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SUD c'est quoi ?

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PRÉSENTATION RAPIDE DE SUD ÉTUDIANT

 

   

Depuis sa création en 1996, à la suite du mouvement de grève chez les travailleursSEUSES et les étudiantEs de novembre et décembre 1995, SUD Étudiant n'a cessé de mener des actions et de participer aux luttes contre la précarité, contre la marchandisation du savoir, contre la casse du service public, contre le sexisme, pour la liberté de circulation et la régularisation des sans-papiers (carte d'étudiantE=carte de séjour), pour une université gratuite et ouverte à tous et toutes, pour un salaire social pour la jeunesse...

 

En tant que syndicat nous pensons que défendre les étudiantEs c'est aussi défendre unE sans-papier, unE précaire, unE jeune travailleur(se) exploitéE. C'est pour cela que dans ce site tu trouveras, outre les droits sociaux des étudiantEs, les droits des étrangerEs et les droits des salariéEs. Nous savons en effet que 700 000 étudiantEs sont obligéEs de travailler pour financer leurs études et que 100 000 vivent sous le seuil de pauvreté. C'est pour cela que nous nous battons pour obtenir un salaire social pour l'ensemble de la jeunesse qui lui permette de vivre et de se former dans des conditions décentes. Ce site, tel qu'il a été conçu doit te permettre de te défendre et de faire prévaloir tes droits dans les différents univers sociaux auxquels tu appartiens. Il doit aussi t'inviter à participer activement aux luttes pour de nouveaux droits, pour une société démocratique et solidaire...


  POURQUOI UN SYNDICAT D'ÉTUDIANT-E-S ?

 


 

- Rompre avec l'isolement individuel

 

Face à la jungle de l'enseignement supérieur, il est quasiment impossible d'agir seul-e et il est toujours plus facile pour les dirigeant-es d'une société, d'une entreprise, d'une institution, de régner sur une somme d'individus isolés que sur un collectif organisé. Un syndicat est dans la plupart des cas un bon outil pour impulser des actions collectives.

 

- Rompre avec l'atomisation du monde étudiant

 

L'éclatement et l'autonomie des universités au niveau national ainsi que la mise en place de pôles d'excellence (réformes Allègre et Lang) ont pour effet d'isoler les filières et les universités entre elles. La dernière réforme sur les ECTS accentue cet état de fait en individualisant les cursus à la fac. Or on ne gagne que peu de chose en ne se battant qu'à un niveau local : pour changer les choses, il y a nécessité à agir ensemble, en se donnant les moyens d'une structuration d'envergure nationale. Au delà des diversités, le monde étudiant a un socle d'intérêts communs (aide sociale, budgets nationaux...)

 

Cette base commune doit permettre de se regrouper pour formuler un autre projet. Un syndicat étudiant est un regroupement de personnes dont le but est de défendre les intérêts matériels et moraux communs des étudiant-e-s. Cela permet entre autres d'avoir une vision plus large des problèmes rencontrés individuellement, de les relier aux grandes questions de société suscitées par la politique gouvernementale, et par ce biais de savoir comment y répondre.

 

Face à tous les corporatismes, nous entendons développer la solidarité et la citoyenneté étudiante.


  POURQUOI SE SYNDIQUER, MILITER À SUD ÉTUDIANT-ES ?

 


  - Contribuer à la construction d'un contre-pouvoir

 

Face aux attaques libérales portées à l'université, les actions sporadiques ne peuvent suffir à inverser la vapeur. Il est nécessaire de construire une structure permanente, combinant la réflexion et l'action sur le long terme et permettant d'élaborer une stratégie nationale. Se syndiquer aujourd'hui c'est entrer en résistance, c'est refuser l'élitisme, le mercantilisme, la logique libérale qui veut que réussir se fasse au dépend des autres. Se syndiquer aujourd'hui, c'est montrer sa volonté de vouloir élaborer un projet altenatif pour l'université, pour la société. Se syndiquer c'est également soutenir l'activité et l'indépendance syndicale, c'est participer à la vie démocratique du syndicat et au  développement d'une réelle citoyenneté étudiante, pour que de « supermarché du savoir », l'université redevienne un lieu de vie et de réflexion en lien avec la vie sociale qui l'entoure. Enfin, c'est soutenir activement les différentes luttes sociales, que ce soit à côté des SANS (Papiers, Logements, ...) qu'à travers un soutient aux précaires de la restauration rapide, à la lutte contre la casse des services publics... et tout ce que vous voudrez faire : SUD Étudiant sera ce que nous en feront ensemble.


  SUD ÉTUDIANT, COMMENT ÇA FONCTIONNE ?

 


  Notre fonctionnement est basé sur l'autogestion et la recherche du consensus. A SUD Étudiant, pas de président-e ou de hiérarchie interne. L'ensemble des syndicats locaux sont autonomes et travaillent ensembles dans la fédération. Les orientations sont décidées en congrès et, ponctuellement, dans des conseils fédéraux, ouverts à tou-te-s les adhérent-es de la fédération. Des personnes peuvent être mandatées pour remplir des tâches précises : les secrétaires fédéraux. C'est une forme d'exécutif pour l'ensemble des syndicats. Nous cherchons a éviter toute sur représentation et tout centralisme parisien et sommes fonciérement anti-bureaucratiques. De fait, notre activité ne se résume pas aux élections universitaires...

 


  POURQUOI ÊTRE MEMBRE DE L'UNION SYNDICALE SOLIDAIRES ?

 


  Quand près de la moitié des étudiant-es travaillent, souvent de façon précaire, pour financer leurs études, quand on voit les attaques que subissent les salarié-es du public et du privé, il est logique pour nous de participer activement à une union syndicale qui regroupe les SUD (PTT, Rail, Éducation, Santé-Sociaux, ...) mais également des syndicats comme le SNUI aux impôts. L'université n'étant pas coupée du reste de la société et des débats qui la traverse, il est important de ne pas se cantonner à des revendications purement universitaires. l'Union Solidaires en développant un syndicalisme de défense des salarié-es et de transformation de la société, en évitant les dérives d'institutionalisation, en recherchant ce qui unit plutôt que ce qui divise,en permettant une démarche interprofessionnelle, répond à nos attentes.

 


 
Fédération des syndicats SUD Étudiant
25-27 rue des Envièrges
75020 Paris
---
Tél: 01 44 62 12 06
Fax: 01 44 62 12 34
---
http://www.sud-etudiant.org
sud-etudiant@sud-etudiant.org

 

Parlez de nous !

Salut et Bienvenue !

 


Notre syndicat est complètement indépendant, nous avons choisi de nous associer aux salarié-es de l'union syndicale
SOLIDAIRES pour préserver notre liberté. Notre indépendance a un prix, elle ne repose que sur l'énergie des militant-es, c'est pourquoi nous vous appelons a vous organiser avec nous.



Précarité, discriminations, attaques contre les droits sociaux, 

contre le code du travail

et les services publics.
Aujourd'hui nous avons à faire face a l'action d'un gouvernement et d'un patronat
hostile aux jeunes et aux travailleurs.

 

Et toi, qu'est ce que tu as pour te défendre ? 

TOI, TU AS LE SYNDICAT !
Adhére a SUD c'est le moment !





SUD étudiant est au service des luttes. A nanterre c'est maintenant une quinzaine de militants et de sympathisants qui s'unissent et s'organisent. C'est parce que nous sommes conscients qu'il y a plus d'étudiants hors des syndicats et des associations jugées représentatives, que nous nous mettons au service de l'action collective et soutenons les décisions et l'action des Assemblées Générales souveraines. SUD étudiant est aussi un syndicat pleinement lié au monde du travail, nos liens avec la fédération SOLIDAIRES nous ancrent dans la réalité salariale et nous permettent de sortir du corporatisme étudiant.

 



Autogestionnaire, Démocratique,
Anti-autoritaire, Anti-raciste et Anti-sexiste.
Pour vous défendre, proposer et agir.
Vous êtes cordialement invités a vous inscrire sur la liste de diffusionpour nous contacter ou proposer des articles :
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Pour changer l'université, la société, c'est maintenant qu'il faut agir !
Lundi 9 novembre 2009
- Par SUD étudiant - Publié dans : Nanterre

Ali a été libéré, mais tout reste à faire...



Nous invitons tous ceux qui ont participé de près ou de loin à la libération d'Ali, à venir se réunir, jeudi 12 octobre à 16h30, sur la fac, hall du DD, afin de se rencontrer, de fêter la libération et de préparer les nouvelles mobilisations pour défendre nos camarades. car Ali libéré, les expulsions continuent bon train, et des milliers de sans papiers continuent de se voir refuser leurs demandes de régularisation ou de renouvellement de titre de séjour.



Pas plus tard que jeudi 19, soyons nombreux à venir soutenir notre camarade shérifa, qui passe en appel au tribunal administratif de Versailles, 154 avenue de Saint Cloud, à 10h15.


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Lundi 9 novembre 2009
- Par SUD étudiant - Publié dans : culture et confiture


Luigi - Tu as enfin compris ?

Giovanni - bien sûr, j'ai compris. J'ai compris qu'il faut changer de musique. Il y a bien longtemps que je le pense : on ne peut pas rester là comme des bûches. Depuis des années ils nous tiennent par la peur, en nous menançant : « pas de vagues ! Pas d'agitation syndicales, de grâce ! Ce n'est pas le moment, ça ferait le jeu du terrorisme, on pourrait nous accuser d'être complices ». Le terrorisme ? Où sont les terroristes en ce moment ? Du côté de ceux qui, comme [Renault, Goodyears et les autres], mettent au chômage 25000 ouvriers : c'est ça, le massacre !

Antonia - On ne voit pas le sang couler, mais c'est la même chose : des milliers et des milliers de gens flanqués dehors comme des vieilles loques.

Margherita - Mais la presse ne parle pas de ce genre de massacres. On ne décrète pas le deuil national.

Antonia - et il n'y aura pas de visite du président de la République avec garde d'honneur et couronnes.

Giovanni - Mais on le répètera : « Restez calmes, prenez garde aux provocateurs. Laissez nous faire. nous rentrons à Rome, nous allons nous mettre autour d'une table et discuter. il y aura même un ministre. soyez tranquilles. bien sûr, il faudra arriver au compromis…

Antonia - Il faudra faire des concessions ; c'est une question de flexibilité du travail. Chacun son tour. C'est fatal.

Luigi - c'est le capitalisme sauvage, la social-démocratie a visage humain…

Giovanni- Et oui ! C'est comme la roulette. L'emploi va et vient. C'est même la roulette russe… Non, non et non ! Nous n'aimons pas jouer à ça. Excusez nous, nous préférons jouer autrement. Vous souriez ? Bien sûr ! C'est vrai, nous autres ouvriers nous ne somme pas à notre meilleur niveau, nous restons même le cul par terre. Mais attention, il est possible que peu à peu nous nous redressions, d'abord sur les genoux, et puis tout debout ; Et nous devons vous prévenir : quand nous sommes vraiment debout, ça fait de l'effet !

d'après Dario Fo “Faut pas payer ! ”



*C'est la crise, la crise, la crise...*


Tiens ! C'est pas nouveau...

De cette situation dramatique, Dario Fo, prix Nobel de littérature, imagine une farce :

drôle, rythmée, acerbe, insolente, voire franchement séditieuse, du théâtre populaire, une espèce de "Boulevard politique."


Faut Pas Payer !

Par la Compagnie Jolie Môme

Du 13 novembre au 13 décembre 2009


L’Italie des années 70 est durement touchée par la crise. Quand le pouvoir d'achat a trop diminué, les femmes ne peuvent plus, ne veulent plus payer au supermarché, les hommes ne veulent plus payer à la cantine.

Pour Giovanni le communiste, le vol est l'arme des patrons pas celle du peuple.

Pour la Police, le vol est l'arme des voyous, l'arme du peuple.

Antonia et son amie Margherita, qui ont participé à la « réquisition », devront élaborer tout un stratagème pour éviter la colère de Giovanni et la répression de la Police.


*Infos Pratiques :

Du jeudi au samedi à 20h30, dimanche à 16h

Réservations *fortement conseillées : 01 49 98 39 20

Tarifs 18 et 10 euros, restauration légère sur place dès 19h


La Belle Etoile, 14 rue Saint-Just, La Plaine - Saint-Denis,

M° Porte de La Chapelle, puis 15mn à pied ou 5mn en bus

Bus 153 ou 302 arrêt Eglise de La plaine


plus d'infos sur le site de la compagnie Jolie Môme http://www.cie-joliemome.org/


La compagnie Jolie Môme est accueillie par la ville de Saint-Denis et soutenue par le Conseil Régional d'Ile de France


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Lundi 9 novembre 2009
- Par HNS - Publié dans : Luttes internationales
 

La protestation est étendue à toute l’Autriche depuis deux semaines - Les universités d’Heidelberg, Munster et Potsdam (en Allemagne, NdT) prennent le relais et sont occupées - La politique autrichienne de plus en plus sous pression !

Depuis 14 jours, les occupations d’universités dominent les gros titres autrichiens. Maintenant les protestations s’étendent à toute l’Europe : en lien direct avec le mouvement autrichien, les étudiants d’Heidelberg, Munster et Potsdam occupent leurs universités.

L’Allemagne suit

"Après l’Autriche, l’Allemagne ne peut que suivre", expliquent les occupants de l’université de Potsdam sur la page d’accueil de leur site. Aussi l’assemblée générale de l’université de Vienne plaide pour des protestations dans les pays voisins : les problèmes de Vienne "sont des problèmes globaux, dont les solutions ne pourront qu’être partagées, si les protestations s’étendent à toute l’Europe."

Journée d’actions dans 30 pays

Pour la journée d’actions d’aujourd’hui (5 novembre, NdT) sont prévues diverses actions sur le thème de la formation dans près de 30 pays sous le mot d’ordre "l’éducation n’est pas à vendre". Dans toutes les universités d’Autriche les responsables des jardins d’enfants, professeurs, écoliers, syndicats et beaucoup d’autres groupes se solidarisent avec les étudiants sous le slogan : "Formation libre pour tous-tes - du jardin d’enfants à l’université." Le temps fort de la journée d’actions à Vienne représente la marche des étoiles vers la bibliothèque principale, où la fin de la manifestation a lieu en commun.

Le gouvernement ne veut réagir qu’en 2020

Le but des protestations coordonnées est de recevoir enfin une réaction sérieuse du gouvernement autrichien. Après que le ministre compétent Johannes Hahn ait essayé sans succès d’interrompre la mobilisation, le conseil des ministres de lundi dernier n’apportait aucun résultat concret. L’augmentation du budget de l’enseignement supérieur de 1,2 % à 2 % du PIB, depuis longtemps nécessaire et décidée depuis quelques années, ne sera réalisée qu’en 2020.

Les politiques réfusent le dialogue

Les invitations répétées au dialogue avec l’assemblée générale du mouvement de protestation n’ont été suivies jusqu’ici ni par le chancelier ou le vice-chancelier, ni par la ministre de la science Hahn.

Les politiques semblent très éloignés de reconnaître la valeur sociale de l’université et d’en refaire des endroits de formation libre, d’enseignement et de recherche indépendant.

Groupe de travail presse internationale / Université de Vienne occupée

Traduit de l’allemand par Gachet, HNS-info

 

Manifestation étudiante à Vienne : démêlés avec la police


Lors de la journée d’actions pour une éducation gratuite qui a eu lieu aujourd’hui, il y a eu une grande manifestation partie de trois endroits différents et qui a aboutie à la place Urban Loritz. Il y a eu environ 20 000 participants. Quand la manifestation est passée devant un lieu de détention, il y a eu de courtes échauffourées avec la police.

Un groupe de manifestant-es s’est séparé du reste du cortège avec des slogans comme : "Pas de frontière ! Pas de nation ! Education libre !" et a franchi la rue en direction d’un lieu de détention. Le bâtiment a été attaqué avec une quantité énorme de sacs colorés. Quand le groupe est retourné dans la manifestation, un groupe de policiers posté précédemment s’est déplacé dans le même temps vers les activistes. La police a essayé d’arrêter arbitrairement deux activistes, en les poussant de force contre des murs. La manif a réagit très rapidement en allant tout de suite sur les lieux et a attaqué la police. Les activistes ont été finalement libérés de force des mains de la police. Quelques objets isolés ont volé en direction de la police. La manif a ensuite continué vers son lieu de dispersion sans autre incident.

Traduit de l’allemand par Gachet, HNS-info


Hongrie : mouvement dans l’éducation - Manif le 7 novembre à Budapest

mis en ligne mercredi 4 novembre 2009 par jesusparis

 

Chers amis,

Je voudrais vous faire partager, que les écoles sont aussis mobilisées en Hongrie. Notre syndicat et 18 autres organisations manifesteront le 7 novembre 2009 à Budapest contre la scandaleuse politique de formation et le financement de l’école et des jardins d’enfants.

Le budget du système scolaire sera réduit de 65 milliards de Forint (236 millions d’euros). Les classes sont surchargées, des milliers de nos collègues sont au chômage, nos salaires sont ridicules et nos conditions de travail sont tragiques.

Cela ne peut pas continuer ! C’est pourquoi nous descendons dans la rue avec les parents d’élèves.

Erzsebet Nagy – Syndicat démocratique des enseignants.

Traduit de l’allemand par Gachet, HNS-info

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Dimanche 8 novembre 2009
- Par SUD étudiant - Publié dans : Interprofessionnel

Le prochain cours de droit du travail organisé par Stop Précarité avec le concours de Solidaires aura lieu:


LUNDI 9 NOVEMBRE DE 19H à 21H
Bourse du travail 67 rue de Turbigo
(M° Arts-et-Métiers ou République)


Il portera sur: LE SALAIRE

Comment lire sa fiche de paye?
Quels sont les différents éléments de rémunérations et de cotisations?
Ai-je touché tout ce à quoi j'ai droit?
(Vous pouvez apporter votre bulletin de salaire pour le faire décrypter)

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Dimanche 8 novembre 2009
- Par Tribune unitaire (parue dans l’Humanité, 02/11/09) - Publié dans : Interprofessionnel

Non à la la taxation des accidenté-e-s du travail

La pétition est signable en ligne à l’adresse : http://www.non-taxation-at.net




PAR NATHALIE ARTHAUD (PORTE-PAROLE DE LUTTE OUVRIÈRE), OLIVIER BESANCENOT (PORTE-PAROLE DU NPA), MARTINE BILLARD (DÉPUTÉE ÉCOLOGISTE), GÉRARD FILOCHE (INSPECTEUR DU TRAVAIL, PS), BENOÎT HAMON (PORTE-PAROLE NATIONAL DU PS), PIERRE LAURENT (COORDINATEUR NATIONAL DU PCF), NOËL MAMÈRE (DÉPUTÉ LES VERTS), WILLY PELLETIER (COORDINATEUR GÉNÉRAL DE LA FONDATION COPERNIC)


Sauvons les riches, 
taxons les accidentés  du travail !


Dans quel aveuglement, étions-nous. Et dans quelle erreur  ! Naïvement nous pensions que les accidentés du travail étaient des victimes. Les victimes d’une guerre économique innommée, qui prend l’intérieur des entreprises pour théâtre des opérations. Des victimes de masse d’ailleurs  : 720 150 accidents avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37millions de journées d’indemnisation, 700 morts, 4 500 mutilés. Des victimes mal indemnisées, qui perçoivent 80 % puis 60 % seulement d’un salaire journalier assez faible, lié aux métiers d’exécution d’où proviennent la plupart des accidents du travail. Nous pensions les accidentés frappés par les franchises médicales, les déremboursements de soins. Nous savions irréparables, souvent, les conséquences sur leur carrière.

Nous avions tort. Les accidentés du travail sont des privilégiés. Les députés UMP le rappellent justement qui, par voie législative, proposent d’imposer leurs indemnités jusqu’alors épargnées. Cela rapportera 150 millions d’euros. Pour les accidentés, pourquoi accepter ce « passe-droit » fiscal, jusqu’alors toléré  ?

Pourquoi l’accepter, quand la France est déjà leader mondial des « niches fiscales ». En 2009, 464 dispositifs d’optimisation fiscale ont permis aux contribuables, généralement les plus aisés, d’économiser 70 milliards d’euros d’impôts  ! Alors, autant mettre à contribution les accidentés du travail. N’est-ce pas la réponse appropriée  ?

Ce « passe-droit », pourquoi leur était-il consenti  ? Après tout, des passe-droits, n’y en a-t-il pas assez  ? Avec le bouclier fiscal, les baisses de l’impôt sur la fortune, les allégements des droits de mutation et de succession, le prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes, le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt immobilier… Sur les 11 milliards d’euros par an de réduction d’impôt décidés par le gouvernement, 70 % profitent aux 20 % des foyers les plus aisés. Alors, oui, il était grand temps d’agir. Et urgent, vraiment, de récupérer 150 millions dans les poches des accidentés du travail.

Cet été, Christian a eu le bras broyé dans un chantier. Fiscalement, il est devenu privilégié. Était-ce plus longtemps tolérable  ? Éric s’est fait amputer de plusieurs doigts par sa machine. Fiscalement, il est devenu privilégié. N’est-ce pas dérogatoire à l’égalité  ? Michèle, épuisée par la mobilité forcée, les objectifs intenables, les harcèlements perpétuels du « new management », s’est enfoncée dans la dépression. Yohann a chuté d’un échafaudage, il est paralysé. Fiscalement, ce sont des privilégiés. 
Cela pouvait-il durer  ?

Certes, la Caisse nationale des accidents du travail et des maladies professionnelles est excédentaire du fait des sous-évaluations qui reportent les frais sur la Caisse d’assurance maladie. Ne pas toucher aux indemnités des accidentés du travail était possible. Aurait-ce été juste  ? Les accidentés du travail n’ont, après tout, perdu que la santé, perdu qu’un membre, perdu qu’une vie passée au travail, généralement pour rien, perdu qu’un avenir, perdu que leurs revenus, perdu parfois qu’ une vie familiale. Grâce aux députés UMP, l’administration fiscale saura, elle, ne pas les perdre de vue.

Vestige, la République porte toujours, à son fronton, ce mot devenu vide de sens  : « fraternité ». Mais si l’on veut fiscalement sauver les riches, il faut bien taxer les pauvres. Atomisés, ils ont le bon goût de se défendre rarement. Et des beaux quartiers, nul jamais ne les voit. Les pauvres ne doivent-ils pas manifester quelque solidarité envers les plus fortunés, de moins en moins imposés  ?

Les 150 millions d’euros ramassés là, sur les accidentés du travail, certainement serviront. Lors du récent rachat par BNP Paribas, avec six mois d’avance, des 5,1 milliards d’euros d’actions de préférence souscrites pendant la crise par l’État français, ce dernier n’a touché aucune plus-value. L’État a dû se contenter de 226 millions euros d’intérêts alors qu’il aurait pu, au regard de l’évolution du cours de BNP Paribas, encaisser 5,8 milliards d’euros. Tout est dit. Comparons les volumes 
financiers. Comparons les populations ciblées, les clientèles exonérées.

(Tribune parue dans l’Humanité, 02/11/09)

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Samedi 7 novembre 2009
- Par SUD étudiant - Publié dans : Nanterre


Une vingtaine de personnes venues de l'université étaient présentes pour soutenir Ali Touré lors de l'audience qui devait statuer sur son expulsion. Ali ,qui étudie l'économie et l'allemand à l'université de nanterre était soutenu par de nombreux enseignants qui se sont portés garants. Son "Obligation de Quitter le Territoire Français" a été levé. Ali ,qui a passé une semaine dans un Centre de Rétention Administratif dans des conditions éprouvantes sera indemnisé et pourra reprendre une vie normale. Le cas d'Ali doit nous inciter a rester vigilant et à mieux nous organiser pour enrayer la machine a expulser, pour enrayer la machine a discriminer. Ali vit et travail en France, il a toute sa place ici, il est d'ici.

 

 

 

 

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Vendredi 6 novembre 2009
- Par Ludo, HNS-info - Publié dans : Luttes internationales
Comme en Autriche  ou en Hongrie, un grand mouvement de protestation gagne le monde de l’éducation en Italie.

La ministre Gelmini du gouvernement Berlusconi, après avoir dû rebrousser chemin l’an dernier face à l’Onda - la vague, comme s’était auto-défini le mouvement étudiant contre le projet de réforme de l’université - remet le couvert. Mais la réponse étudiante ne s’est pas fait attendre. Hier, mercredi 3 novembre, à Rome, des étudiants et des précaires ont réussi à occuper momentanément le ministère de l’Instruction Publique d’où ils ont pu tenir une conférence de presse pour dénoncer ce nouveau projet de réforme. A Venise, au même moment, des étudiants et des précaires interrompaient la cérémonie de la prise de fonction du nouveau recteur de l’université de Ca’ Foscari. Aujourd’hui, une critical mass contre la réforme Gelmini est organisée à Padoue alors que jeudi 5 novembre la vague palermitaine saura accueillir la ministre en visite dans la capitale sicilienne.


La réforme berlusconienne, si elle passait, signerait la mort définitive de l’université publique. En voici les principaux points :
 Restructuration de la gouvernance : un conseil d’administration à la place du Sénat Académique, pour gérer chaque université où 40% des membres seraient issus d’entreprises, de banques et d’élus politiques. Un Directeur Général remplacerait l’actuel directeur administratif pour devenir un véritable manager de l’entreprise université.
 Compétition entre les universités : une agence nationale évaluerait les différentes facultés, instituts et laboratoires de recherche et assignerait les fonds publics en fonction de leur classement.
 Méritocratie : institution d’un « Fonds pour le mérite », géré par le ministère de l’économie et des finances, à destination des étudiants passant un test payant élaboré par une société de gestion des fons publics de « garantie et solidarité ».
 Endettement individuel  : seule réponse à la précarité des étudiants, la création d’un « prêt d’honneur ».
 Recrutement des chercheurs : la figure du « chercheur à vie » remplacée par celle du « chercheur à contrat ».

Force est de constater que cette réforme puise sa source dans le néo-libéral processus de Bologne comme le démontrent nombre de similitudes entre les projets de réforme universitaire mis en oeuvre aujourd’hui dans la (quasi) totalité des pays européens.

Mi-mars 2010, le sommet des chefs d’Etat discutera d’un "Lisbonne 2" et de l’avenir des secteurs enseignement supérieur et recherche en Europe mais d’ici là un grand mouvement européen pour une université réellement publique pourrait remettre en cause la mise en place de ce grand marché de la connaissance.

 

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Jeudi 5 novembre 2009
- Par SUD étudiant - Publié dans : Luttes internationales

1) Enseignement en lieu de formation

Enseignement pour une société émancipée, au lieu d’une formation dépendante  du marché libre. Notre objectif est que tous les étudiants puissent  réaliser leurs études d’une manière autonome !  Nous réfusons la scolarisation des plans d’études! Donc nous demandons une réforme totale du système de Bachelor et Master.

Nous revendiquons donc:

  • En finir avec des restrictions cachées de l’accès aux universités en forme d’examens „knock-out“. L’introduction au début des études doit être une vraie phase d’orientation et pas un instrument de sélection!
  • L’organisation libre et autodéterminé des études. – En finir avec des retardements inutiles à cause d’examens obligatoires pour les autres cours et séminaires.
  • Choix libre des matières facultatives en lieu des ‚Erweiterungscurricula’ (des modules de matières facultatives proposés par les universités)
  • En finir avec des systèmes d’inscriptions non-transparents
  • L’accès libre aux études „Master“ et „PhD“
  • Garantir la possibilité de pouvoir terminer ses études dans le même plan d’études dans lequel l’on les avait commencées. Pour y parvenir, il est nécessaire d’assurer une offre d’enseignement correspondante, des systèmes d’équivalence préfixés et des délais fixés de transition d’un plan d’études à l’autre.
  • Le maintien des études de diplôme qui existent encore.
  • Garantir la validation d’acquis des cours et des diplômes en Autriche et a l’étranger.

2) Accès libre aux universités

Places  d’études libres et suppression des frais d’études pour toutes et tous, y compris les ressortissants de pays non européen et pour les étudiant(e)s de longue durée. Un programme d’études raisonnable et la qualité de l’enseignement ne devraient pas être assuré à travers des restrictions d’accès aux études. Libre accès aux études et une haute qualité de l’enseignement ne sont pas une contradiction! Il n’y a pas trop étudiants mais un manque de places d’étudiants!!

 

3) Démocratisation des universités

Notre but c’est  l’organisation démocratique des universités. Cela implique une démocratisation de l’administration de telle façon que les professeurs, les étudiant(e)s et tout(e)s les employé(e)s (scientifiques et non-scientifiques) soient également intégré(e)s dans les processus de prise de décisions.

Nous exigeons:

  • Une redistribution des droits de vote dans le sénat avec le but d’une vraie démocratisation
  • Pas de changements de plans d’études sans la participation des étudiant(e)s
  • Introduction des structures de prise de décisions démocratiques et transparentes à tous les niveaux
  • Non-discrimination comme consensus de base dans tous les domaines universitaires
  • Abolition du Conseil universitaire investi par les parties politiques
  • Abolition du principe de haut en bas
  • Annuler la réforme du système d’élections des représentant(e)s des étudiants de 2004 et réintroduction des élections directes de ce corps représentatif
  • Protection des espaces des étudiants

4) Financement complet des universités

  • Transparence du financement de la recherche et de l’enseignement
  • Codécision en ce qui concerne l’utilisation des ressources dans les universités
  • Suppression de tous les frais universitaires, aussi pour les ressortissant(e)s des pays non-européens et pour les étudiants de longue durée
  • Sécurité financière pour les étudiant(e)s
  • Réintroduction de l’utilisation gratuite des transports publics pour les étudiant(e)s
  • Abolition de toutes les barrières financières dans le domaine de l’enseignement

5) La Loi sur l’égalité pour les handicapées doit être réellement appliquée dans toutes les universités Autrichiennes pour garantir un accès aux études sans frontières.


6) En finir avec les relations de travail précaires dans les universités.


7) Quota de 50% de femmes dans tous les domaines du personnel universitaire.

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