étaient parqués dans des bidonvilles jusqu’à nos jours c’est eux qui l’ont construite.

A la précarité grandissante, à l’insécurité sociale viendrait s’ajouter pour les Nanterrois-e-s, comme pour ceux qui passent, travaillent, ou étudient à Nanterre, le risque d’être quotidiennement confronté à la haine et à la violence des sbires du FN et de ses sympathisants, alors que les groupes d’extrême droite se radicalisent, comme en témoignent les récentes attaques contre des occupations de sans-papiers.

A Nanterre, comme ailleurs, le FN doit être proscrit tout autant que ses idées.

Manifestation contre l’installation du FN à Nanterre Samedi 17 mai 14h00 Place des Droits de l’homme

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Vendredi 16 mai 2008
par Le mensuel de l'étudiant publié dans : Réfléchir pour agir


Lucile Chalumeau, chargée d’études à l’Observatoire De l’Etudiant de l’université de Bourgogne

90 000 étudiants sortent sans diplôme de l’enseignement supérieur tous les ans, soit 12% d’une classe d’âge et un quart de l’ensemble des sortants de l’enseignement supérieur d’une année. Si une grosse partie (environ 30%) des décrochages a lieu dès la première année, les étudiants sont aussi nombreux à renoncer après s’être accrochés trois ans ou plus [1].


Considérer la question de l’abandon revient à essayer de savoir qui sont les vrais décrocheurs ? Cette question permet de dégager, d’un point de vue théorique, un foisonnement de facteurs de décrochage et une hétérogénéité du public en abandon. L’approche empirique constitue en elle-même une délimitation (propre aux préoccupations de chaque institution) du public et donc du phénomène. A l’inverse, d’autres démarches, prenant en compte dès le départ l’hétérogénéité du public, se sont trouvés confrontées, au profil des décrocheurs. Ces derniers sont alors définis a posteriori, contrairement aux enquêtes des observatoires qui les définissent a priori, la plupart du temps comme des non-réinscrits [2]. Un rapide bilan met en évidence les différents facteurs identifiés comme étant inscrits dans un processus de renoncement aux études supérieures. A travers les enquêtes réalisées, les étudiants évoquent des éléments qui les ont poussés à arrêter leurs études : les conditions financières (transport, logement, financement des études), la pédagogie universitaire (acculturation difficile, mauvaise compréhension des attentes des enseignants) le goût pour la discipline choisie et notamment la motivation, l’orientation par défaut, le manque de travail personnel...

Toutefois, ce « choix » individuel d’abandonner ses études est sous contraintes. Il apparaît que les bachelières poursuivent plus souvent que les garçons après le baccalauréat et elles abandonnent moins en cours d’études : les garçons sont donc surreprésentés parmi les non-diplômés de l’enseignement supérieur. Par ailleurs, l’origine sociale continue d’être discriminante : les jeunes issus des milieux modestes ont une probabilité plus grande d’abandonner leurs études supérieures [3] : ils sont plus nombreux à la fois parmi les bacheliers sortis du système d’enseignement directement après leur bac, mais aussi parmi les sortants sans diplôme de l’enseignement supérieur. Les enfants issus de l’immigration sont dans une posture défavorable : « Sur l’ensemble des jeunes qui ont poursuivi des études dans l’enseignement supérieur, près de 25% n’y ont pas obtenu de diplôme. Cette proportion est de 29% pour les jeunes originaires d’Europe du Sud alors qu’elle atteint 46% pour ceux issus de l’immigration maghrébine » [4]

Autre aspect, le parcours au lycée permet de conforter ou non l’acquisition de capitaux rentables pour l’enseignement supérieur : l’orientation dans le secondaire et le choix des spécialités au bac interviennent dans la poursuite ou non des études et les mauvaises orientations sont des causes fréquentes d’abandon. Le choix de la série du baccalauréat conditionne le parcours post baccalauréat, les bacheliers sans mention, dont le dossier scolaire est faible se maintiendront dans le système d’enseignement supérieur mais connaitront sans aucun doute des difficultés. Parallèlement, les élèves qui ont su faire des choix d’orientation leur permettant de capitaliser quelques atouts augmentent leur chance de réussite dans le supérieur. Arriver « en retard » au baccalauréat exclue ces bacheliers des cursus sélectifs - où les taux de réussite sont élevés - qui n’admettent que des bacheliers à l’heure. Par extension, l’âge à l’entrée dans le supérieur a son importance : plus on est jeune plus on est enclin à faire des choix d’orientation risqués mais en même temps plus rentables (bac S, filières sélectives...). Les sortants sans diplôme de l’enseignement supérieur ont un retard supérieur aux autres lorsqu’ils ont passé leur bac. De même certaines filières, post baccalauréat semblent propices aux abandons, mais il faut mettre cet aspect en relation avec le recrutement scolaire et social de ces filières, qui jouent en faveur de bacheliers dont les capitaux (sociaux, culturels, économiques...) leur permettent de réussir. Les filières de santé accueillent majoritairement des étudiants de milieux favorisés, alors que les filières telles que les lettres et les sciences humaines ont un recrutement plus populaire. Les filières de santé ont les taux d’abandon les plus faibles ; à l’opposé on trouve la filière AES (plus de 45% des étudiants inscrits en AES n’avaient pas choisi cette filière en fin de terminale) [5]. Les filtres sociaux déterminent pour une part la réussite dans l’enseignement supérieur. Certaines situations sont alors propices aux abandons ; par exemple avoir des parents ouvriers, être titulaire d’un baccalauréat technique et inscrit en L1 dans la filière AES. Cependant, à ce niveau, c’est plutôt la position socioprofessionnelle des parents, en tant qu’elle assure des conditions de vie et de financement des études qu’il faut considérer. Enfin, il faut considérer la pédagogie universitaire : les établissements ont une obligation légale à faire évaluer par les étudiants les enseignements qu’ils ont reçus [6] : il semble donc admis que l’organisation pédagogique (encadrement, méthodes de travail, difficile appréhension des attentes des enseignants...) est un facteur d’échec, bien qu’il reste à en mesurer concrètement les effets.

L’abandon des études supérieures touche d’abord les jeunes qui sont soumis au risque d’échec le plus fort et qui anticipent un rendement plus faible de leurs études. Mais ces caractéristiques ne sont pas distribuées aléatoirement dans la population ; elles sont au contraire, liées fortement à l’âge, au sexe, aux informations sur le système scolaire, aux goûts et aux spécificités des filières et des disciplines. Le rapport au temps est également une donnée essentielle : le temps disponible n’est pas identique pour tous. Le temps est fonction de l’âge à l’entrée dans le supérieur : les lycéens ayant accumulés du retard devraient s’inscrire dans des filières où les taux de réussite sont élevés (la notion de « il n’y a plus de temps à perdre ») mais la sélection même à l’entrée de ces filières les contraint à opter pour l’université. Le temps est également fonction de l’origine sociale : les milieux sociaux favorisés laissent à leurs enfants le temps de la réussite : le moment de l’abandon intervient plus tardivement pour les enfants dont le père est cadre que pour les fils d’ouvriers : 50% des décrocheurs dont le père est cadre quittent le deug durant les deux premières années alors que c’est le cas de plus de 70% des décrocheurs dont le père est ouvrier [7].

Lorsqu’on parle d’abandon d’études, on suppose a priori que le parcours de formation a un début et une fin. Dans les pays nordiques par exemple, les études supérieures s’étalent sur une période plus longue de la vie. Ainsi, selon l’institut Eurydice, l’âge médian des étudiants au Danemark est de 25 ans contre 20,6 ans en France. Dans ces pays, la tradition d’indépendance financière des étudiants est encouragée par des politiques publiques d’aide financière. Le parcours de formation, non-linéaire, s’envisage comme une série d’allers-retours entre le monde professionnel et l’Université. Notons que le système de crédits (ECTS par exemple) permet aux jeunes de capitaliser leurs acquis, réduisant ainsi la notion de rupture définitive. Un jeune qui a abandonné ses études supérieures peut ainsi à tout moment, et relativement facilement, décider de reprendre son parcours de formation là où il l’avait laissé.

Lucile Chalumeau, chargée d’études à l’Observatoire De l’Etudiant de l’université de Bourgogne

[1] Cet article est tiré de N.Beaupère, L.Chalumeau, N.Gury , C.Hugrée, L’abandon des études supérieures, Rapport pour l’Observatoire national de la vie étudiante, Paris, La documentation Française, 2007

[2] L’abandon est considéré comme une sortie sans diplôme de l’enseignement supérieur.

[3] L.Gruel et B.Thiphaine(2002), F.Rosenwald (2006), P.Merle (2002), S.Lemaire (2000)

[4] A.Frickey et al (2004) et S.Beaud (2002)

[5] B. Dethare, Que deviennent les bacheliers, les deux années après leur bac ?, Note d’information 05.19, MEN-Direction de l’évaluation et de la prospective, juin 2005

[6] Cf arrêté du 9 avril 1997 (art.23) relatif au diplôme d’enseignement universitaire général et l’arrêté du 23 avril 2002 (art.10) relatif aux études universitaires conduisant au grade de Licence

[7] Gury, 2007

Crédit image : Flickr - Susan NYC sous licence Creative Commons
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Jeudi 15 mai 2008
par SUD étudiant publié dans : Fédération SUD EDUCATION

Non ! La suppression de 11 200 postes dans l’éducation nationale n’est pas due à une baisse d’effectifs dans les écoles, les collèges et les lycées ! C’est une décision prise pour faire des économies sur le budget de l’état et mieux répondre aux directives européennes. Ces mesures drastiques ont de graves conséquences à la fois pour les enseignants et personnels des établissements (augmentation des heures supplémentaires, classes surchargées, explosion de la précarité...) mais également pour les élèves touchés de plein fouet :
- Augmentation du nombre d’élèves par classe
- Fermeture de classes dans le primaire et le secondaire
- Suppression des BEP
- Suppression d’une année d’études pour les élèves des lycées professionnels
- Suppression des dédoublements de classes
- Suppression d’options et d’enseignements
- De nombreux remplacements non assurés par manque d’enseignants

Les différentes propositions de réforme de l’éducation sonnent le glas de l’éducation nationale :

- Des nouveaux programmes dans le premier degré qui remettent en cause une pédagogie critique
- La suppression de la carte scolaire qui va toucher les établissements des quartiers populaires, déjà en grand manque de moyens
- Une plus grande autonomie et une mise en concurrence des établissements. Que vont devenir les programmes nationaux et les diplômes ?
- Un financement au mérite qui renforce les inégalités entre établissements
- Une privatisation de l’éducation nationale par un désengagement financier de l’état
- La liquidation du statut de la fonction publique dans l’éducation

Toutes ces attaques sont la continuité d’une casse globale du service public d’enseignement, d’une sélection dans les lycées et à l’entrée des universités, déjà amorcée avec la Loi d’autonomie des Universités.

Dernièrement, V.Pécresse a annoncé vouloir attribuer le budget aux universités en fonction du nombre d’étudiant-e-s passant les examens, et non plus en fonction du nombre d’inscrit-e-s. Ce projet serait l’occasion d’une nouvelle réduction des financements publics, ce qui encouragerait de nouveau les universités à se tourner vers la recherche de fonds privés, en formatant les enseignements selon les besoins économiques des "partenaires" privés. Au delà, c’est une nouvelle offensive contre le monde du travail (baisse du pouvoir d’achat, casse des retraites, de la couverture maladie, du droit du travail...)

Le gouvernement veut construire une éducation à deux vitesses, au service des besoins économiques. Tout cela est inacceptable ! Nous soutenons toutes les mobilisations et appelons à les amplifier partout afin de construire un mouvement de grève reconductible national.

Nous demandons la titularisation de tous les personnels, la création de postes, en fonction des besoins réels, l’abandon des réformes en cours, l’augmentation des salaires.
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Jeudi 15 mai 2008
par SUD étudiant publié dans : Nanterre

15 étrangers sans papiers arrêtés, peut-être plus, 4 d’entre eux expulsés en mars 2008, tels ont été les effets révoltants de la mission prioritaire exigée par le préfet de Nanterre des fonctionnaires du guichet 17 du bureau des Etrangers et des policiers.

Ici on arrête et on expulse, en suivant à la lettre le mode d’emploi détaillé par la note de service du 28 février 2008 pour procéder aux arrestations de sans papiers venus « spontanément » se renseigner sur leur dossier. Rationalisation « scientifique » terrifiante de la politique de traque des sans papiers dont le gouvernement persiste à se glorifier.

Dès que ces faits inacceptables ont été connus, les élus PC, PS, Verts, des militants du RESF, du CSP 92, de la LCR, de la LDH, de la CGT, de la CFDT, de Solidaires, de la FCPE, de l’ASTI 92, du Cercle de silence de Paris, des étudiants de l’Unef, de Sud étudiants , des étudiants non syndiqués et de simples citoyens indignés ont répondu par une présence régulière pour alerter les centaines d’étrangers attendant parfois depuis la veille au soir l’ouverture de la préfecture de Nanterre et pour dénoncer le travail honteux imposé à certains fonctionnaires.

Banderole, distribution de tracts au public et aux employés, interventions réitérées des élus auprès du préfet, puis du ministre de l’immigration pour exiger la fin des arrestations pièges.

En avril une seule arrestation jugée déloyale en première instance, comme les précédentes, par le tribunal. Pas d’autre arrestation connue selon cette procédure depuis. Mais, comme de bien entendu, pas d’engagement du préfet de Nanterre, et encore moins du ministre à ne plus procéder à de telles arrestations.

Nous suspendons donc provisoirement notre présence à la porte de la préfecture mais évidemment elle reprendrait à la première arrestation déloyale.

C’est ce qu’affirmeront les élus, les militants et les citoyens qui se rassembleront devant la préfecture de Nanterre vendredi 16 mai à 8h 30



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Jeudi 15 mai 2008
par SUD étudiant publié dans : Solidaires de leurs luttes

Le Palais de la Découverte semble menacé de disparition par des projets gouvernementaux.

Ce serait une grave atteinte contre la pensée, contre la connaissance, contre la culture.

Nous perdrions un lieu unique où chacun prend plaisir à interroger le monde et remettre en cause son savoir.

« Où sommes nous dans l’Univers ? Qu’est-ce qui fait trembler la Terre ? Comment la vie y est-elle devenue possible ? En quoi les défauts de la matière peuvent-ils être utiles ? D’ou vient le vertige, pourquoi est-ce que je ne suis pas toujours d’accord avec moi-même ? Pourquoi le yaourt intéresse-t-il des chercheurs ? Nos larmes sont-elles fabriquées à partir de notre sang ? Pourquoi l’araignée ne reste pas collée à sa toile ? Comment éviter d’être pris à son propre piège ? Et plus de moins, ça fait quoi ? … »

Le public est en contact direct avec la science en marche. Chaque jour, des centaines d’expériences, des dizaines d’exposés sont présentés par des médiateurs scientifiques qui invitent chacun à poser un regard neuf sur le monde qui l’entoure.

Permanentes ou temporaires, les expositions posent des questions, incitent à la réflexion , suscitent les vocations.

L’émotion est grande de voir chaque jour ces milliers de visiteurs (600 000 par an), l’émerveillement des petits et des grands, leur enthousiasme à comprendre et à raisonner, même chez ceux qui s’étaient crus « allergiques aux sciences » ; plaisir des questions vertigineuses, des réponses sidérantes. Respect de l’esprit qui s’interroge.

Les regards sont beaux au Palais, parce qu’ils s’étonnent. Et qu’au Palais on prend ça au sérieux.

Que l’on soit scientifique, littéraire, artiste, quelle que soit la forme de créativité ou d’engagement dans le monde, le Palais ouvre des voies, jette des ponts entre les savoirs, les expériences, les intuitions. Nul besoin de connaissances approfondies pour ressortir en se sentant plus intelligent, plus curieux, plus humain.

Le Palais est aussi un grand incubateur de vocations scientifiques.

Plus de la moitié des scientifiques franciliens, dont certains prix Nobel, disent y avoir trouvé leur vocation, dans l’émerveillement de visites enfantines.

La France manque cruellement de scientifiques et d’ingénieurs, tout le monde le sait. Ce serait une totale absurdité de détruire un lieu créateur de tant de motivation chez les jeunes.

Le Palais est enraciné dans une idée visionnaire.

Il a été créé pendant le Front Populaire par Jean Perrin, prix Nobel de physique pour ses travaux sur l’atome, à l’époque où, ministre du Front Populaire, il créa aussi le CNRS.

Son ambition était de : « … répandre dans le public le goût de la culture scientifique, en même temps que les qualités de précision, de probité critique et de liberté de jugement que développe cette culture et qui sont utiles et précieuses à tout homme… »

Voilà, c’est ça le Palais : rendre accessible à chacun une pensée exigeante, sans rien nier de la complexité du monde.

Le savoir et la curiosité sont un bien, un trésor, un héritage.

Et on va le détruire ?

La vie ou la mort du Palais se jouent en ce moment

Les semaines à venir sont cruciales. Son sort se discute en ce moment entre le Ministère de la Culture, celui de la Recherche et l’Élysée, sur un fond extrêmement inquiétant : à plusieurs reprises, la menace de sa fermeture à court terme a été évoquée.

Les raisons mises en avant pour imposer à la hussarde une « évolution » du Palais de la Découverte, évolution qui pourrait être fatale, sont techniques en apparence : elles se réfèrent à la rationalisation des politiques publiques et à des contraintes d’organisation administrative. Elles n’intègrent en rien la particularité, la spécificité du Palais de la Découverte, ce contact unique entre la science et le public qu’il rend possible.

Nous demandons au gouvernement d’arrêter un processus qui semble mener droit au saccage.

Nous lui demandons prudence et respect pour cette institution et pour ce qu’elle représente. Nous lui demandons de mettre un terme à la politique du secret et des coups bas en ouvrant une discussion avec les représentants du monde scientifique et culturel, les sociétés savantes, les académies, les associations d’enseignants, afin de déterminer les meilleures conditions de développement de ce remarquable lieu de culture qu’est le Palais de la Découverte.


 

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